"Je ne suis pas déçu"

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Retrouvez les déclarations des coureurs à l'issue de la course en ligne des Mondiaux de Salzbourg, dimanche. Tom Boonen était un peu court physiquement, Erik Zabel a tout donné, Alejandro Valverde est content malgré tout tandis que Thomas Voeckler se sati

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Tom Boonen (BEL): "Jusqu'au dernier kilomètre, j'étais bien, pas autant que sur le Tour des Flandres, mais assez pour faire un podium. Puis, j'ai commencé à avoir des crampes. Dans le dernier tour, c'était difficile pour moi car j'étais tout seul. Philippe Gilbert est resté un temps avec moi, il a très bien contrôlé la course. Mais avec un ou deux coureurs de plus, ça aurait été mieux. J'aurais de toute façon fait au mieux 4-5e. Mais, je ne suis pas déçu. J'ai fait un bon championnat et l'équipe de Belgique aussi. Dans le dernier kilomètre, les Italiens ont fait un grand numéro pour piéger les sprinters et propulser Bettini. C'est super pour lui, c'est un super gars, un grand coureur et un grand monsieur."
Paolo Bettini (ITA): "Depuis des années, le championnat du monde me fuyait. Et finalement, je gagne sur l'un des circuits les plus faciles... Nous y avons toujours cru dans l'équipe. J'avais demandé que l'on durcisse la course pour pouvoir jouer ma carte au sprint. L'objectif, c'était d'user les sprinteurs et nous y sommes parvenus. Quand je me suis retrouvé seul devant, j'ai parlé par la radio... quand elle a bien voulu fonctionner. J'ai demandé à mes coéquipiers de rester avec moi ensuite car je me sentais capable de faire le sprint. Le cyclisme, il ne faut pas le nier, traverse un moment difficile. J'espère que ma victoire et la deuxième place de Zabel serviront d'exemple."
Erik Zabel (ALL): "Mon dernier rêve, c'était d'être champion du monde. Mais je suis heureux de mon résultat. C'est bien sûr très dur de voir la ligne d'arrivée à 50 m et de penser à la victoire, puis d'être débordé. J'ai abordé cette course en me disant: 'C'est tout ou rien'. C'est dommage que cela n'ait pas fonctionné jusqu'au bout. J'en ai peut-être trop fait dans les derniers kilomètres pour rester aux avant-postes. Mais être vice-champion du monde, c'est quand même pas mal. J'ai l'intention de continuer encore deux ans avec mon équipe."
Alejandro Valverde (ESP): "Je suis tout de même content de cette 3e place. En quatre championnats du monde, j'ai déjà eu trois médailles. Le titre sera bien à moi un jour, j'ai une collection à compléter ! J'ai commis une erreur sur le sprint en ayant utilisé un trop gros développement, un 54x11. J'avais l'impression d'être collé à la route. Mais la sélection espagnole a fait un travail considérable".
Fabian Cancellara (SUI): "Je n'avais pas récupéré à cent pour cent de ma course contre-la-montre, mais c'est normal, après une telle performance. Je peux rentrer à la maison la tête haute. J'avais les jambes lourdes à l'attaque de la dernière bosse. Néanmoins, j'ai prouvé que je pouvais être un jour champion du monde, mais en d'autres circonstances. Je ne suis pas un Bettini, passé maître dans les changements de rythme".
Philippe Gilbert (BEL): "J'ai eu des crampes dans le dernier tour au bras et dans les cuisses. L'Italie et l'Espagne étaient très fortes. Je ne comprends pas l'attitude de Kashechkin qui a un peu tout déréglé dans le final".
Thomas Voeckler (FRA): "J'ai fait mon travail. Toutes les grosses nations étaient représentées dans l'échappée initiale: on ne pouvait pas ne pas y figurer. Bettini ou Valverde sont supérieurs à n'importe quel coureur de l'équipe de France. Ici, ce n'était pas du folklore. Le niveau de ce Championnat du monde était très élevé".
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