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Jakob Fuglsang s'impose avec la manière, Julian Alaphilippe passe à côté du doublé
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Publié 28/04/2019 à 17:08 GMT+2
LIEGE-BASTOGNE-LIEGE - Jakob Fuglsang tient enfin sa première victoire. Grand favori de la course, le Danois de la formation Astana s'est imposé en solitaire lors de la 105e édition de la Doyenne, dimanche à Liège, devant Davide Formolo (Bora- Ansgrohe) et Maximilian Schachmann (Bora - Hansgrohe). Trop juste, Julian Alaphilippe a craqué à 16 kilomètres de la fin et manqué le doublé.
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Cette fois, le plus fort, c'était Jakob Fuglsang. Et il n'y a pas eu photo, ni même de duel avec Julian Alaphilippe, loin du compte dimanche et seulement 16e. Troisième de l'Amstel Gold Race puis frustré par le Français sur la Flèche Wallonne (2e), le Danois a enfin obtenu la victoire qui lui pendait au nez depuis le début du printemps, remportant Liège-Bastogne-Liège à l'issue d'un impressionnant raid solitaire de 13 kilomètres. Deux coureurs de Bora-Hansgrohe ont complété le podium. Davide Formolo se classe 2e, devant Maximilian Schachmann. Premier Français, David Gaudu a pris la 6e place.
La Doyenne, qui renouait avec une arrivée dans Liège après 27 ans de final en côte à Ans, s'est offert un vainqueur inédit pour sa 105e édition. Fuglsang, spécialiste des courses par étapes, n'avait même jamais remporté une course d'un jour, hors championnat national. Il lui a fallu attendre ses 34 ans (et sa 20e victoire) pour débloquer son compteur en la matière. Le leader d'Astana a fait la différence dans l'ultime difficulté du jour, la Roche-aux-Faucons, nouveau juge de paix de la classique ardennaise puisque les ascensions de Saint-Nicolas et d'Ans ont été rayées de la carte.
La Roche-aux-Faucons a condamné Alaphilippe
Le peloton, réduit à une cinquantaine d'unités, venait de reprendre Tim Wellens, dernier rescapé d'un coup sorti dans la côte des Forges, une dizaine de kilomètres auparavant. Il restait alors 16 kilomètres à parcourir. Quand Fuglsang s'est dressé sur les pédales, Alaphilippe, grand favori du jour après sa victoire sur la Flèche mercredi, s'est vite rassis, à court de jambes. Seul Formolo et Michael Woods (EF Education First) ont pu suivre l'offensive du Danois. La Roche-aux-Faucons (1,3km à 11%) était la dernière ascension répertoriée.
Mais après une légère descente, il restait un dernier pétard non-répertoriée. C'est ici, à 13 kilomètres de l'arrivée, que Fuglsang s'est envolé seul vers la victoire, lâchant irrémédiablement Formolo et Woods. L'Italien de 26 ans, auteur de son premier top 10 sur la Doyenne l'an dernier (7e), a résisté au retour d'un groupe de contre pour s'offrir son premier podium sur un Monument. Le Canadien, 2e en 2018, a lui été revu par ce groupe réglé par Schachmann et s'est contenté de la 5e place.
Une énorme frayeur pour Fuglsang
Une fois seul, rien ne pouvait priver Fuglsang de la victoire, si ce n'est un incident. Celui-ci a bien failli se produire. À 4 kilomètres de l'arrivée, dans l'un des derniers virages de la plongée vers Liège, il a glissé sur une bande blanche et évité la chute par miracle. Une énorme frayeur qui restera de l'ordre de l'anecdote et ne l'a pas empêché de devenir le deuxième Danois à remporter Liège-Bastogne-Liège, 26 ans après Rolf Sorensen.
Le soleil à l'arrivée était trompeur. Car la course a été marquée par une météo épouvantable durant l'essentiel de la course. La pluie et le froid (4°C à Bastogne) ont en frigorifié plus d'un. Et ce n'est sans doute pas un hasard si deux anciens vainqueurs, Dan Martin et Alejandro Valverde, ont jeté l'éponge avant les 100 derniers kilomètres. Ces conditionns flandriennes ont d'abord inspiré Deceuninck-Quick Step, qui a provoqué la première sélection du jour en accélérant à 110 kilomètres de la ligne. Mais c'était, finalement, surtout un temps à mettre un Scandinave dehors.
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