Eurosport
Bettini: "La roue tourne"
Par
Publié 25/09/2006 à 12:00 GMT+2
Paolo Bettini a comblé un manque à son palmarès en devenant champion du monde dimanche. Souvent malheureux dans la course au maillot arc-en-ciel, l'Italien a enfin conjuré le sort, à 32 ans. Deux ans après son titre olympique, il garnit un peu plus sa fab
Eurosport
Crédit: Eurosport
Quel a été le tournant de ce championnat?
P.B. : Cela peut paraître bizarre après 260 kilomètres, mais c'est un virage qui a fait la sélection: le dernier. J'ai vu qu'Erik Zabel était fatigué car il s'était considérablement employé pour revenir sur les deux Espagnols, Sanchez et Valverde. Je me suis moi-même éreinté pour reprendre Zabel. J'ai donné le maximum dans les cinq derniers kilomètres sur ce circuit plus rapide que je ne le pensais. La ligne droite m'a paru interminable. C'est la plus longue de ma carrière. Mais, j'ai tellement connu la malchance aux Championnats du monde. C'est la roue qui tourne...
Que vous inspire encore cette victoire?
P.B. : Ca me fait penser à l'année 1982. La Squadra est championne du monde de football à Madrid. Cette fois, elle l'emporte encore en Allemagne... et, mon heure sonne à Salzbourg.
Dans quel état d'esprit vous êtes-vous présenté au départ?
P.B. : Avec un calme et une sérénité d'autant accrus qu'Oscar Freire, ma bête noireaux Championnats du monde, n'était pas présent cette fois ci. Je ne me suis jamais dit: si tu ne gagnes pas, c'est la fin. Je n'ai pas fait une obsession du titre. Mais il ne faut pas exagérer non plus. Je n'ai jamais pensé: tu es obligé d'être champion du monde".
Que représente ce succès par rapport au titre olympique?
P.B. : On m'a souvent posé la question par le passé. Je dirais que les Jeux sont un peu différents. Champion du monde, on porte le maillot pendant une année: c'est bien-sûr le plus beau jour pour un coureur cycliste. Avec un titre olympique, on touche à la fascination. On s'inscrit pour la postérité dans le sport en général. Aux jeux, il y a donc un petit plus.
A qui vont vos remerciements?
P.B. : A cette équipe qui avait un formidable potentiel sans posséder un capitaine. Devancer Zabel, un grand ami et une personnalité du cyclisme, et Valverde augmente ma satisfaction: elle y a apporté sa contribution. Mais j'aimerais associer ma femme, ma famille, mes proches, masseur, technicien et le sélectionneur Franco Ballerini qui m'ont porté. Ils ont peut-être davantage cru en moi que moi-même. Ils n'ont pas manqué de me dire: "tu vois, on le savait. Maintenant, tu peux te considérer comme le plus fort".
Quels sont vos projetsdésormais?
P.B. : Cette médaille d'or peut paraître comme le couronnement de ma carrière sur les courses d'un jour. Certes, il me manque le Tour des Flandres. Mais, en Italie, on me rebat les oreilles avec les courses à étapes. Je ne suis pas convaincu de pouvoir tenir trois semaines. Maintenant, il faut réfléchir. Nous verrons. Je ferai sans doute quelque chose de nouveau. Peut-être vais-je m'essayer sur la piste.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité