Mondiaux - Benjamin de l'épreuve et déjà 13e sur la ligne : Paul Seixas a vu ce qui l'attendait, et ça ne lui fait pas peur
Par Tanguy Mantovani
Mis à jour 29/09/2025 à 22:01 GMT+2
Pour son premier championnat du monde, sa première très grande course d'un jour dans le peloton professionnel, Paul Seixas a accroché un top 15 sur l'épreuve en ligne des Mondiaux, dimanche après-midi, en terminant dans un groupe aux côtés de Primoz Roglic et Tom Pidcock. Il a surtout beaucoup appris, lui qui n'avait jamais effleuré pareille distance en course (267km). L'avenir s'annonce radieux.
Voeckler : "Paul n'avait jamais fait 230 kilomètres en course, il a réalisé une très grosse journée"
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Dans la roue de Tom Pidcock et de Primoz Roglic, qui sprintaient pour accrocher un top 10 de consolation sur la course en ligne des Mondiaux ce dimanche après-midi, il y avait un très jeune qui venait de partager avec eux ses premiers coups de pédales sur une bonne partie du parcours casse-jambes de Kigali, et qui n'avait franchement pas à rougir. Pour ses premiers Mondiaux, pour son premier grand rendez-vous, pour sa première année en pro, Paul Seixas a accroché une treizième place et pas aux côtés de n'importe qui.
Il a couru les yeux dans les yeux avec un quintuple vainqueur de Grand Tour et le récent troisième de la Vuelta, sur une épreuve où personne ne roule à l'économie. Il a passé une ligne d'arrivée que seuls 30 des 165 partants ont vue. Et il a terminé premier Français, devant son leader Pavel Sivakov pour une petite quarantaine de secondes. Tout cela en étant le benjamin des Elites sur la ligne de départ, sa 19e bougie à peine soufflée mercredi dernier. "Ça fait bizarre de rouler avec des mecs comme ça, a-t-il réalisé après la course. Surtout que jouer un top 10 dans un championnat du monde élite c'est quand même quelque chose. C'est sûr que c'est impressionnant."
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Seixas : "J'ai rarement atteint un stade de souffrance comme ça dans ma vie"
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"Paul, il a réalisé une très grosse journée" a ajouté le sélectionneur de l'équipe de France Thomas Voeckler. Les mots étaient bien choisis. On le savait très fort pour son âge, déjà capable de belles choses sur des courses à étape convenant à son profil de grimpeur. Il a montré qu'il était capable d'être là, dans la roue des meilleurs sur des courses de championnat pour ses tout premiers Mondiaux en séniors. Et il ne s'en contente pas : "Je suis vraiment content d'avoir fini, a-t-il souri après la course. J'ai voulu aider l'équipe au maximum et surtout Pavel (Sivakov) qui était notre leader. Il n'a pas eu la journée qu'il espérait, ça s'est joué à la pédale. On n'a pas réussi à faire top 10 mais on a pris beaucoup d'expérience."
La course la plus dure de ma vie
À l' écouter après la course, il y avait un Paul Seixas le matin et il y en a un nouveau au soir. Les 267,5km du parcours cabossé de Kigali l'ont esquinté physiquement et l'ont forgé dans la tête. Lui qui n'avait jamais couru plus de 215km – et encore, c'était sur les boucles bien moins exigeantes des championnats de France en juin – a découvert une certaine vision de l'enfer ce dimanche. "C'était tellement dur à la fin. Quand t'as plus rien, ce n'est que dans la tête. Je suis content d'avoir fini, ça me servira d'apprentissage pour la suite. Je suis arrivé à un stade de souffrance comme ça très rarement dans ma vie. C'est peut-être la course la plus dure de ma vie aujourd'hui, et ça va me faire passer un cap."
Un avant-goût de ce qui l'attend pour les dix ou quinze prochaines années, sans lui porter la guigne. Paul Seixas a, en tout cas, pris date avec la manière pour sa première sous les projecteurs du monde entier. Il a vu, et tout le monde l'a vu. Sa 13e place ce dimanche est à ajouter à sa 20e sur le chrono, aussi, et sa médaille d'argent sur le chrono mixte par équipe, surtout. Éreinté, mais grandi, Paul Seixas quitte Kigali avec bien plus que cela : la conviction qu'il peut déjà se battre avec les meilleurs et la promesse que ce n’est qu’un début.
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Seixas sort grandi de Kigali : "C'est un diamant, il faut le juger comme tel"
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Course en ligne | HommesKigali → Kigali / 267.5 km
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T. PogacarTerminé
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