Di Luca et le triplé

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L'Italien Danilo Di Luca de la formation Liquigas s'attaque dimanche à un triplé dans les classiques ardennaises. Triplé qui passe par une victoire dans la plus ancienne et la plus prestigieuse, Liège-Bastogne-Liège, longue de 260 kilomètres. L'an dernie

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Parce que l'Italien Danilo Di Luca veut entrer dans le cercle très privé de ceux qui ont réalisé le fameux triplé sur les classiques ardennaises, il ose dire "je veux gagner Liège-Bastogne-Liège". Reste à le réaliser. Dernière étape, dixième manche du Pro Tour, la "Doyenne" semble en effet promise au leader de l'équipe Liquigas.
Surtout qu'au vu de ses résultats ces dernières semaines, le défi est plus qu'envisageable. Vainqueur du Tour du Pays Basque, puis en l'espace de quatre jours de l'Amstel Gold Race et de la Flèche Wallonne, Di Luca fait figure d'épouvantail.
Di Luca sur la route de la "Doyenne"
Reste que la "Doyenne", qui part devant le monumental palais des Princes-Evêques, au coeur de Liège, pour se conclure près d'un échangeur autoroutier à Ans, a le don de nous réserver des surprises et de créer une telle fascination que bien des coureurs aimeraient accrocher La classique à leur palmarès.
"C'est la course dont je rêve", a confirmé ces derniers jours Di Luca. Mais peut-il nous faire ce triplé ? N'est-il pas trop émoussé au vu des courses qu'il a enchaîné ces dernieres semaines ?
Il n'y qu'à se référer au cas Davide Rebellin. Souvenez-vous, l'an passé, le coureur transalpin de la Gerolsteiner a réalisé cette passe de trois si rare : Amstel Gold Race - La Flèche Wallonne - Liège-Bastogne-Liège. De quoi donner des idées à son compatriote Di Luca qui se présente dimanche comme le grandissime favori.
Car une chose est sûre, Di Luca a les arguments pour l'emporter. lui qui aprrécie tant les arrivées au sommet où il est possible de sortir dans la dernière côte très pentue (Saint-Nicolas). Sauf que dimanche, cette "fameuse" pente se situe à environ six kilomètres de l'arrivée.
Un final pour les costauds
Qu'importe. La large montée en paliers vers Ans, où l'arrivée sera jugée au bout d'une ligne droite courte et plane, lui est également favorable. Car il ne faut pas l'oublier. Si Di Luca est un fin grimpeur, il est excèle au sprint. Reste que ce final convient tout autant à Rebellin, a priori plus rapide au sprint, bien qu'il se soit incliné à deux reprises pour la victoire (3e en 2000, 2e en 2001) avant de décrocher le gros lot l'année dernière.
Alors autre que Rebellin, quels sont les adversaires de Di Luca ? Il y a bien évidemment le Néerlandais Michael Boogerd de la Rabobank, que l'on peut surnommé sans méchanceté le "Poulidor" des classiques ardennaises. Et ce à cause de ses 5 places de deuxième sur l'Amstel Gold Race. Et dire que sur la "Doyenne" (2e en 1999 et 2004, 3e en 2003) le bilan du Néerlandais s'apparente à cette triste série de places d'honneur. Souhaitons lui alors que Boogerd, qui a fait l'impasse mercredi sur la Flèche Wallonne, trouve enfin la clé du succès.
Le retour de la Haute-Levée
Mais au sein de l'équipe Rabobank, il y a d'autres hommes qui peuvent inquiéter l'intenable Di Luca. Erik Dekker a terminé l'année passée sur les talons du groupe de tête (5e). Quant au champion du monde, l'Espagnol Oscar Freire, bien placé mercredi dernier dans le mur de Huy de la Flèche Wallonne, a prouvé qu'il faudra sûrement compté sur lui ce dimanche. En cas d'arrivée au sprint ?
Car une des caractéristiques de la Doyenne est d'annihiler les intiatives d'échappées. Tout cela à cause de l'accumulation des difficultés et surtout la pente du dernier obstacle situé à 6 km de l'arrivée. En 2004, un peloton d'une soixantaine de coureurs s'était présenté au pied de Saint-Nicolas (900 mètres à 11 pour cent) et ce malgré la répétition des côtes à franchir.
Cette annéee, les organisateurs ont intégré de nouveau la côte de la Haute-Levée, l'un des hauts-lieux traditionnels de la classique qui avait été abandonné pour des motifs de sécurité routière. Si l'enchaînement Stockeu/Haute-Levée a souvent dégagé la hiérarchie, il est suffisamment éloigné de l'arrivée (77 km) pour que les plus entreprenants, dimanche, y réfléchissent à deux fois.
Di Luca et les autres
Bref, dans ce flot de côtes, de stratégies possibles de course, Liège-Bastogne-Liège est avant tout une course ouverte. La liste des favoris est particulièrement longue : il y a les Italiens avec Celestino, Bettini, Cunego, Basso.., le Luxembourgeois Kirchen, les Allemands Kessler, Kloeden, Wesemann ou encore le Kazak Vinokourov. Et comment oublier l'armada espagnole avec Etxebarria, Martin Perdiguero, Vicioso, Valverde qui ne se ont pas encore imposés sur la Doyenne.
Et puis, parce qu'ils sont chez eux, les Belges -Merckx, Verbrugghe, Leukemans, Brandt- auront à coeur de se mettre en valeur sur leurs terres. Seule inconnue, que feront nos Français ? A en juger son excellente neuvième place à l'arrivée de la Flèche-Wallonne, le coureur de Bouygues Telecom Jérôme Pineau peut envisager une belle dimanche à Liège. Tout comme Sylvain Chavanel de la Cofidis qui a tenté de s'échapper mercredi dernier avant d'entamer l'ascension du Mur de Huy. Affaire à suivre.... Avec pourquoi pas enfin une victoire tricolore ?
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