Mondiaux de Montréal | Paul Seixas, l'aura du leader : "Quand on roule ensemble, il nous broie", dit de lui Pavel Sivakov
Eurosport sur GooglePaul Seixas n'est plus (seulement) un phénomène. C'est un leader. Un rôle qu'il épouse à merveille, selon Nicolas Prodhomme et Pavel Sivakov, qui jouit d'un sacré étalon dans le domaine, en la personne de Tadej Pogacar. Le jeune Français (20 ans) sait faire mal à ses compères tout comme leur inspirer confiance. Ce dimanche à Montréal, c'est un titre mondial qu'ils vont tous viser à travers lui.
Tout pour Seixas : "La France doit courir à la UAE de Pogacar"
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Remco Evenepoel se dresse sur les pédales à 92 bornes de l'arrivée. Dans sa roue, Tadej Pogacar ne s'en inquiète guère. En troisième position dans le cortège des cadors, Pavel Sivakov baisse la tête… puis est contraint de s'écarter, doublé par son coéquipier en équipe de France, Paul Seixas. Le trio se détache quelques instants, comme pour sanctuariser la hiérarchie. Quelques heures plus tard, Seixas se parera de bronze lors de ces championnats d'Europe, qui demeureront son premier fait d'armes à un tel niveau.
Un an plus tard, il n'est plus question de leadership partagé. Sivakov, 15e des Mondiaux 2025 au Rwanda sur les talons de Seixas (13e), est cette fois présent à Montréal dans le seul but de l'épauler. "Comme Tadej (Pogacar), il (Seixas) est un cran au-dessus physiquement, raconte l'habituel coéquipier du Slovène, dans un entretien accordé à l'AFP. Il me rappelle Tadej, quand on va rouler ensemble, il nous broie. Quand ils sont sur le vélo, ce sont des leaders incontestés, ça se ressent, c'est une aura qu'ils ont."
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"Seixas champion du monde du chrono un jour, c'est presque une évidence"
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Savoir qu'on joue la gagne, ça motive
Récemment invité de Bistrot Vélo, Nicolas Prodhomme infirme d'abord : "Est-ce que je me fais 'taper dessus' (par Paul Seixas) en stage ? Non…", avant de confirmer dans un éclat de rire : "Bon, si, un peu." Fidèle lieutenant de Seixas chez Decathlon CMA CGM, le grimpeur de 29 ans apprécie l'assurance du jeunot, qui a fêté ses 20 ans ce jeudi. "Humainement, je connais ses valeurs, loue-t-il. Avoir un leader comme Paul, savoir qu'on joue la gagne, ça motive (…) Dès qu'il se sent bien, il ne craint pas de dire comment il voit les choses."
Sivakov prend le relais, poursuivant le parallèle avec Pogacar, grand absent de la course en ligne des Mondiaux, ce dimanche au Canada : "Les deux sont vraiment détachés en dehors du vélo. Ils ne se prennent pas la tête. C'est ce qui fait leur force. Ils ne vont pas être hyper focus sur certains détails qui vont te ronger, te faire stresser, avoir cette énergie négative." Un luxe permis par la puissance qu'ils sont capables de développer : "Quand ils sont sur le vélo, ils sont tellement forts qu'ils n'ont rien à nous prouver."
Le coureur de la formation UAE Emirates-XRG a vu cet aplomb croître en Seixas. "Il arrive avec un statut complètement différent, appuie-t-il. L'an passé, c'était un coureur qui découvrait. Maintenant, il vient avec l'ambition de gagner." D'où un dévouement sans faille : "Si je dois rouler au kilomètre zéro, je le ferai. Je suis ici pour Paul (…) C'est sûr que j'aimerais durer le plus longtemps possible, être là dans le final. Mais l'objectif, c'est d'être champion du monde avec le collectif France et on met les égos de côté."
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Un puncheur en arc-en-ciel au Mont-Royal ? Le parcours de la course en ligne
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Leader à la Pogacar, victoire à la UAE ?
Et comment l'être, champion du monde ? En courant comme Pogi et sa bande, histoire d'achever l'analogie, suggère Nicolas Fritsch. "Si j'étais Thomas Voeckler – même si je n'ai pas de conseil à lui donner –, je ferais en sorte de monter toutes les bosses le plus vite possible, à la UAE, analyse notre consultant. Parce que Paul Seixas a un peu les mêmes caractéristiques que Tadej Pogacar, sans son punch final. Donc, (l'essorage des adversaires) est encore plus important que pour Pogacar, pour qu'il arrive tout seul… ou avec Enric Mas."
La course d'attente, très peu pour Seixas. "Paul était content que la Lidl-Trek durcisse d'aussi loin, parce qu'il nous fallait une course d'hommes forts", souriait par exemple Nicolas Prodhomme après le Grand Prix de Montréal, dont son chef de file a pris la 2e place il y a deux semaines, battu au sprint par Isaac del Toro. Cette fois, il y aura une soixantaine de bornes de plus à avaler. Charge à Bruno Armirail, Alex Baudin, Jordan Jegat ou autre Prodhomme et Sivakov de les rendre d'autant plus épicées, en repassant du bon côté du broyeur.
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Le sprint est-il l'unique point faible de Seixas ?
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Course en ligne | HommesBrossard → Montréal / 273.4 km
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B. McNultyTerminé
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