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Ça roule pour Larsson

Ça roule pour Larsson
Par Eurosport

Le 04/03/2012 à 15:26Mis à jour Le 04/03/2012 à 21:28

Gustav Larsson est le premier leader du Paris-Nice 2012. Le Suédois de l'équipe Vacansoleil a remporté le contre-la-montre initial dans les Yvelines, en devançant d'une seconde Bradley Wiggins (Sky), parti sur une chaussée détrempée. Tony Martin (Omega) a déjà concédé 25 secondes.

Pour remporter un contre-la-montre, il faut évidemment être un gros rouleur. Il faut, aussi, parfois, avoir un peu de réussite. Dimanche, Gustav Larsson a réuni ces deux éléments. Le Suédois, 31 ans, est un des meilleurs spécialistes du chrono. Ce n'est donc pas une surprise de le voir à la fête sur un tracé comme celui dessiné dans les Yvelines pour ce chrono inaugural de Paris-Nice. Mais il a obtenu un petit coup de pouce venu du ciel, lorsque la pluie s'est mise à tomber de façon abondante dans la dernière demi-heure de cette première étape.

Larsson n'a pas roulé sur le sec lui non plus. Mais les conditions qu'il a trouvées sur la route en début d'après-midi sont sans commune mesure avec celles qui ont touché les derniers partants. "C'était une bonne décision de partir au milieu du paquet. La route n'était pas complètement sèche, mais au moins elle n'était pas complètement trempée comme pour les derniers", concède le coureur de l'équipe Vacansoleil. Bradley Wiggins, son dauphin au classement, a été de ceux-là. Le britannique peut nourrir des regrets. Deuxième à un peu plus d'une seconde de Larsson, il aurait sans doute raflé la mise dans des conditions équivalentes à celle qui ont accompagné le Suédois.

Martin en retrait

Derrière Larsson et Wiggins, sans surprise, on retrouve à la fois de gros rouleurs et/ou des prétendants à la victoire finale dans ce paris-Nice. L'Américain Levi Leipheimer (Omega), considéré par beaucoup comme le principal prétendant au sacre, a signé le troisième temps, à quatre secondes de Larsson. Dans le Top 10 apparaissent également Tejay Van Garderen (BMC, 4e), Sylvain Chavanel (Omega, 6e), Rein Taaramae (Cofidis, 7e) ou Jérome Coppel (Saur-Sojasun, 9e), soit autant de coureurs dont on devrait reparler un peu plus tard dans la semaine. Tout ce monde se tient à peine en une quinzaine de secondes.

D'autres ont en revanche cédé davantage de terrain. C'est le cas notamment de Tony Martin (Omega). Pari en dernière position, l'Allemand, tenant du titre, n'a pas voulu prendre le moindre risque sur le bitume mouillé. Résultat, une 28e place peu conforme au talent du champion du monde du contre-la-montre. Martin lâche tout de même 24 secondes sur un Bradley Wiggins. Sur une épreuve comme Paris-Nice, où chaque seconde vaut souvent très cher, c'est tout de même beaucoup. Moins à l'aise dans l'exercice chronométré, Alejandro Valverde (Movistar) a terminé à 30 secondes du vainqueur. Puis il y a ceux pour qui le chrono est synonyme de galère. On pense à Thomas Voeckler et aux frères Schleck, très en dedans dimanche. Ils ont perdu respectivement 58 secondes, 54 secondes et, la palme pour Andy Schleck, 1'01". C'est encore loin, le Tour de France...

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