Remco Evenepoel, tout seul sur sa planète, double la mise

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Remco Evenepoel a, comme l'an passé, remporté Liège-Bastogne-Liège. Le champion du monde est parti, comme attendu, dans la côte de La Redoute à 33,5 kilomètres du terme. En l'absence de Tadej Pogacar, contraint au forfait après une chute en début de course, personne n'a pu suivre le surpuissant Belge. Tom Pidcock a réglé le groupe des poursuivants alors que Valentin Madouas a terminé 5e.

Comme attendu, Evenepoel place sa première accélération dans La Redoute

Video credit: Eurosport

Le duel avec Tadej Pogacar a peut-être tourné court mais Remco Evenepoel aura lui été au rendez-vous en remportant en solitaire la 109e édition de Liège-Bastogne-Liège. Comme l’an dernier, le Belge de la Soudal - Quick Step s’est isolé juste après la côte de la Redoute.
En l’absence de Pogacar, auteur d’une lourde chute en début de course et blessé au poignet, personne n’a été en mesure de suivre Evenepoel, premier coureur à conserver son titre sur la Doyenne depuis Michele Bartoli (1997-1998) et le premier depuis 36 ans (Moreno Argentin) à gagner Liège avec le maillot de champion du monde. Loin derrière, Thomas Pidcock (INEOS Grenadiers) et Santiago Buitrago (Bahrain-Victorious) complètent le podium. Premier Français, Valentin Madouas (Groupama-FDJ) a pris la 5e place.

Evenepoel trop fort mais, aussi, sans concurrence

On attendait tellement leur duel que le scénario laisse un sérieux goût amer et de gros regrets. Celui de ne pas avoir vu Tadej Pogacar à la lutte avec Remco Evenepoel dans les pentes de la Redoute. Mais, à cet instant-là, le Slovène avait déjà quitté la course depuis longtemps, victime d’une grosse chute à 174km de l’arrivée. Souffrant d’une fracture du scaphoïde gauche, "Pogi" a évidemment été contraint à l’abandon, laissant au seul Evenepoel le poids de la course et du statut de favori. De quoi donner encore plus d’idées à leurs adversaires pensait-on. Il n’en a rien été.
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Une arrivée en solitaire pour Evenepoel, invincible sur Liège-Bastogne-Liège

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A l’exception d’une tentative de Tratnik (Jumbo-Visma) dans la côte de Wanne, à 85km de l’arrivée, personne n’aura rien tenté, la faute au tempo infernal imposé par les Soudal-Quick Step. Tour à tour, tous les équipiers d’Evenepoel auront travaillé, pour épuiser des favoris, distancés les uns après les autres (Mas, Landa, Mohoric) avant même la côte de la Redoute. Comme l’an dernier, c’est dans la côté mythique de Liège-Bastogne-Liège que Remco Evenepoel a porté son attaque et, comme l’an dernier, personne n’a pu prendre sa roue. Pas vraiment en tout cas. Thomas Pidcock (INEOS Grenadiers) a bien tenté de s’y accrocher, revenant même dans le sillage du Belge avant l’ascension de Cornémont pour mieux y exploser quelques instants plus tard. Remco était parti.

Le plus gros écart sur un dauphin depuis 2009

Faute d’organisation derrière, mais aussi et surtout de jambes, les hommes en chasse n’ont jamais été en mesure d’inquiéter le champion du monde, qui a même pu se permettre de ne prendre aucun risque dans le final, sur une chaussée détrempée. Déjà vainqueur de la Doyenne l’an dernier, déjà en solitaire avec 48" d’avance, Evenepoel a fait encore mieux cette année, gagnant cette 109e édition avec 1’06’’ d’avance, le plus gros écart vu sur l’épreuve depuis Andy Schleck en 2009 (1'17"). Il devient le premier champion du monde à gagner un Monument depuis Peter Sagan en 2018 (Paris-Roubaix) et en profite pour envoyer un gros signal à Primoz Roglic et tous ses concurrents à deux semaines du début du Tour d’Italie.
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L'improbable chute de Kron qui finit dans une haie

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Si la course à la victoire a rapidement connu son vainqueur, la course au podium aura, elle, été passionnante jusqu’au bout. Ils étaient une vingtaine à pouvoir y prétendre au moment d’aborder la côte de la Roche-aux-Faucons avec plusieurs Français : Sivakov (INEOS Grenadiers, 14e), Martin (Cofidis, 6e), Bardet (DSM, 15e) et Madouas (Groupama-FDJ, 5e). Et c’est sous l’impulsion du premier qu’un groupe de trois coureurs s’est extirpé dans l’ascension, dont les deux qui avaient accompagné – en dernier – Pogacar sur l’Amstel : Pidcock et Healy (EF Education), accompagnés par l’inattendu Buitrago. Les trois hommes ont su s’entendre pour rallier Liège avec de la marge pour se jouer le podium au sprint et, à ce jeu-là, Pidcock a devancé Buitrago et Healy. Un beau podium, loin, très loin d’un Evenepoel seul au monde.
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