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Publié 11/03/2007 à 13:20 GMT+1
Même sans le maillot de champion du monde, Tom Boonen reste le coureur-phare du peloton de Paris-Nice qui débute ce dimanche. Le Belge devra comme à son habitude se faire plaisir lors des premières étapes de plaine.
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Dans la "course au soleil", Boonen a pris ses habitudes. Deux succès d'étape en 2005, trois autres en 2006 alors qu'il portait le maillot arc-en-ciel, l'ont conforté dans son assurance, lui qui se signale toujours par sa spontanéité et sa confiance. Au contraire de la plupart des sprinteurs qui choisissent les routes italiennes de Tirreno-Adriatico pour préparer au mieux Milan-Sanremo (24 mars), un objectif déclaré, l'Anversois a préféré une nouvelle fois la course française, au parcours plus rugueux dans ses dernières étapes.
La méthode lui a réussi ces deux dernières années... pour les classiques qui suivent Milan-Sanremo. Surtout le Tour des Flandres, qui lui appartient depuis 2005 et qui figure une nouvelle fois parmi ses grands objectifs de la saison. En connaisseur de son sport, Boonen sait que depuis plus d'un demi-siècle (l'Italien Fiorenzo Magni entre 1949 et 1951), nul n'a jamais gagné la prestigieuse classique flandrienne trois fois de suite.
Le vélo et la vie privée
Pour l'heure, Boonen se promet d'améliorer dans Paris-Nice une condition physique encore perfectible. A le voir, l'Anversois paraît affûté mais il affirme devoir encore progresser: "Je ne suis pas au top mais c'est volontaire. Il faut penser aux classiques." Beaucoup d'autres se satisferaient pourtant de ses résultats. Troisième du Het Volk, il a gagné le lendemain (dimanche dernier) Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Au bilan, le Campinois a déjà porté à cinq ses succès de la saison 2007 (trois étapes du Tour of Qatar, une étape de la Ruta del Sol).
Confronté à plusieurs inconnues durant l'hiver, Boonen a d chercher les réponses adéquates. Dans sa vie privée, puisqu'il dit avoir dû se prendre en main à Monaco après sa séparation avec sa fiancée Lore. Dans son activité professionnelle aussi, à cause d'un nécessaire changement de réglages. Au prix de quelques douleurs dorsales, le phénomène belge s'est adapté à son nouveau vélo, au cadre plus court, fourni par une marque américaine qui a sorti un gros chèque pour équiper la formation Quick Step (on parle d'un contrat allant de 1 à 1,5 million d'euros en plus du matériel). Il a ajusté également le dispositif collectif.
"C'est pesant"
A l'intersaison, le grand Tom (1,92 m) a eu la satisfaction de voir le "train" chargé de l'emmener dans les sprints renforcé par le Belge Gert Steegmans, qui travaillait jusque-là pour le rival australien Robbie McEwen. Autre atout, le recrutement de son aîné Peter Van Petegem (37 ans), un double vainqueur du Tour des Flandres appelé dans la perspective des classiques du Nord. Toujours extrêmement populaire en Flandre, Boonen apprécie la tranquillité monégasque, son lieu de résidence qu'il doit rejoindre en fin de semaine. "Il n'est pas évident d'être aussi connu que je le suis en Flandre, a-t-il déclaré récemment dans le journal belge La Dernière Heure. "Un quart d'heure après que j'avais acheté ma Lamborghini, j'entendais la nouvelle à la radio. À la longue, cela devient pesant."
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