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Freire: "J'étais prêt"
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Publié 25/03/2007 à 10:15 GMT+2
Vainqueur de Milan-San Remo pour la deuxième fois de sa carrière, Oscar Freire a parfaitement géré sa course samedi. De tous les favoris, l'Espagnol était le plus au point physiquement, comparé à Boonen ou Petacchi. Il rêve maintenant d'un 4e titre de cha
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Crédit: Eurosport
Oscar Freire connait ses classiques. L'Espagnol savait qu'un de ses compatriotes avait triomphé dans Milan-San Remo l'année du cinquantenaire, en l'occurrence Miguel Poblet, en 1957. Pour le centenaire, il a donc pris en toute logique le relais sur la Primavera. Mais Freire connait surtout la musique, cette petite mélodie printanière si spécifique à la première grande classique du printemps, où il faut savoir gérer les temps forts, les brutales accélérations, sans pour autant se griller et en garder pour le sprint final, devenu quasiment inévitable Via Roma.
Le coureur de Torrelavega ne s'est jamais affolé samedi, même quand Philippe Gilbert et Ricardo Ricco se sont faits la malle dans le Poggio, au point de pouvoir y croire un long moment. "Quand Ricco et Gilbert sont sortis dans le Poggio, j'étais bien placé mais j'ai préféré attendre", avoue Freire. Un choix forcément risqué, mais finalement payant. Restait ensuite à négocier le sprint, avec tout le gratin de la spécialité: Boonen, Petacchi, McEwen ou encore O'Grady.
Dans la roue de Petacchi
Là, Freire avait son idée sur la stratégie à adopter. " J'étais confiant avant le sprint. Petacchi avait plusieurs coéquipiers avec lui et j'ai pris sa roue, explique-t-il. C'est le moment clé, être bien placé au virage qui suit la flamme rouge. J'ai eu la place pour sprinter, tout s'est bien passé." Si bien qu'il n'y a pas eu photo. Tous derrière et lui devant. Autant en 2004, il avait bénéficié de la bourde d'un Zabel trop pressé de fêter sa 5e victoire, autant, cette fois, le triomphe de Freire ne doit rien à personne. Il a eu largement le temps de lever les bras. Pour un peu, il aurait même pu resserrer ses cale-pieds.
Comme souvent, l'ami Oscar figurait parmi les prétendants, mais comme presque toujours, les observateurs ne le citaient qu'en deuxième rideau des favoris, derrière Petacchi, Boonen ou Pozzato. Lui était sûr de sa force. "Je savais que j'étais prêt même si je n'ai pas gagné d'étape sur Tirreno-Adriatico." Voilà comment cet Espagnol pas comme les autres, sprinter et pas grimpeur, amoureux des courses d'un jour, pas des longues épopées par étapes, qui court dans une équipe néerlandaise, s'établit au fil des ans un des plus beaux palmarès contemporains.
Et ce n'est peut-être pas fini. Ce printemps pourrait bien être le sien. "C'est une victoire importante car, l'année dernière, je n'ai pas bien réussi dans les classiques, glisse Freire. Maintenant, j'aimerai bien faire quelque chose sur les classiques du Nord, dans lesquelles je n'ai pas souvent pu défendre mes chances à fond ". Puis viendra le temps du Championnat du monde, Sa course, qu'il a déjà remportée à trois reprises. "Je voudrais le gagner une quatrième fois avant d'arrêter le vélo," conclut-il.
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