L’an dernier, il avait fallu attendre le 30 avril pour voir Arkéa-Samsic décrocher sa première victoire. Cette saison, la formation bretonne connaît une entame radicalement différente et ne cesse de s’imposer Grand Prix de la Marseillaise, Tour de la Provence (+ une étape) et Tour des Alpes-Maritimes et du Var (+ une étape)…
Tout va bien pour la formation d’Emmanuel Hubert, plus que jamais en course pour la montée automatique en World Tour en fin de saison. Contacté quelques jours avant Paris-Nice, le manager général d’Arkéa-Samsic nous a expliqué les ressorts de ce début de saison et les ambitions à venir de l’équipe bretonne.
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13/04/2022 À 13:18
A peine plus d’un mois de compétition, déjà 5 victoires et une 2e place au classement UCI en 2022 : quel début de saison d’Arkéa-Samsic ! Que s'est t-il passé cet hiver ?
Emmanuel Hubert : On voulait être présent dès le début de la saison, c’était une certitude. Maintenant, on ne s’attendait pas à être aussi performant. Ce n’était pas une vérité que l’hiver pouvait révéler, mais on était sûr que l’on avait très bien travaillé. On a refait nos gammes, on a repris les bases et on a surtout donné de la crédibilité en interne à toutes les valeurs, toutes les connaissances de nos entraîneurs et nos directeurs sportifs. Et en auditant tout cela, on a mis en place une stratégie. On n’est pas plus bête qu’ailleurs, on a les compétences. Après, restait à convaincre les coureurs de bosser de telle ou telle façon. Pour l’instant, ça fonctionne.

La joie de Nairo Quintana (Arkéa-Samsic), vainqueur de la 3e étape du Tour des Alpes Maritimes et du Var 2022

Crédit: Getty Images

Justement, comment persuader les coureurs de faire confiance au staff et à ses méthodes ?
E. H : Il s’agit avant tout d’être convaincant, d’être sûr de soi. Puis, de leur faire comprendre que l’on a tellement bien étudié tout cela que ça ne peut pas être moins bien que ce que l’on fait d’habitude. Donc c’était relativement facile… Il ne faut pas faire de complexe vis-à-vis de l’extérieur. Les compétences, on les a et on doit s’en servir.
Ce début de saison plus que réussi permet à Arkéa d’aborder Paris-Nice en pleine confiance. Quels seront vos objectifs ?
E.H : Il le déclare et on le déclare aussi : Nairo veut jouer la gagne sur Paris-Nice. Il l’a dans la tête… C’est la seule épreuve qui manque à son palmarès sur les courses d’une semaine World Tour, avec le Tour de Suisse. Il a déjà fait 2e de Paris-Nice en 2019. S’il n’était pas tombé sur les premières étapes en 2020, je pense qu’il aurait gagné. C’est pour ça qu’on emmène une vraie équipe autour de lui, encore une fois, avec de vraies valeurs sur le plat, des garçons capables de le protéger, mais aussi des coureurs comme "Nico" (Edet), Simon (Guglielmi), comme Conor (Swift) qui sont certainement capables de l’accompagner au pied du dernier col. Après, ils ne seront plus que dix à se disputer la victoire et, là, il sait ce qu’il a à faire. Et ce qu’il a à faire, c’est gagner.
Nairo Quintana le fait très bien en ce début d’année, avec des succès sur le Tour de la Provence, le Tour des Alpes Maritimes et du Var. Comme en 2020. Comment expliquer que, depuis son arrivée chez Arkéa, il soit si performant en février ?
E.H : Il y a plusieurs choses. Déjà, il a conscience de l’enjeu, et puis c’est un vrai compétiteur, un grand professionnel. Ce qui l’anime, c’est de gagner des courses. Il a conscience du potentiel de l’équipe, des enjeux et il a le comportement qu’un leader doit avoir. Il n’y a rien d’anormal à ce qu’il gagne. En tant que leader, c’est son devoir. C’est à lui d’emmener l’équipe le plus haut possible.

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On a souvent dit qu’il avait besoin de se sentir soutenu pour performer, ce qui n’a pas toujours été le cas à la Movistar. Finalement, sa venue chez Arkéa-Samsic, une équipe familiale, tombait sous le sens…
E.H : Oui. C’est dû à ses origines, mais aussi à son esprit de famille qui est important. Dans une plus grosse "usine", Nairo peut être vite perturbé, surtout s’il est mis en concurrence. Il en faut toujours une petite concurrence en interne pour créer cette émulation, ce qui est la logique dans un sport de compétition. Mais Nairo a besoin aussi d’être rassuré, de savoir que ses équipiers vont tout donner pour lui. Il a connu par le passé, ailleurs, des journées difficiles où ça travaillait pour lui, mais avec certaines arrière-pensées. Chez Arkéa-Samsic, quand ses équipiers le déposent au pied ou à la moitié d’un col, comme sur le Tour de Provence ou aux Alpes Maritimes et du Var, il sait qu’ils ont donné le maximum. Et Nairo a besoin de ça.
Au point de prétendre au podium sur le Tour ? Il dit encore y croire…
E.H : On n’a pas le droit de s’interdire quoi que ce soit quand on est dans un sport de compétition. On a des qualités, avec des gens capables de faire de très belles choses. Maintenant, il faut les exploiter. Et arrivera ce qui arrivera. Ces vingt dernières années m’ont bien appris qu’il faut toujours y croire. Justement, c'est quand on se dit que c’est foutu... que ça finit par tourner. Je ne m'interdis rien et, surtout, je n’interdirai jamais un coureur de rêver à quelque chose, parce que le rêve fait partie de l’ADN d’un athlète. Si on n’a plus de rêve, autant mettre une couverture sur soi et attendre que ça se passe !

Le podium du Tour de France 2015: Nairo Quintana, Chris Froome et Alejandro Valverde

Crédit: AFP

Le rêve du World Tour, lui, se rapproche de plus en plus avec ce début de saison canon. Voilà Arkéa avec 1000 points d’avance sur le premier "relégable". Comment gérez-vous cette course à la qualification ?
E.H : Il ne faut pas se mettre martel en tête. Il faut premièrement travailler, deuxièmement travailler et troisièmement travailler. Ensuite seulement on fera l’état des lieux. Et si ça veut sourire, alors ça sourira... les coureurs, le staff et l’équipe Arkéa-Samsic seront récompensés. Maintenant, entre la 12e et 19e-20e place, c’est très serré. Tout peut changer assez vite et on peut assez rapidement sauter des 18 qualifiés pour le World Tour. Aujourd’hui, certaines équipes sont en difficulté, mais peut-être que demain, elles vont réagir, se refaire une santé et performer.
1000 points d’avance, c’est bien. 1000 points d’avance, c’est beaucoup, mais ça peut aussi être très peu. On est dans un sport avec deux roues qui tournent. Parfois, elles tournent dans le bon sens et, parfois, elles tournent dans le mauvais. Parfois, on ne se rend pas compte du moment où ça s’arrête de bien tourner, juste avant que ça tourne dans le mauvais sens. En fait, il faut continuer de travailler, que ça ne soit pas une prise de tête journalière parce que sinon, les coureurs, on va les perdre. C’est une évidence.
Est-ce que cette course au World Tour change la façon dont vous abordez les courses ? Il y a forcément une vraie quête de points...
E.H : On ne se focalise pas que sur les points. Il y a une phrase de Bernard Hinault que je n’ai jamais oubliée : "Si tu gagnes des courses, tu gagneras de l’argent". Et bien si tu gagnes des courses, tu marqueras des points. La dynamique et la stratégie de l’équipe Arkéa en ce moment, c’est de ne pas se créer de limites. Si on gagne des courses, si l’on fait de bonnes performances, obligatoirement, les points seront là. Il ne faut surtout pas descendre du bus en ayant la peur au ventre, à se dire "aujourd’hui, il faut qu’on marque au moins cent points". Non, non … Ça ne serait pas viable, ça ne serait pas audible et ça ne serait surtout pas supportable tout au long d’une année.
La culture de la gagne, c’est de se féliciter quand on gagne, et non pas quand on fait 2e ou 3e
Vous avez peur que la pression prenne le dessus ?
E.H : On est dans le rôle d’un potentiel promu. La pression est plus sur ceux qui risquent d’être relégués. Pour nous, ça ne serait que du bonus d’accéder au World Tour. On construira notre programme et surtout notre équipe en adéquation avec les courses qu’on aura à faire. Mais ça reste du bonus. Il faut, quoi qu’il se passe, qu’on prenne du plaisir sur les courses. Au départ du Samyn (mardi dernier*), toute l’équipe présente était motivée et ça ne parlait pas de points. Ça parlait de faire la meilleure position possible. Et la meilleure position c’est quoi ? C’est de gagner. Ce qui anime une équipe de compétition, c’est la victoire. La culture de la gagne, c’est de se féliciter quand on gagne et non pas quand on fait 2e ou 3e. Il y a certaines places qui sont très bien et où l’on se doit de dire : "Bravo, t’as fait un truc sympa". Mais l’objectif ultime, c’est de gagner
* Hugo Hofstetter a pris la 2e place du Samyn.

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Ne pas monter en World Tour ne serait donc pas un problème sur le plan sportif pour le futur ?
E.H : Si on en est là aujourd’hui, c’est parce que les partenaires qui sont derrière nous, qui nous soutiennent depuis des années, sont des compétiteurs aussi. Il y a une volonté de tout le monde d’aller taper à la porte et de briller au plus haut niveau. Maintenant, il n’y a que 18 équipes en World Tour pour 22 à 23 postulants chaque année. Et si par malheur on venait à ne pas monter - même si c’est clairement notre objectif - on pourrait avoir exactement le même calendrier en World Tour à condition d’être l’une des deux meilleures équipes de Continental Pro. Et on aurait encore la permission de choisir notre calendrier, comme cette année.
Une liberté que vous avez d’ailleurs exploitée en refusant l’invitation qui vous était offerte pour le Tour d’Italie. Pourquoi avoir pris une telle décision ?
E.H : Certains ont pu dire que nous avons renoncé au Giro à cause des points, mais c’est faux. Certes, il y avait peut-être un petit calcul à faire, mais un bon Giro peut rapporter beaucoup de points. Simplement, on n’a pas le droit de faire des bêtises, d’amener nos deux ou trois leaders sur le Giro et puis d’arriver sur le Tour comme on le pourra. C’est priorité au Tour de France et on veut être performant dès le début de l’épreuve. C’est pour ça que le deuxième choix s’est porté sur la Vuelta. Parce que soit c’est du rattrapage, ce que je n’espère pas, soit c’est du bonus.
Cette année, le Tour c’est un peu un Paris-Nice, sauf qu’il dure trois semaines
Pourtant, Warren Barguil avait déclaré qu’il aimerait s’y rendre pour gagner une étape et rentrer dans le cercle fermé des coureurs vainqueurs sur les trois Grands Tours…
E.H : Ça a créé de la déception parce que Warren est quelqu’un de volontaire. On en a beaucoup parlé ensemble. Je suis un livre ouvert avec mes coureurs, je leur dis clairement les choses, je ne m’en cache pas. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Si on fait une très belle année 2022, avec la résultante que l’on espère, le Giro sera pour 2023.

Warren Barguil sur le Tour de France 2021

Crédit: Getty Images

La grande majorité des équipes voit le Tour comme LE moment fort de leur saison, qu’importe leurs statuts et leurs chances de gagner l’épreuve. Qu’est-ce qui rend le Tour aussi unique pour les équipes ?
E.H : C’est LA course au monde sur laquelle un partenaire veut absolument être. La visibilité est tellement énorme sur le Tour ! C’est presque hors norme, par rapport aux autres épreuves. Au cours d’une saison, on peut avoir de très belles satisfactions, mais une équipe comme Arkéa-Samsic, à un moment donné, doit briller sur le Tour. Jusque-là, on n’est pas passé pas loin, mais gagner une étape sur le Tour n’est pas facile. En 2021, quatorze des vingt-une étapes se sont jouées entre quatre équipes (QuickStep, Jumbo-Visma, UAE Team Emirates et Bahrain-Victorious). Cela ne laisse pas beaucoup de place pour les autres.
Le Tour est donc l’évènement majeur de la saison, pour le sponsor comme pour les coureurs et le staff.... Mais le tracé a-t-il beaucoup d’importance sur la composition de l’équipe ? Quelle est votre stratégie ?
E.H : Cette année, c’est un peu un Paris-Nice, sauf qu’il dure trois semaines. Il faudra donc composer en première semaine avec bon nombre d’aléas, de bordures et tout ça… Ensuite, ça va devenir dur, comme le Tour l’est chaque année. Il faut réfléchir très tôt pour avoir la meilleure équipe et surtout prévenir les coureurs, leur dire "toi t’es prévu sur le Tour" et les rassurer assez vite.
Vous ne préférez donc pas, comme d’autres équipes françaises, attendre après le Championnat de France pour décider - ou tout cas pour annoncer - la composition de l’équipe ?
E.H : Il vaut mieux rassurer et l’annoncer assez rapidement. Se préparer pour le Tour, ça ne s’invente pas. Il faut être prêt relativement tôt, avoir ça en tête et pas autre chose. Attendre, c’est risqué. Des coureurs peuvent bien marcher au mois de juin mais, au mois de juillet, être en phase descendante.

L'équipe Arkea Samsic lors du Tour de l'Algarve.

Crédit: Getty Images

La préparation est-elle différente quand on est une équipe Continental Pro invitée ?
E.H : On n’a pas la classification World Tour mais on y ressemble fortement quand même. Quand elle est au départ d’un Grand Tour ou d’une grande classique, l’équipe a de la gueule. On n’a rien à envier à beaucoup de structures World Tour, à l’exception des six-sept premières équipes mondiales. C’est peut-être plus facile d’avoir de très grands équipiers comme peuvent en avoir Bernal ou Pogacar. Encore que ! La première année où Pogacar gagne le Tour, il avait de bons coureurs avec lui mais il n’était pas super équipé non plus. Il faut y aller marche par marche et, surtout, ne pas brûler les étapes. Arkéa-Samsic fait des envieux et n’a rien à envier à ce qu’il se passe à côté. Bon nombre d’équipes aimeraient avoir Quintana, Barguil ou Bouhanni. La preuve, on nous les demande !
Justement, comment va Nacer Bouhanni ?
E.H : Il a été très touché par son accident en stage (il a été percuté par une voiture à l'entraînement le 20 janvier, ndlr). Un trauma, une commotion cérébrale, c’est loin d’être anecdotique. Ça a mis un petit coup d’arrêt mais il était bien préparé et je pense qu’il va retrouver un bon coup de pédale après Tirreno-Adriatico. Pour Milan-SanRemo par exemple...

Nacer Bouhanni

Crédit: AFP

Et Warren Barguil ? Visera-t-il de nouveau les classiques cette saison ou aura-t-il encore des responsabilités sur certains classements généraux ?
E.H : Avec Warren, on change petit à petit notre fusil d’épaule. Les classements généraux, c’est bien et je suis certain qu’il serait capable de bonnes choses, mais ça demande beaucoup de concentration. On est bien équipés avec Quintana avec le général, ça laissera donc plus de liberté à Warren pour faire de très beaux coups, de belles performances sur des "one-shot", en puncheur. Il faut aussi l’exploiter.
D’autant qu’il n’y a pas que vos trois leaders qui marchent en ce début de saison : Capiot s’est imposé sur la Marseillaise, Gesbert a fait 4e du Tour d’Oman…
E.H : Ça fait toujours plaisir quand je vois Warren, Nacer ou Nairo gagner mais je suis presque plus satisfait quand je vois mes petits jeunes qui débarquent derrière, qui font 7 ou 8e d’un Algarve. On a des garçons qui accompagnent généralement les leaders mais qui parfois ont leur chance. Des coureurs comme Swift, Louvel, Guernalec, ça va vite en chrono, ça grimpe… On a créé une belle structure à venir avec les jeunes. Pour les non-connaisseurs, ça passe sans doute inaperçu mais, pour des connaisseurs, ce que fait Mathis Louvel sur les flandriennes, au Het Nieuwsblad notamment, c’est très fort. Ça reste quelqu’un qui a un très gros moteur et de grosses capacités. C’est pour cela qu’il va faire Paris-Nice avec Quintana pour le protéger et l’emmener dans les bordures, au cas où il y en ait en début de semaine. L’équipe fonctionne bien, il y a une âme, une identité, une dynamique qui se crée.

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L’une des principales réussites de votre recrutement de l’intersaison est d’avoir conservé cette identité, cette âme tout en améliorant l’équipe ?
E.H : Je suis très satisfait du recrutement. Il n’a pas forcément marqué les esprits, avec des grands noms mais, moi, je ne suis pas partisan de changer pour changer. Je préfère améliorer par petites touches et faire progresser l’équipe, avec des garçons comme Simon (Guglielmi), comme Hugo (Hofstetter), le petit (Kevin) Vauquelin… On a produit quelque chose qui était déjà dans le moule et ces personnes s‘adaptent bien. Un coureur comme Nicolas Edet, après de nombreuses années chez Cofidis, a trouvé chaussure à son pied ici. C’est très important pour moi parce que ça signifie qu’on est dans le vrai.
Arkéa-Samsic plait et donne envie aux jeunes
Ça n’a pourtant pas été facile… A quoi vous êtes-vous raccroché ?
E.H : C’est une construction, et une réflexion, menée tous ensemble, avec une logique et une stratégie. On a eu sur les cinq dernières années une construction d’équipe "petit-petit", "menu-menu", sans "péter plus haut qu’il faut". Il faut voir la réalité des choses. Le plus difficile dans le cyclisme, c’est de lever la tête du guidon et d’avoir une visibilité sur le long terme, notamment vis-à-vis des partenaires. C’est difficile de se projeter, mais il faut toujours essayer de voir le coup d’après.
Ce n’étaient pas forcément les coureurs les plus connus du grand public, mais les arrivées des prometteurs Vauquelin et surtout de Verre symbolisent bien cela. On a l’impression qu’Arkéa-Samsic a changé de dimension pour les jeunes…
E.H : Alessandro Verre était casté par les plus grandes équipes, d’INEOS à UAE, en passant par la Bahrain-Victorious et les équipes italiennes bien évidemment… Mais aujourd’hui, l’équipe Arkéa-Samsic plait et donne envie aux jeunes, qu’ils soient Français ou étrangers. C’est une réelle satisfaction, ça veut dire que l’on est dans la bonne façon de penser pour demain. Les jeunes sont très difficiles aujourd’hui sur leur choix, ils savent ce qu’ils veulent. Quand un Kevin Vauquelin, qui est l’un des meilleurs espoirs français de ces dernières années avec Romain Grégoire, choisit notre équipe, ce n’est pas par hasard. C’est parce qu’il s’est beaucoup renseigné. C’est que pour les jeunes, il y a une vraie perspective. C’est une construction de longue haleine et ça plait.

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Il faudra sûrement attendre pour les voir sur les plus grandes courses, vu leur jeune âge, mais les promesses semblent évidentes...
E.H : Il n’y a pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour s’en apercevoir ! Il suffit de voir les courses de Kevin Vauquelin, on comprend tout de suite les capacités qu’il peut avoir. Même s’il doit encore faire ses gammes. Et il est évident qu’Alessandro Verre a les qualités sur des montées sèches, très dures. Maintenant, il y a encore beaucoup de travail à faire. L’équipe de demain est dans le jeu et elle est construite.
Et que faut-il vous souhaiter pour cette saison ?
E.H : Il y a deux victoires dont on rêve, une étape du Tour et les Championnats de France. C’est tellement beau d’avoir le maillot national… Et puis une victoire sur le Tour, ça serait une grande satisfaction et une belle récompense pour tout le groupe.
Et pour Paris-Nice ?
E.H : Le gagner. On vient pour ça.

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