Boonen voit plus loin

Surprenant 5e du prologue, Tom Boonen n'a pas fait de Paris-Nice un objectif. S'il peut dès la première étape de lundi prendre le maillot de leader à Julich, la course au soleil est surtout une préparation pour le Belge. Pour les classiques du printemps e

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Crédit: Eurosport

Il n'en finit plus de surprendre. Au terme d'une dernière ligne droite où il donnait la sensation de disputer un sprint, Tom Boonen a pris la 5e place du prologue de Paris-Nice. Une performance étonnante de la part du champion du monde qui n'a concédé que cinq secondes au vainqueur Bobby Julich. Mais qui a surtout fait mieux que certains spécialistes. "J'aurais même pu gagner si j'avais roulé quelques secondes plus vite, explique le Belge. Je n'ai pas commencé à bloc parce que je ne voulais pas être cuit sur la fin. Mais évidemment je suis satisfait. Je savais que j'avais mes chances."
"Pas sûr que j'aille au bout"
Tom Boonen monte en puissance. Il a déjà soulevé 7 bouquets cette saison et n'est donc pas surpris de se retrouver en si bonne position à Issy-les-Moulineaux. "Je m'attendais à une bonne performance. La forme est là. Mes entraînements ces dernières semaines ont porté leurs fruits dans ce contre la montre" . Comme lors de l'édition 2005, le coureur de la Quick Step est - déjà - bien placé pour prendre le maillot jaune et blanc de leader à Bobby Julich après la première étape à Saint-Amand-Montrond. "Lundi, je pourrai me battre pour le maillot jaune grâce aux bonifications" , annonce-t-il.
Une simple motivation pour cet affamé de victoires qui n'est pas venu jouer la gagne. La course au soleil est un amuse-gueule de plus pour l'Anversois qui ne se trompe pas d'objectif. "Je ne pense pas à la victoire finale. Ce n'est même pas sûr que j'aille jusqu'au bout à Nice. Je suis ici dans l'optique des classiques qui suivent, notamment Milan-San Remo. Gagner, c'est toujours bon pour le moral mais, à ce moment de la saison, ce n'est pas absolument nécessaire" . Après sa razzia sur les classiques de printemps l'an dernier, le Belge n'a qu'une envie: récidiver.
Sans pression, ni superstition
Pour ce faire, il vient d'ailleurs de passer une semaine à s'entraîner sur les routes de l'arrière-pays de Monaco, où il a élu résidence depuis la fin de l'année passée. "J'ai pu travailler dans des conditions idéales. Mes coéquipiers Kevin Hulsmans, Kevin Van Impe et Steven De Jongh m'ont rejoint. C'est plus agréable et plus motivant de s'entraîner ensemble" . Surtout que l'endroit n'a pas été choisi au hasard. A quelques enclavures de l'Italie, Boonen a pu prendre ses marques sur le parcours de Milan-San Remo.
Le Belge rêve en effet de s'imposer sur la "Primavera" dans sa tenue irisée et n'a pas hésité à reconnaître plusieurs fois le tracé et ses difficultés. "Nous sommes allés voir plusieurs fois la Cipressa et le Poggio dont je commence à connaître par coeur chaque mètre", avoue-t-il. Il ne s'inquiète quand on lui rappelle que depuis Andreï Tchmil en 1999, le vainqueur de Milan-San Remo sort systématiquement de Tirreno-Adriatico. Et que le dernier vainqueur en arc en ciel reste Giuseppe Saronni... en 1983. " Il ne s'agit pas d'une pression supplémentaire mais, au contraire d'une motivation pour moi. Porter ce maillot est honneur". A 25 ans, le champion du monde assume comme un grand.
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