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On prend les mêmes?
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Publié 24/03/2007 à 09:00 GMT+1
Comme souvent ces dernières années, Milan-Sanremo ne devrait pas échapper aux sprinters. Pour son centenaire, la Primavera est plus que jamais courtisée. Tenant du titre, Filippo Pozzato rêve d'un double, que son excellent début de saison rend crédible. M
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Pour son centenaire, la "classicissima" comme l'appellent affectueusement les Italiens reste fidèle à sa tradition, à un parcours de 294 kilomètres dénué de grande difficulté mais porteur de haute tension. Tout juste l'épreuve a-t-elle investi le centre historique de Milan pour un départ de prestige donné au Castello Sforzesco, le château des Sforza, en prélude à plus de six heures de selle. Au bout de la route, la plus longue de la saison, la via Roma attend son vainqueur. Avec un grand point d'interrogation puisque, de l'avis du commissaire technique italien Franco Ballerini, "il n'y a pas de grand favori, pas de patron" au contraire des années passées.
Aucun des prétendants n'a dominé ses adversaires. Ni dans Paris-Nice, ni dans Tirreno-Adriatico, les deux épreuves par étapes qui mènent droit au rendez-vous de Milan. Ni dans les sprints, ni dans les temps forts bien que la "course des deux mers" ait mis en lumière l'espoir italien Riccardo Ricco, à surveiller à l'approche de Sanremo (tout comme Ballan, Klier et Schumacher). A moins d'une échappée partie de loin, une hypothèse aléatoire qui entretient un maigre espoir côté français, la course se dénoue dans le final toujours étourdissant en surplomb de la mer Ligure.
Petacchi sans garantie
Les sprinters jouent alors au chat et à la souris avec les attaquants qui disposent de la Cipressa et du Poggio, le dernier obstacle à moins de 6 kilomètres de l'arrivée, pour prendre les devants. Sept fois durant la dernière décennie, la classique italienne s'est conclue par le sprint d'un peloton souvent restreint. C'est dire que les plus rapides du groupe sont convaincus de leurs chances même si aucun d'entre eux, à l'exemple de Petacchi, n'a donné des garanties irréfutables ces dernières semaines. Petacchi, dominateur en 2005, bénéficie d'un allié précieux en la personne de l'Allemand Erik Zabel, vainqueur à quatre reprises à Sanremo.
Mais il peine encore à retrouver son meilleur niveau après sa fracture de la rotule gauche au printemps dernier. "Je n'ai pas encore la même force dans les deux jambes", estime-t-il. Ses adversaires, s'ils font étalage d'une grande confiance, ne présentent guère plus de certitudes. Le Belge Tom Boonen, quatrième l'an dernier, se ressent de douleurs dorsales, l'Italien Daniele Bennati, impressionnant au début du mois, semble chercher son second souffle. Mais tous deux ont l'avantage de compter dans leurs formations respectives (Bettini, Ballan) un joker offensif pour dérouter leurs concurrents.
Pozzato y croit
Faute de repères (attention toutefois à Hushovd et à McEwen), les pronostics se reportent sur l'Espagnol Oscar Freire qui présente le profil-type du vainqueur. Endurant, solide nerveusement, rapide au sprint, le triple champion du monde a toujours figuré en bon rang sur la Via Roma. En six participations, le vainqueur de 2004 s'est classé au plus mal septième. Candidat à une 51e victoire, le cyclisme italien s'inquiète du handicap subi par Paolo Bettini (une côte cassée).
Il accorde davantage sa confiance en Filippo Pozzato, le lauréat de 2006 qui assume les pleines responsabilités dans sa nouvelle équipe (avec Paolini, Gasparotto, Pellizotti). "Je suis en meilleure forme que l'an dernier", annonce l'élégant "Pippo" qui avait préservé une courte avance voici douze mois sur l'avant-garde du peloton. Et d'avouer que, cette fois, son rêve serait de gagner... au sprint sur la Via Roma.
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