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Mondiaux - "Je pourrais pleurer, et pas de joie" : la malédiction continue pour Stefan Küng
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Publié 18/09/2022 à 12:57 GMT+2
MONDIAUX - Alors qu’il semblait filer sur le titre, Stefan Küng s’est écroulé dans le final du contre-la-montre des Championnats de monde. Pour moins de trois secondes, le Suisse laisse une nouvelle fois échapper la victoire dans un grand rendez-vous. Encore une fois pour très peu.
Un titre perdu pour... 3 secondes : Revivez la nouvelle désillusion de Küng
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Douze secondes. Voilà l’avance que possédait Stefan Küng sur Tobias Foss au deuxième intermédiaire. L’avance était confortable et paraissait même irrattrapable pour le Norvégien, censé être un moins bon rouleur que le Suisse. Surtout sur les longues lignes droites planes du final. Mais, avec Küng, rien n’est jamais aussi facile que prévu. Le coureur de la Groupama-FDJ est l’un des plus grands spécialistes du contre-la-montre, il passe rarement à côté des grands rendez-vous. Mais il se désespère de gagner. "Je pourrais pleurer, et pas de joie", se lamente-t-il.
Le Suisse a pourtant tout fait comme il le fallait durant plus de 27km, écrasant la concurrence, avec des trajectoires qu’on ne lui avait jamais vu faire auparavant. "Je me suis dit ce matin que je ne voulais pas être encore une fois deuxième, troisième ou quatrième de peu, alors j’ai vraiment pris tous les risques, raconte le médaillé d’argent. J’ai tout donné dès le départ. C’est difficile de dire après si j’aurais dû faire ceci ou cela, mais j’ai vraiment tout essayé". Le plus frustrant finalement vient du scénario. "J’ai regardé la liste ce matin et je me suis dit que si je battais ces mecs, alors ça devait le faire", expliquait-il. Et c’est ce qu’il a fait.
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Le débat des RP : encore raté pour Küng !
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Stefan Küng a battu les autres favoris, les Filippo Ganna (7e à 55’’), Remco Evenepoel (3e à 9’’) et autre Stefan Bissegger (5e, à 47’’). Il n’a sans doute jamais été aussi fort. Mais, malgré ça, cela n’a encore pas suffi. La faute à Tobias Foss. "Finalement a surgi quelqu’un dont je ne pensais pas qu’il pouvait me battre", avoue t-il. Personne ne s’y attendait d’ailleurs. Même Evenepoel a avoué son étonnement en franchissant la ligne. "Hein ? Foss ?", a-t-il demandé avec surprise, avant d’expliquer avoir été "surpris car mon équipe n'avait jamais mentionné son nom à l'oreillette". Mais pour le Suisse, ça commence à faire beaucoup.
Trois (cruelles) défaites pour moins de 3 secondes
Il faut dire que cela commence à devenir une (mauvaise) habitude. Parmi les meilleurs rouleurs du monde depuis trois ans désormais, Küng compte à son palmarès deux titres de champion d’Europe du contre-la-montre (2020, 2021), mais aussi trois énormes frustrations, trois médailles qui lui ont échappé de justesse. A commencer sans doute par la pire de toute, le bronze des Jeux Olympiques de Tokyo l’an dernier.
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Küng surclassé par Foss dans le final du contre-la-montre : revivez leur face-à-face en vidéo
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Alors que, là aussi, il bat les favoris annoncés, Ganna, Van Aert et Evenepoel, le Suisse termine à 1’04’’ de Roglic, champion olympique, dans le même temps que Rohan Dennis. Mais c’est l’Australien qui finira devant aux centièmes, brisant les rêves de médaille olympique. Cette année, Küng a encore battu Ganna aux Championnats d’Europe de Munich, il est encore passé tout près du titre, mais a buté sur son compatriote Stefan Bissegger pour … une seconde.
Ce dimanche, ce sont un peu moins de trois secondes qui lui ont manqué pour enfin décrocher l’unique métal qui lui échappe encore (3e en 2020). La performance reste de taille, mais la déception n’en est que plus grande. "Il y a quatre ans, j’aurais signé d’emblée pour cette médaille, mais c’est un peu différent aujourd’hui, explique le Suisse. J’ai été proche de si nombreuses fois, c’est juste frustrant. Je tourne autour de l'or depuis un moment, mais il y a toujours quelqu'un pour me battre". Cette fois, c’était l’inattendu Tobias Foss. Et cela fait presque encore plus mal.
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Foss, le sacre surprise : "Je me demande si c'est réel"
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