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Valverde, oh Huy !
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Publié 20/04/2006 à 08:30 GMT+2
Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne) s'est montré le plus fort au sommet du Mur de Huy pour enlever la Flèche Wallonne mercredi. L'Espagnol a devancé son compatriote Samuel Sanchez (Euskaltel) et décroche ainsi la première classique de sa carrière. Certa
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Alejandro Valverde tient donc la première victoire majeure de sa carrière dans les courses d'un jour. On savait ce surdoué, capable de grimper, de sprinter et de rouler, apte à s'imposer sur tous les terrains. Mais jusqu'à présent, son palmarès se résumait essentiellement à des victoires acquises sur le sol espagnol. Certes, on n'oublie pas son succès d'étape lors du dernier Tour de France, mais il lui manquait encore cette classique qui vous change un statut. Finalement, c'est presque logique qu'elle soit intervenue sur la Flèche Wallonne, tant le tracé ardennais sied aux qualités de Valverde, avec sa succession de côtes et sa montée finale.
Au passage, on notera que la prise de pouvoir de la génération 80 se confirme. Après Pozzato (Primavera), Boonen (Tour des Flandres), Cancellara (Paris-Roubaix) et Schleck (Amstel), la victoire de Valverde dans la Flèche apporte un nouveau vent de fraicheur. Comme ses camarades de jeu, le Murcien est déjà un champion confirmé, mais à l'exception de Boone, tous viennent de glaner leur premier succès majeur. Tant mieux. Cette nouvelle vague qui n'en finit pas de prendre le pouvoir fait souffler un vent d'air frais salutaire sur le peloton. D'autant qu'un Valverde, présent de février à octobre à l'instar d'un Boonen, n'est pas un coureur du printemps ou du mois de juillet. Ça nous change de qui vous savez...
Freire part de loin
Pour s'offrir la Flèche, le leader de l'équipe Illes Balears a su se montrer vigilant et attentif, sans jamais s'affoler. Il savait qu'au sprint, sur la dernière ascension du Mur de Huy, personne ne serait plus rapide que lui. Il lui "suffisait" donc de ne pas laisser trop de champ à un coureur dangereux. Ce fut le cas. Frédéric Finot (Française des Jeux) et Jose Luis Arrieta (AG2R), à l'avant de la course pendant près de 100 kilomètres, n'incarnaient pas véritablement une menace pour les ténors. Ils furent repris à 80 kilomètres du but, non sans avoir franchi le Mur de Huy en tête à deux reprises.
Le coup suivant était plus sérieux, mais ne s'avéra pas plus fumant. L'Espagnol Oscar Freire (Rabobank), flanqué du Suisse Alexander Moos (Phonak), sortit du peloton avec encore plus de 60 bornes à couvrir. Un peu loin. Presque un aveu de faiblesse de la part du triple champion du monde. Malgré une très bonne entente, les deux hommes ne purent jamais prendre plus d'une minute trente de marge sur un peloton pourtant loin d'être parfaitement organisé. Ce fut même un bon moment l'anarchie, avant que les Liquigas ne se décident à mettre de l'ordre dans tout ça, preuve que Danilo Di Luca, tenant du titre, songeait bien au doublé.
Bettini trop juste
Pour Freire et Moos, l'aventure prit fin après une longue résistance, ou une lente agonie, c'est selon, dans la côte de Ahin, dernière difficulté avant l'explication finale de Huy. Tous les favoris étaient encore présents. Les outsiders aussi. En fait, il y avait encore presque tout le monde, tant la course fut peu sélective. Au point qu'au pied de la dernière montée, soit à un kilomètre de l'arrivée, ils étaient encore plus d'une vingtaine en ordre groupé. Parmi eux, tous ne pouvaient plus prétendre à la victoire. Certains étaient clairement dans le rouge, à l'image de Paolo Bettini, qui s'est découvert à plusieurs reprises avant le final. On le croyait alors très fort. On avait tort.
Or, dans le Mur de Huy, on ne peut plus tricher ni même bluffer. C'est à la pédale, surtout dans les passages à 19%. Igor Astarloa, unique vainqueur espagnole de l'épreuve (pour quelques instants encore...), démarra avec une autorité qui laissa croire un instant à sa possible victoire. Mais dans la portion la plus dure du mur, là où la déclivité atteint son summum, l'ancien champion du monde vit fondre sur lui une véritable meute, emmenée par Valverde. Ce dernier avait fait le plus dur. Sa pointe de vitesse lui conférait un avantage décisif. Il le fut.
Rendez-vous à Liège
Vainqueur devant son compatriote Samuel Sanchez et les deux hommes en forme de l'équipe CSC, Karsten Kroon et Frank Schleck, encore impressionnants quatre jours après son triomphe dans l'Amstel, l'ami Alejandro a ouvert les vannes du succès. On veut bien parier qu'elles ne se refermeront pas de sitôt pour lui. On le voit au top depuis trois saisons maintenant, mais il n'est qu'à une semaine de son 26e anniversaire. Sa carrière est encore devant lui. Dès dimanche, autour de Liège, il sera à n'en pas douter un des grands favoris de la Doyenne. Il semble né pour gagner dans les Ardennes.
Avec ce doublé ibérique, cette édition 2006 de la Flèche a donc pris l'accent latin, mais pas celui que l'on imaginait. Les Italiens, pourtant pas démunis avec Di Luca, Rebellin, Bettini et quelques autres, sont passés à côté. Un seule d'neter exu, danilo Di Luca, apprait dans le Top 10, au 6e rang. Ils ne figurent donc pas sur le podium... Un fait suffisamment rare pour être signaler. Depuis 1997, une seule édition s'est achevée sans le moindre Transalpin sur le podium. C'était en 2003. Igor Astarloa s'était imposé devant Aitor Osa. Un doublé espagnol, déjà...
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