Les doutes de Wout Van Aert peuvent-ils aider au grand retour de Christophe Laporte chez Visma | Lease a Bike ?

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Pendant que Wout van Aert soigne sa cheville, Christophe Laporte se prépare à briller sur les classiques, après avoir traversé “la période la plus compliquée” de sa carrière. “Je n’ai aucun doute”, assure le Français, pendant que la star belge ne peut offrir aucune garantie quant à sa récupération.

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Pour beaucoup de journalistes venus assister à la présentation de l’équipe Visma | Lease a Bike, mardi sur la Costa Blanca espagnole, c’était le premier enjeu, avant même les considérations sur le programme de Jonas Vingegaard : où en est la cheville droite de Wout van Aert, méchamment amochée tout début janvier à Mol ? La star belge s’est présentée claudicante, avec une attelle. "C’est moins méchant que ça en a l’air", a-t-il assuré en montant sur scène pour une prise de parole chronométrée : cinq minutes de représentation sur une chaise haute, avant de retourner à sa place, dans le public, et soulager son articulation.
"Il fait du cinéma, il m’a l’air très bien", souriait son équipier américain Matteo Jorgenson, avant que Van Aert vienne échanger avec la presse. "Non, je ne suis pas entièrement confiant", a-t-il admis devant la vingtaine de journalistes venus recueillir les sensations de la superstar belge. Deux heures plus tard, on en comptait quatre pour prendre des nouvelles de Christophe Laporte après deux saisons marquées par les galères (opération au périnée pendant les classiques en 2024, absence jusqu’en août en raison d’un cytomégalovirus en 2025).
"Je n’ai aucun doute sur le fait que je vais retrouver un niveau normal", a assuré celui qui avait bouclé la dernière saison de façon positive (2e de Paris-Tours, vainqueur du Tour of Holland) : "j’avais besoin de ça pour me projeter sur 2026 comme s’il n’était rien arrivé en 2025. C’était important dans le sens où ça a été une longue période sans m’entraîner, sans vélo, ce qui ne m’était jamais arrivé dans ma carrière."

Laporte : "Être à l’avant sur toutes les classiques"

Pour les deux spécialistes des pavés, les galères ont été bien différentes. "Marcher 10 minutes, c’était compliqué", se rappelle le Français. "J’étais vraiment fatigué, des maux de tête, il fallait que je rentre, que je m’assois. Quand j’ai repris l’entraînement, ça n’allait toujours pas. Il faut attendre, et c’est le plus compliqué à gérer. Tous les jours, on se réveille en se demandant, en espérant que ça va aller mieux. Ça prend du temps. C’est sûr que c’était la période la plus compliquée de ma carrière."
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Le Belge, lui, est malheureusement un habitué des tables d’opération. "Je tombe souvent et quand je tombe, ce sont de graves blessures", admet-il. "Mentalement, c’était assez foireux. Je sentais que je progressais sur les épreuves de cyclo-cross, et j’avais des ambitions pour les prochaines courses. Ce n’était vraiment pas agréable de me retrouver sur la touche soudainement. Mais pouvoir rapidement remonter en selle m’a aidé. Je ne suis pas resté inactif longtemps."
"C’est une blessure difficile", précise le Belge, victime d’une fracture de Jones. "Je ne peux pas faire grand-chose si ce n’est maintenir mon pied dans une bonne position. Si je faisais de la course à pied, je serais absent pour plusieurs mois. Donc j’espère, en tant que cycliste, que ça ira. Mais je ne peux rien affirmer à cet instant." Le Belge espère pouvoir reprendre un entraînement "normal" d'ici à une dizaine de jours, avant de partir en Sierra Nevada en février et de reprendre la compétition à l’Omloop Nieuwsblad (28 février).
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Après "un bon hiver", Laporte se veut déjà opérationnel. Il est surtout en quête de volume et a donc décidé d’ajouter la Ruta del Sol (18-22 février) à son programme, avant le week-end d’ouverture belge. Ensuite, "je veux être à l’avant sur les classiques", professe le Français. "Je vais faire aussi bien que possible sur toutes les courses où je m’alignerai de l’Omloop à Roubaix", promet en écho Van Aert. Les deux hommes sont notamment attendus sur Milan-Sanremo, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, avant de préparer le Tour de France.

Van Aert : "Christophe nous a manqué"

"Nous voulons gagner au moins un Monument cette année et être performant sur chacun d’entre eux", assume Jacco Verhaeren, directeur de la performance pour la formation néerlandaise, qui n'a plus remporté une des cinq classiques majeures depuis 2020. Dans cette optique, Matteo Jorgenson va s’essayer aux Ardennaises. L’essaim d’abeilles restera-t-il menaçant sur les pavés ? "On a perdu plusieurs gars, tout particulièrement Tiesj [Benoot, parti avec Olav Kooij chez Decathlon CMA CGM, pendant que Dylan Van Baarle rejoignait Soudal Quick-Step]. Il était souvent près de moi dans les classiques et il sera difficile à remplacer", admet Van Aert. "D’un autre côté, on aura Christophe, qui nous a manqué ces deux dernières saisons."
"J’ai encore plus de motivation que les autres années", promet Laporte, qui avait remporté coup sur coup Gand-Wevelgem et À travers la Flandre en 2023, son dernier vrai printemps sur un vélo. Tests à l’appui, le Français de 33 ans pense avoir retrouvé ce niveau et vise encore plus haut.
"Je serai avec Wout pour essayer de gagner Sanremo, les Flandres et Paris-Roubaix", explique celui qui, comme son équipier belge, professe un amour tout particulier pour l’Enfer du Nord. "C’est une course qui m’a toujours tenu à coeur. C’est aussi celle qui me correspond le mieux. C’est ma course favorite." Pour la conquérir, il vaut mieux être bien dans ses baskets.
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