Mondiaux sur route féminin | Lotte Kopecky conserve son titre au bout d'un sprint royal
Par Marie Mahé
Publié 28/09/2024 à 17:04 GMT+2
Par moments en difficulté, Lotte Kopecky a conduit une course toute de tactique pour piéger ses cinq rivales au sprint à Zürich, terme de la course en ligne féminine des championnats du monde, samedi. La Belge reste ainsi en possession du maillot arc-en-ciel. L'Etasunienne Chloé Dygert et l'Italiene Elisa Longo Borghini l'accompagnent sur le podium.
Kopecky conserve son titre mondial : le sprint final en images
Video credit: Eurosport
Lotte Kopecky n'a pas flanché. Ce samedi, la Belge a conservé son titre de championne du monde de cyclisme sur route, après s'être imposée au sprint, devant l'Américaine Chloé Dygert et l'Italienne Elisa Longo Borghini. Cette épreuve en ligne, longue de 154,1 kilomètres, s'est disputée en Suisse, entre Uster et Zurich. Chez les Françaises, elles étaient sept au départ, avec notamment Pauline Ferrand-Prévot. La meilleure représentante est Juliette Labous, qui se classe douzième.
Dès le départ réel, les premières attaques n'ont pas tardé avant de fuser, au moment d'entamer un parcours helvète composé de près de 2400 mètres de dénivelé. La Suissesse Caroline Bauer a été la première à se montrer, avant d'être rejointe par l'Espagnole Sara Martin et la Luxembourgeoise Nina Berton. Ce trio de tête a compté jusqu'à 1'37'' d'avance sur le peloton, secoué par de nombreuses contre-attaques. Berton a ensuite tenté de partir seule, avant d'être la dernière à être avalée.
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Le fail du jour : Kopecky tombe sur une partenaire qui voulait la porter en triomphe
Video credit: Eurosport
Ferrand-Prévot rapidement lâchée
Une première boucle de 30 kilomètres a été conclue par la montée de Binz, longue de 4,6 kilomètres avec des pentes moyennes de 4,5%. Les attaques ont ensuite repris, sous une pluie battante et une température ne dépassant pas les 11°C. La suite et fin de ce tracé était un circuit long de 26,8 kilomètres, particulièrement vallonné et parcouru quatre fois, avec deux grosses difficultés dans sa première partie : les montées de Zürichbergstrasse (1,1 km à 8%) et de Witikon (2,3 km à 5,7%).
A 80 kilomètres de l'arrivée, Pauline Ferrand-Prévot. Léa Curinier, Marion Bunel ou encore Jade Wiel étaient distancées. Pour la première fois depuis le 19 juin 2021, Ferrand-Prévot faisait son grand retour au sein d'un peloton. La Française a mis un terme à sa carrière en VTT après avoir remporté le titre olympique à Paris, cet été. Devant, le groupe des favorites a été réduit à une trentaine d'éléments, avec une volonté de ne plus laisser partir personne, à environ 70 kilomètres de la ligne. Juliette Labous et Evita Muzic ont été les deux dernières représentantes tricolores à résister.
Vollering, grande perdante du jour
A 50 kilomètres, Demi Vollering a placé une grosse accélération, suivie par seulement une dizaine de coureuses, dont Labous. Des favorites piégées, comme la Polonaise Katarzyna Niewiadoma, lauréate du dernier Tour de France, ont fait la jonction une dizaine de kilomètres plus loin. Juste avant, la Néerlandaise Riejanne Markus avait faussé compagnie au groupe principal, accompagnée par la Belge Justine Ghekiere. Deux contre-attaquantes sont ensuite venues compléter ce groupe : la Néerlandaise Marianne Vos et l'Australienne Ruby Roseman-Gannon. Les quatre concurrentes de tête ont eu jusqu'à 1'18'' d'avance.
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La palette : Comment Kopecky a piégé Vollering dans le sprint final
Video credit: Eurosport
Demi Vollering, Elisa Longo Borghini et Liane Lippert sont revenues à leur tour. L'entente n'était tellement pas bonne que certaines lâchées ont pu revenir, à l'image de Markus, Vos mais surtout Lotte Kopecky, à 14 kilomètres. Dans le final, l'accélération la plus tranchante a été l’œuvre de Longo Borghini, à 5,5 kilomètres. Malgré tout, sous la flamme rouge, un dernier regroupement a eu lieu et six coureuses étaient encore en mesure de jouer le titre (Kopecky, Dygert, Longo Borghini, Lippert, Vollering, Roseman-Gannon). Les grands perdants du jour sont les Pays-Bas, qui ont montré, durant toute la journée, leurs grosses ambitions, avec leur armada impressionnante. A l'arrivée, aucune Néerlandaise n'est parvenue à monter sur le podium et Demi Vollering doit même se contenter de la cinquième place.
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