ASO

Ça promet !

Ça promet !
Par Eurosport

Le 03/03/2011 à 12:16Mis à jour Le 03/03/2011 à 14:29

A trois jours du départ de Paris-Nice, nous passons au crible le parcours de cette 69e édition de la Course au Soleil, étape par étape. Sur le papier, le tracé concocté par ASO est prometteur, avec une montée en puissance progressive et quatre dernières journées sans doute décisives pour la gagne.

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Changement de stratégie pour les organisateurs. ASO a décidé de zapper le traditionnel prologue cette année. Cette 69e édition de Paris-Nice débute par une étape en ligne, dans les Yvelines. L'étape est courte et ne présente pas de difficulté majeure. Tout indique donc que cette boucle autour de Houdan, à l'extrême ouest des Yvelines, débouchera sur un sprint massif. Il ne devrait pas y en avoir beaucoup jusqu'à Nice. Les intéressés auront intérêt à en profiter. Un parcours dominical très agréable, apprécié des cyclo-touristes de la région. Le terrain est parfois vallonné, à l'image de la côte de Septeuil (3e catégorie), mais pour des pros, c'est une promenade.

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Petit clin d'oeil à deux villes qui ont accueilli les trois derniers chronos inauguraux de Paris-Nice entre 2008 et 2010, Monfort-l'Amaury, théâtre du départ l'an dernier, et Amilly, dans le Loiret. C'est l'étape la plus plate de la semaine. Pas une difficulté répertoriée. Le danger, comme toujours dans la Beauce, résidera avant tout dans les possibles bordures. Le vent est souvent traitre ici, dans les plaines ouvertes, et on a déjà vu des Paris-Nice basculer de façon précoce sur un coup de bordure. Méfiance, donc. Mais si tout se passe normalement, il sera difficile d'échapper à une arrivée massive.

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Après deux étapes en guise de mise en route a priori relativement tranquille, la course devrait prendre une autre ampleur lors de la 3e étape. Le peloton arrive dans le Morvan, qui rime souvent avec mouvement. On peut l'espérer en tout cas. Il n'y aura quasiment pas un mètre de plat tout au long des 202 kilomètres séparant le départ à Cosne-sur-Loire de l'arrivée dans la charmante commune de Nuits-Saint-Georges, après avoir longé le canal de Bourgogne et ses vignobles. Le final promet d'être animé avec la côte de Bécoup, classée en deuxième catégorie. Ce n'est pas le Galibier, mais son sommet n'est situé qu'à 12 kilomètres de l'arrivée. Avec cinq kilomètres de montée à plus de 5% de moyenne, il y a de quoi aiguiser quelques appétits.

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Après Nuits-Saint-Georges, le Beaujolais. Et le parcours montera encore d'un cran dans la difficulté lors de ce 4e acte. Depuis 2000, Belleville a souvent été ville-arrivée sur Paris-Nice. Les sprinters y ont souvent été à la fête, à l'image de Robbie McEwen (2002), Tom Boonen (2006) ou Geert Steegmans (2008). Cette fois, il est hautement improbable d'imaginer un as de la vitesse lever les bras sur la ligne d'arrivée. Le profil s'annonce usant au possible avec 7 côtes répertoriés, dont trois classées en deuxième catégorie et les quatre autres en troisième catégorie. Le sommet de la dernière difficulté est toutefois à 35 kilomètres de l'arrivée. La grande bagarre n'aura peut-être pas lieu entre les principaux favoris, mais c'est une journée rêvée pour les audacieux.

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Toujours plus haut. Après deux étapes pour les sprinters, deux autres pour les attaquants, on entre dans le vif du sujet. A compter de cette 5e étape, le général pourra se jouer tous les jours. A nouveau 7 difficultés au programme, mais avec deux ascensions de 1re catégorie: le col de la Croix-de-Chaubouret, d'abord, en début de journée, et surtout l'inédit col de la Mure, qui pourrait constituer un des juges de paix de cette édition 2011. La pente, longue d'environ 8 kilomètres, est très sélective (8,3% en moyenne). Elle est surtout très irrégulière, avec des pointes supérieures à 12%. Les 800 derniers mètres sont particulièrement ardus, à 12% de moyenne. Les ténors s'attaqueront ici, c'est une certitude, d'autant qu'il restera au sommet moins de 10 kilomètres avant l'arrivée. Attention à la descente, rapide et technique.

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Voici donc le contre-la-montre qui a tant fait causer depuis que le parcours a été dévoilé. S'il n'y a plus de prologue, les spécialistes ne perdent pas au change avec ces 27 kilomètres entre Rognes et Aix-en-Provence. C'est le plus long chrono vu sur Paris-Nice depuis 1968. Même si le tracé n'est pas rectiligne, il est taillé pour les spécialistes. Il faudra de la puissance dans la montée progressive de la côte de la Cride, avant un final rapide en descente. Un chrono exigeant, surtout à ce stade de la saison où tout le monde n'est pas forcément au top. Certains vont souffrir. Autre incertitude: comment les favoris auront-ils digéré l'étape de la veille?

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L'étape la plus longue de ce Paris-Nice. Après deux journées sans doute déterminantes, et au lendemain du contre-la-montre, il est possible que les favoris marquent une forme de trêve. Mais ceux qui auront encore de la réserve trouveront ici un terrain favorable à l'offensive. Le milieu de l'étape est très dense avec l'enchainement de la côte de Cabris (Km 102, 1re catégorie), du col du Ferrier (Km 112, 1re catégorie) et de la cote de Gourdon (Km 151, 2e catégorie). Seul problème, il restera ensuite près de 75 kilomètres à couvrir jusqu'à Biot. Le final sur le circuit de 18 kilomètres (emprunté deux fois) sur les hauteurs de Biot est casse-pattes, mais on voit plus une échappée aller au bout avec des coureurs distancés au général qu'une véritable bagarre entre ténors.

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Pour en terminer avec cette cuvée 2011, ASO a concocté une traditionnelle boucle autour de Nice, avec un départ et une arrivée sur la Promenade des Anglais. L'étape est très courte, mais elle devrait être nerveuse et potentiellement sélective. Tout dépendra si la situation au général est déjà figée ou non. Si ce n'est pas le cas, il peut se passer beaucoup de choses. Le début de l'étape a été modifié par rapport aux années précédentes. Il faudra d'abord grimper la côte de Duranus (3e cat.), puis les cols de Chateauneuf et de Calaïsaon (2e cat. Tous les deux). L'ascension de la Turbie puis du col d'Eze (comme d'habitude ultime difficulté de l'épreuve), tous deux classés en 1re catégorie, peuvent ensuite permettre une dernière bagarre entre les gros avant la descente finale sur Nice.

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LES PRINCIPALES DIFFICULTES DE PARIS-NICE 2011

1re catégorie: 6 ascensions
Etape 5: Col de la Croix de Chaubouret (1201 m) - 9.8 km de montée à 6.6 %
Etape 5: Col de la Mûre (765 m) - 7.6 km de montée à 8.3 %
Etape 7: Côte de Cabris - 7.5 km de montée à 5.9
Etape 7: Col du Ferrier (1041 m) - 4.3 km de montée à 6.8
Etape 8: La Turbie - 7.8 km de montée à 4.1 %
Etape 8: Col d'Eze - 4.3 km de montée à 6.7 %

2e catégorie: 9 ascensions
Etape 3: Côte de Bécoup - 5.1 km de montée à 5.3 %
Etape 4: Col de Grand-Vent - 5.8 km de montée à 4.5 %
Etape 4: Col du Joncin (699 m) - 8.1 km de montée à 4.1 %
Etape 4: Col du Fût d'Avenas - 5.2 km de montée à 5.1 %
Etape 5: Col de Montreynaud (760 m) - 7.4 km de montée à 4.8 %
Etape 7: Côte des Tuillières - 2.2 km de montée à 7.8 %
Etape 7: Côte de Gourdon - 6.2 km de montée à 4.4 %
Etape 8: Col de Chateauneuf (626 m) - 5.4 km de montée à 4.4 %
Etape 8: Col de Calaïson (450 m) - 6.3 km de montée à 4.4 %

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