Omloop Nieuwsblad - Mathieu Van der Poel, la rentrée réussie malgré la frayeur : "Je ne sais pas comment je suis resté debout"
Mis à jour 28/02/2026 à 20:44 GMT+1
Pour sa course de rentrée, Mathieu Van der Poel a fait du "Van der Poel" en dominant la concurrence sur l'Omloop Nieuwsblad, qu'il disputait pourtant pour la première fois ce samedi après-midi. Mais le Néerlandais d'Alpecin-Premier Tech est tout simplement trop fort sur les classiques flandriennes, même lorsqu'on se met en travers de son chemin. Littéralement.
Chutes en cascade, Magnier hors de course et le funambule van der Poel en patron : les temps forts
Video credit: Eurosport
Course de rentrée rime souvent avec premier succès de l'année quand il s'agit de Mathieu Van der Poel. Peu importe la course, peu importe le profil ou la période, quand il reprend la compétition, il gagne. Cela avait déjà été le cas en 2019, 2021 et 2025, et cela a encore été le cas en 2026.
Je trouvais souvent dommage de ne pas y être
Pourtant, il avait choisi de redémarrer sur l'Omloop Nieuwsblad, une épreuve à laquelle il n'avait encore jamais participé et où la concurrence est maximum, pour la première classique flandrienne de la saison. Mais quand Tadej Pogacar n'est pas là, rien n'arrête Mathieu Van der Poel. Surtout quand il veut gagner.
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Et à la fin, c'est encore van der Poel qui gagne
Video credit: Eurosport
"Ces dernières années, en regardant l'Omloop à la télévision, je trouvais souvent dommage de ne pas y être, disait-il avant le départ. C'est une course que je voulais ajouter à mon palmarès depuis un moment". C'est chose faite après une nouvelle démonstration de maitrise des évènements. "C’était un objectif pour notre équipe, qui n’avait encore jamais gagné ici, avoue-t-il au terme de l'épreuve. Nous sommes tous très contents". Samedi, rien ne semblait pouvoir se mettre en travers de son chemin et de ses ambitions, littéralement. Pas même les chutes dans le Molenberg.
J’ai failli lui écraser la tête, mais je n’avais nulle part où aller
Si primordial par son positionnement dans la course, à 45km, et par son étroitesse qui ne permet aucune malchance, le célèbre mont flandrien de 400m a encore joué son rôle avec la chute à mi-pente d'un Tudor, juste devant Mathieu Van der Poel. De quoi le mettre au sol ? Et bien non. Quand les autres tombent ou freinent, Van der Poel évite lui par miracle. Presque instinctivement.
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Zigzag, pied à terre et chute évitée : Van der Poel en mode funambule dans le Molenberg
Video credit: Eurosport
"Je ne sais pas comment j'ai réussi cela, raconte t-il. C'était un peu le chaos. J'ai déclipsé et posé le pied à terre pour éviter la tête du coureur de Tudor puis j'ai réussi à me remettre dans le rythme. C'est le moment-clé de la course". Clairement, ça l'a été. Cette chute a par exemple coûté ses chances à un Christophe Laporte très en forme (4e) mais complètement bloqué et qui s'est retrouvé dans un 3e groupe au sommet. La star d'Alpecin-Premier Tech, loin d'être retardé, en avait au contraire profité lui pour sortir du peloton.
Le vent de dos, petit allié de la fin de course
"Quand je suis revenu sur Florian (Vermeersch) au sommet, nous avions un sérieux écart, donc je me suis dit que c'était le moment de lancer la course", explique t-il. Visiblement, il avait raison. À l'exception de Tim Van Dijke (Red Bull-Bora Hansgrohe), revenu juste après le sommet au prix d'un effort monstrueux, personne ne reverra Mathieu Van der Poel. Comme souvent en fait. Et ceux qui étaient alors avec lui n'ont pas pu faire grand-chose de plus lorsque le Néerlandais a de nouveau appuyé sur les pédales, à l'occasion du Mur de Grammont, à 16km de l'arrivée. Et il s'est isolé, sans même le chercher.
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Comment Van der Poel s'est envolé dans le Mur de Grammont à 15km de l'arrivée
Video credit: Eurosport
"Je n'ai pas compris ce qui s'est passé sur le Mur, avoue "VDP". Je me suis concentré sur moi-même parce que le pavé était mouillé et glissant. Et, au sommet, je me suis retrouvé tout seul donc j’ai été à fond jusqu’à la ligne. Heureusement, il y avait du vent de dos et ça faisait du bien après s’être pris du vent et de la pluie pendant toute la journée". Mais même vent de face, rien n'aurait pu arrêter Mathieu Van der Poel samedi. Pour une raison assez simple et finalement assez constante.
Il était le plus fort, c’est aussi simple que ça
"Il était le plus fort, c’est aussi simple que ça, résume pour Le Soir son directeur sportif, Christoph Roodhooft. Beaucoup de choses se sont passées dans la course mais il était toujours devant, et jamais inquiété". Comme souvent en l'absence de Pogacar. Et la mauvaise nouvelle pour la concurrence, c'est que ça pourrait de nouveau être le cas lors des autres rendez-vous flandriens.
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