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Julian Alaphilippe n'est pas déçu de son résultat sur Liège-Bastogne-Liège
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Publié 28/04/2019 à 22:34 GMT+2
LIEGE-BASTOGNE-LIEGE - Fatigué par la campagne de classiques, Julian Alaphilippe a payé l'addition d'un lourd début de saison, dimanche, dans Liège-Bastogne-Liège dont il était l'un des grands favoris. Seizième à l'arrivée, le Français a tiré un bilan "positif" de son exceptionnel printemps, marqué par neuf succès et son élévation au rang de n°1 mondial.
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Dernier Français vainqueur de la Doyenne, Bernard Hinault attendra donc encore un peu pour connaître son successeur. 39 ans après la seconde victoire du "Blaireau" au palmarès de Liège-Bastogne-Liège, les espoirs placés en Julian Alaphilippe étaient particulièrement élevés, dimanche. Mais le Français, éreinté par un printemps qui l'a vu décrocher neuf victoires, au bout du rouleau, a été incapable d'assumer son statut de grand favori.
Dans la roue de Jakob Fuglsang au moment de l'accélération décisive du Danois dans la Roche-aux-Faucons, le Montluçonnais s'est vite éteint. Et à l'arrivée, sa 16e place, à 1'29'' du vainqueur, apparaît forcément décevante. Il a raté l'opportunité de devenir le premier coureur depuis Eddy Merckx (1975) à faire le doublé "Milan-San Remo-Doyenne" au cours d'une même année. Il aurait également été le premier Français à réussir le doublé "Flèche Wallonne-Doyenne". L'histoire aurait pu être belle. Elle ne s'est pas écrite ainsi. Mais le Français n'en tire aucune amertume au regard de son printemps magnifique, qui l'a élevé au rang de n°1 mondial.
"Qui aurait rêvé mieux ?"
"Milan-San Remo, la Flèche, les Strade Bianche... Qui aurait rêvé mieux ? Franchement, je n'ai aucun regret", s'est vite consolé le puncheur de l'équipe Deceuninck. "J'ai gagné ce que je voulais à l'exception de Liège ce dimanche. Mais je savais que je manquais de fraîcheur". Au-delà de son intense programme du début de saison, le Français n'avait pas pu se préparer comme il le souhaitait pour les Ardennaises. Après Milan-San Remo, une gastro-entérite, suivie d'une chute sur le Tour du Pays basque, l'avaient contraint à respecter deux plages de repos inopportunes.
Le patron de l'équipe belge, Patrick Lefevere, a utilisé la même expression, le manque de fraîcheur, pour expliquer le recul de son chef de file, débordé dans la dernière côte du parcours. "Je roule depuis fin janvier en Argentine, reprend Alaphilippe. Il est donc logique de manquer de fraîcheur, d'être fatigué. Je vais prendre du recul pour savoir quoi faire l'an prochain. Mais mon approche n'était pas mauvaise, je pense."
Une coupure bienvenue
S'il a joué les premiers rôles dans les deux premières classiques de côte, l'Amstel Gold Race (4e) puis la Flèche Wallonne (1er), il n'a pu faire aussi bien dans la Doyenne, durcie encore par les conditions météo difficiles. Mais Alaphilippe a aussi été victime de la tactique infaillible de la formation Astana durant la course.
Patrick Lefevere a constaté lui aussi "la supériorité d'Astana". "Nous avons sans doute commis l'erreur de prendre la course en mains trop tôt. Mais avec la pluie et le froid, c'est quelque chose qu'il fallait tenter car la plupart des coureurs étaient grillés", a estimé le Belge. Ce dernier pouvait relativisait : "Notre printemps est plus que réussi." Sa formation reste la plus prolifique en succès (26). Aux neuf victoires d'Alaphilippe, il faut notamment ajouter le succès de Philippe Gilbert sur Paris-Roubaix, et ceux de Zdenek Stybar sur le Circuit Het Nieuwsblad et le GP E3.
Le regard déjà porté sur le Tour
Pour Alaphilippe, qui a bouclé à Liège la première partie de sa saison, le temps du repos est venu. "Je vais maintenant observer une coupure, annonce-t-il. Elle sera bienvenue. Et puis il y aura l'été. Je peux vous assurer que je suis très motivé." Le Tour de France lui avait particulièrement réussi l'an dernier (maillot à pois et deux victoires d'étape). Et vu sa dimension nouvelle depuis ce printemps, on l'imagine capable de faire au moins aussi bien en juillet prochain.
Même sa déconvenue de l'Amstel Gold Race, où il a été rejoint (avec Fuglsang) dans les derniers hectomètres, est derrière lui. "Mon échec à l'Amstel est déjà oublié. Pour être franc, je n'y pense même plus. Aujourd'hui, j'ai le droit d'être heureux", a affirmé le Français qui préfère se tourner vers l'avenir. "Je vais me préparer au Tour, via notamment le Dauphiné. Mes supporters m'y attendent et je ne veux pas les décevoir. Et puis, je n'ai jamais aimé rester inactif trop longtemps". On peut lui fait confiance pour ça.
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