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Freire: "Je l'attendais"
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Publié 22/03/2004 à 09:00 GMT+1
Oscar Freire a mis fin samedi à un sacré paradoxe. Double champion du monde, grand spécialiste des courses d'un jour, l'Espagnol n'avait pourtant encore jamais gagné de Classique de Coupe du monde. A 28 ans, Freire a corrigé cette anomalie samedi lors de
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On avait presque oublié que le palmarès d'Oscar Freire, fort de 25 victoires et de deux titres mondiaux, était vierge de toute Classique majeure. Un manque assez incompréhensible au regard des dispositions du bonhomme, comblé de la plus belle des manières sur la Via Roma. "Enfin! C'est la victoire que j'attendais depuis longtemps" lâche Oscar de Torrelavega, son village natal. "J'ai souvent manqué de chance à San Remo" reprend-il, comme pour justifier le coup de pouce que le destin a daigné lui donner samedi.
Il est vrai que sans la monumentale bourde de Zabel, puni de s'être focalisé sur Petacchi et d'avoir levé les bras trop tôt, Freire aurait peut-être dû se contenter d'une nouvelle place d'honneur, lui qui a déjà terminé troisième, cinquième et septième de la Primavera. "S'il n'avait pas levé les bras, je ne sais pas si j'aurais gagné. C'est difficile à dire, admet d'abord le coureur de la Rabobank, avant de couper court: De toute façon, l'essentiel est de passer la ligne le premier". Zabel, lui, a "tout de suite senti (son) erreur."
"Gagner la Coupe du monde"
Le coup de pompe de Petacchi ("Il n'avait plus de jambes" estime Freire) et le coup de Trafalgar de Zabel lui ont ouvert les portes de la gloire et de nouvelles perspectives pour les mois à venir. "L'an dernier, le maillot de la Coupe du monde était mon objectif, je n'ai pas pu le tenir. J'espère avoir une continuité de résultats jusqu'à la dernière course cette fois. Normalement, je dois participer à toutes les manches de la Coupe du monde à l'exception de Paris-Roubaix" précise l'Espagnol. Aujourd'hui, le leader, c'est lui. Mais il ne se fait pas d'illusions : "Je vais souvent retrouver Bettini sur ma route et cela risque d'être difficile."
Avec ses deux maillots arc-en-ciel, cette victoire est évidemment la plus significative de la carrière d'Oscarin. Mais au jeu des comparaisons, sa hiérarchie affective n'est pas bouleversée. "Ma plus belle victoire, c'est quand même mon premier Championnat du monde en 1999, qui venait à la fin d'une saison difficile", se souvient-il. Il n'oublie pas non plus d'associer dans son triomphe le PDG de la Mapei, qui lui avait ouvert les portes de son équipe après son premier sacre planétaire. "Quand je courais dans son équipe, je n'ai pas pu remporter cette course, c'est pour cette raison que je lui dédie ma victoire"conclut le nouveau héros de San Remo.
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