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D'un chrono à un autre

D'un chrono à un autre
Par Eurosport

Le 04/03/2012 à 01:16Mis à jour Le 04/03/2012 à 02:37

Dimanche, c'est par un contre-la-montre en Vallée de Chevreuse que le peloton lancera l'édition 2012 de Paris-Nice. C'est aussi par un chrono que se concluera la course au soleil, sept jours plus tard sur les pentes du fameux col d'Eze, entre Nice et Monaco.

Oublié depuis le milieu des années 1990, le chrono final du col d'Eze revient sur Paris-Nice, selon le souhait de Christian Prudhomme, directeur du Tour, et de François Lemarchand, en charge du parcours de la "course au soleil". Quitte à modifier l'équilibre général de l'épreuve au bénéfice des rouleurs, qui débuteront l'épreuve par un contre-la-montre et la termineront par un autre très exigeant. "C'est la légende de Paris-Nice", s'enthousiasme Christian Prudhomme sur le sujet. "C'est Raymond Poulidor qui bat Eddy Merckx (1972), c'est l'histoire de la course et cela faisait plus de dix ans que nous n'étions pas allés". Mais, ajoute le directeur du Tour, "c'est aussi pour cela qu'il y a avant des étapes faites pour les puncheurs et les baroudeurs, à Vassivière dans le Limousin, à Rodez et plus encore Mende, ensuite à Nice".

L'expérience d'un contre-la-montre de longue haleine (27 km) a montré toutefois l'an passé que ce type de programme avantageait démesurément les rouleurs. Trois des quatre premiers de l'exercice, de nouveau présents au départ de Dampierre-en-Yvelines, avaient confisqué le podium final (Martin, Klöden, Wiggins). "On sait que les spécialistes font de tels écarts dans les contre-la-montre qu'il est difficile de les récupérer sur d'autres terrains", reconnaît Vincent Lavenu (AG2R La Mondiale). "Tout peut être bloqué s'il fait beau temps", appuie Marc Madiot (FDJ-BigMat), "mais ça peut vite devenir un sauve-qui-peut sur le parcours s'il fait mauvais".

Valverde favori logique

"Oui, deux chronos en une semaine, ça peut bloquer la course", confirme Yvon Ledanois (Movistar), qui dirige l'équipe de l'Espagnol Alejandro Valverde, favori logique de la course avant le vainqueur sortant, l'Allemand Tony Martin. "Mais je suis persuadé que le scénario sera différent". "Comme le 'chrono' du premier jour à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (9,4 km) risque de faire des écarts, des équipes seront obligées de se découvrir et d'attaquer. On aura une course de mouvement car le étapes sont dures. Ce sera compliqué à gérer pour l'équipe du leader", ajoute Ledanois en rappelant que "le col d'Eze n'est pas un contre-la-montre comme les autres".

Christian Prudhomme souligne que les étapes du milieu de semaine sont très ouvertes: "A Vassivière (mardi), l'arrivée en bosse n'est pas faite pour un grimpeur ailé mais convient tout à fait à un Sylvain Chavanel. A Rodez (mercredi), un coureur qui s'échapperait dans les dernières bosses peut grappiller quelques secondes. A Mende (jeudi), c'est clairement fait pour un vrai grimpeur. La traversée des Gorges du Tarn est exigeante. Je suis certain que les 80 derniers kilomètres seront probants et n'iront pas forcément dans le sens du contre-la-montre". Au peloton des 22 équipes, qui comporte dix des quinze premiers du Tour de France 2011, de confirmer le pronostic sur le terrain. La (bonne) tradition de Paris-Nice veut que la course se joue à quelques secondes.

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