"Nous avons besoin d'un ou deux millions" : avec Alexander Kristoff, le Tour de Norvège veut renaître
Eurosport sur GoogleIl manquait une course au calendrier mondial entre fin mai et début juin. Épreuve appréciée, le Tour de Norvège n'a pas eu lieu en 2026, la faute, comme pour d'autres, à des contraintes budgétaires trop élevées. Promu directeur de la course début juin, la légende Alexander Kristoff n'a qu'un but, celui de faire renaître le Tour de Norvège. Il évoque sa nouvelle mission pour Eurosport.
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Video credit: Eurosport
Alexander Kristoff, vous êtes depuis le 1er juin le nouveau directeur du Tour de Norvège. Quelle est votre mission ?
Alexander Kristoff : La première chose est que nous devons relancer la course car cette année, nous n’avons pas pu l’organiser. Je n’étais pas impliqué dans cette décision, j’ai seulement commencé ce travail récemment. Une fois que ce sera fait, je serai un directeur de course normal. Il faudra être présent sur place s’il y a des décisions à prendre, s’il se passe quelque chose d’imprévu, préparer les parcours... Pour cela, nous devons trouver des villes qui veulent accueillir les départs et les arrivées et nous devons trouver de bons parcours entre ces villes. Ce sera mon travail une fois que nous aurons trouvé assez d’argent pour organiser l’épreuve.
Votre premier dossier, c'est évidemment de relancer la course après son annulation en 2026…
A.K. : Pour l’instant, la mission principale est de trouver des sponsors qui peuvent nous aider à organiser la course. Normalement, nous aurions dû avoir une édition cette année. Nous recevions toujours un financement du gouvernement pour organiser la course mais il a disparu l'hiver dernier, soudainement, sans prévenir. Nous n’avions pas assez d’argent. Cela coûte très cher de faire venir les équipes en Norvège avec les billets, les hôtels, les ferries, la police etc. Cette année, c’était difficile et nous espérons revenir en 2027.
Vous n'êtes pas encore certains que la course aura lieu l'an prochain…
A.K. : Pas encore. Nous en saurons sûrement plus en septembre. Nous avons des réunions en août et nous espérons trouver le financement pour l'organiser. Bien sûr, le Tour de France et les plus grandes épreuves ont les sponsors et l’argent. Les petites courses comme le Tour de Norvège ont toujours du mal à trouver assez de sponsors. Parfois, nous devons même payer pour la télévision. C’est un peu l’inverse du fonctionnement normal.
Où se situe l'espoir pour les années à venir ?
A.K. : Nous travaillons pour trouver des partenaires et sur ce que nous pouvons leur offrir en retour. Bien sûr, de la visibilité dans le monde entier grâce à la production TV. Mais aussi d’autres choses que nous pouvons faire, surtout si l’entreprise est locale. On est plutôt confiant, on a des retours positifs de plusieurs grandes entreprises locales. Beaucoup de grandes compagnies pétrolières sont basées à Stavanger d’où je viens. Elles ont de l’argent, évidemment, mais la question est de savoir si le sponsoring est une bonne solution pour elles.
Combien vous manque-t-il ?
A.K. : Pour organiser la course, je dirais entre 1 et 2 millions d’euros. Nous avons aussi une course féminine, cela coûte un peu plus cher d’avoir deux courses, avec les primes, le personnel supplémentaire, les hôtels… Je dirais qu’avec 2 millions d’euros, nous aurons une bonne course. Nous avons déjà une partie de cette somme. Il ne nous manque pas 2 millions d'euros, nous sommes plus proches que ça.
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