Mondiaux 2018 - François Pervis : "Je préfère aller chercher un titre que je n'ai jamais eu"

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MONDIAUX SUR PISTE 2018 - François Pervis, 33 ans, fait figure de capitaine pour l'équipe de France qui débute mercredi la compétition. Avec, pour le Mayennais, "un nouveau défi" de démarreur de la vitesse par équipes. A Apeldoorn, le plus titré des coureurs de la délégation française, avec sept couronnes mondiales individuelles, s'alignera aussi dans le kilomètre et le keirin.

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Crédit: Eurosport

Pourquoi avoir privilégié cette fois la vitesse par équipes ?
F.P. : J'ai envie de gagner ce titre qui me manque. C'est un nouveau défi. Je préfère aller chercher un titre que je n'ai jamais eu (plutôt) qu'un cinquième sur le kilomètre même si, dans ce cas, je serais le seul dans toute l'histoire de mon sport à l'avoir fait. Les préparations pour être démarreur de la vitesse par équipes et kilométreur sont à l'opposé. Dans un cas, on fait 250 m départ arrêté, c'est de l'explosivité pure, dans l'autre, c'est un effort très long d'une minute où l'on toxine beaucoup.
Vous avez déjà occupé deux autres postes de la vitesse par équipes. Comment avez-vous eu l'idée de cette nouvelle position ?
F.P : Je suis parti en Coupe du monde, au Canada et au Chili, avec deux très jeunes coureurs, Landerneau et Hélal. Pour optimiser nos chances de réussite, il fallait mettre le meilleur démarreur au premier poste. Comme j'ai fait trois fois 17"6 au Chili, ça m'a mis la puce à l'oreille. Au test de janvier (à Saint-Quentin-en-Yvelines), je ne devais faire que le troisième tour mais j'ai voulu me prouver à moi-même que j'avais fait une belle 'perf' physique au Chili, que ce n'était pas seulement parce que la piste était rapide. J'ai demandé si je pouvais faire un départ et j'ai réussi le meilleur temps des Français (17"5). On m'a fait refaire un test pour le premier tour, j'ai revalidé 17"5. C'était parti !
Etes-vous dans l'optique des JO de 2020 à ce poste ?
F.P. : On m'a demandé ce que je pensais faire pour les deux années à venir puisque les JO de Tokyo vont venir vite. Sans préparation spécifique, j'arrive à faire de très bons chronos. Avec, je peux gagner un dixième ou deux. La question est posée, je n'ai pas su y répondre. Jusqu'à présent, il y a toujours eu Greg (Baugé), on compte beaucoup sur lui pour revenir et faire de super chronos. Mais au cas où... C'est un poste très spécifique, très technique, je me dis aussi que j'ai une belle marge de progression. Pourquoi pas valider ma place de titulaire sur ce poste-là même si, pour l'instant, je ne suis pas du tout dans cette logique. J'ai aussi envie d'être champion olympique de keirin. C'est un petit dilemme... qui ne se pose pas. On verra après les Mondiaux. La porte est ouverte, il y a une petite brèche dans laquelle je pourrais me glisser mais rien n'est arrêté.
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