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La France a des espoirs
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Publié 23/09/2006 à 15:00 GMT+2
L'équipe de France croit en ses chances de réaliser un coup d'éclat aux Mondiaux, dimanche. Emmenés par Sylvain Chavanel et Anthony Geslin, les Bleus veulent être des acteurs de la course et pourraient créer une surprise malgré la domination des Italiens,
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Les espoirs fleurissent en bouquet au sein de l'équipe de France masculine sur route engagée aux Mondiaux 2006 en Autriche, dans sa bucolique retraite de Saint-Virgil, à un battement d'aile de la citadelle de Salzbourg. La montée en puissance de l'équipe se fait sereinement et collectivement autour d'hommes comme Sylvain Chavanel, placé au centre de l'équipe (un signe?) en conférence de presse, et d'Anthony Geslin, médaillé de bronze surprise l'an dernier à Madrid. Il serait faux néanmoins de penser que le Poitevin et le Normand sont les seuls à y croire, malgré la domination du bleu des Italiens et des Belges, ou du rouge des Espagnols.
Dans la délégation française, chacun y va de son pétale de rêve, dans un bouquet particulièrement homogène. Geslin s'est pris au jeu. "Je ne veux rien revendiquer mais Frédéric (Moncassin, le sélectionneur) me protègera un peu en vue du final". La distance, longue à souhait (265,8km), lui convient. "Pourvu qu'il y ait un écrémage, songe-t-il. J'aimerais bien un petit groupe à l'arrivée, une vingtaine de coureurs. Et, là, je prendrais tous les risques avec ma petite pointe de vitesse".
Esprit collectif
Chavanel se veut plus patient. "Je suis très régulier, avec beaucoup de places d'honneur comme mon 3e rang sur le Tour à Montélimar. La réussite me manque, explique-t-il décontracté. Dans les coups, je suis un peu perdu. Je pêche là. Mais je ne fais pas de complexe par rapport à cela. Je vais aborder les choses différemment, avec un peu plus de réalisme ". Alors, dimanche peut-être...
Autres éléments d'une formation réglementairement "dégraissée" par l'UCI (de 12 à 9 hommes), Thomas Voeckler, Sébastien Hinault, Sébastien Joly, qui abordent leurs premiers Mondiaux, Cyril Dessel, Sylvain Calzati, Samuel Dumoulin et Christophe Le Mével espèrent être mieux que des équipiers et répondre aux souhaits de Frédéric Moncassin en étant "les acteurs de la course...". "Ce championnat ne m'impressionne pas, car on court toute l'année avec les meilleurs, indique sans complexe Thomas Voeckler. Je pense à Boonen, Valverde, Bettini, dans le désordre, Gilbert ou Pozzato, s'il a envie. Je suis donc conscient du niveau. Les meilleurs nous battent souvent mais on est parfois devant, tranche-t-il. On va profiter de l'esprit collectif".
Pas de gros leader
Dessel, lui, piaffe d'impatience après un Tour de France lors duquel il a goûté aux joies du maillot jaune. "J'aurai un peu plus de liberté, glisse-t-il. Comme beaucoup, je fais partie des coureurs espérant une bonne place". Fort de son succès à Lorient, dans la Grande Boucle, Calzati, lui, a changé de statut dans le peloton. "C'est un parcours pour les attaquants, mais s'extraire seul revêt de la mission impossible, lâche-t-il. Je verrais bien une échappée à 10-12. Quand je suis bien... je suis rapide comme tout le monde". Dumoulin, qui sait gagner au sprint, est songeur. "C'est toujours une inconnue que de se retrouver avec des gens ne courant pas ensemble, analyse-t-il. Un championnat n'est pas une étape du Tour. Mais il offre un large éventail de possibilités" .
De son côté, Sébastien Hinault planifie: "sortir seul est impossible mais en groupe, oui", alors que Le Mével se veut réaliste: "la bosse est dure mais cela peut passer". Pour Geslin, enfin, "la bosse est difficile mais le circuit fait 22 kilomètres, on ne la montera donc que douze fois". Chacun y va ainsi de son scénario, conforté par la structure de l'équipe qui n'interdit pas l'inspiration, ce que confirme le sélectionneur: "nous avons des coureurs passe-partout et pas de gros leader. Mais, n'est-ce pas mieux sur un tel circuit?".
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