Paris-Nice 2025 | Visma pour défendre Matteo Jorgenson ou la folle dernière étape : qui sera le plus fort ?

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A moins de 120 kilomètres de l'arrivée (119,9 précisément), 37 secondes suffisent-elles pour assurer à Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike), leader de rechange après l'abandon de Jonas Vingegaard, une dernière journée tranquille sur Paris-Nice ? La force de son équipe autant que la concurrence laissent penser que oui. Mais autour de Nice, le suspense est souvent présent ces dernières années.

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Qu'ont en commun Brandon McNulty, Primoz Roglic, Simon Yates et Tony Gallopin ? Si tous ont porté, au moins un jour, le maillot de leader d'un grand tour, c'est du côté de Nice qu'il faut chercher ce qui nous intéresse ici. L'Américain (2024), le Slovène (2021), le Britannique (2018) et le Français (2014) ont tous perdu Paris-Nice le dernier jour. Sur les dix dernières éditions qui sont allés jusqu'à la Promenade des Anglais, le maillot jaune a changé d'épaule 40% du temps sur l'ultime étape. Du bon côté de l'histoire en 2024, Matteo Jorgenson (Visma | Lease a Bike) a-t-il des raisons de trembler cette année ?
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Le tourniquet à la sauce montagnes russes du dernier jour de la Course au Soleil est l'une des nombreuses réussites des organisateurs. Un peu moins difficile, le parcours de cette année proposera pour autant un profil propice aux coups de Jarnac qui font le sel de Paris-Nice et de son ultime weekend. "Cette course n'est pas terminée tant qu'elle n'est pas terminée, a justement rappelé le maillot jaune Jorgenson, après une 7e étape très tranquille pour lui si l'on met de côté la météo. Les deux dernières étapes sont toujours très stressantes".
Jorgenson comme Bernal, Roglic ou Pogacar ?
Ce n'est pas pour rien si 40% des dix derniers maillots jaunes ont abandonné leur porteur du dimanche matin. Un pourcentage auquel on aurait pu ajouter 20% s'il n'avait pas manqué quatre secondes à Alberto Contador pour renverser Geraint Thomas en 2016 et deux au même Espagnol pour déloger Sergio Henao l'année suivante. Seuls Egan Bernal (2019), Primoz Roglic (2022) et Tadej Pogacar (2023) ont passé des dimanches somme toute tranquilles sur la Côte d'Azur. Trois multiples vainqueurs de grands tours ce que Matteo Jorgenson sera peut-être un jour mais qu'il n'est pas encore, loin de là (8e du Tour 2024).
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Sa concurrence se nomme Florian Lipowitz (Red Bull-Bora Hansgrohe) et Thymen Arensman (INEOS Grenadiers). Probablement l'Allemand seulement car si lui pointe à 37 secondes ce dimanche matin (il en a glané… trois samedi), le Néerlandais est à plus d'une minute (1'20''). Lipowitz, révélation de la saison 2024 (7e de la Vuelta), a le tempérament et les qualités pour briller sur une étape comme celle de ce dimanche. Sera-ce suffisant pour autant ? Rien n'est moins sûr…
Evenepoel n'a pas réussi en 2024…
A pareille époque l'an dernier, Matteo Jorgenson se préparait à se lancer dans la grande bagarre pour déloger Brandon McNulty de la tête du classement général. L'Américain avait trouvé en Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) un allié de choix dans l'opération. Le Belge, heureux de remporter son étape et de gratifier le public niçois d'une célébration piquée au tennisman Ben Shelton, avait tenté de désarçonner son encombrant compagnon pour remporter Paris-Nice lui-même. Jamais il n'avait pu ne serait-ce que le déloger de sa roue. Si Evenepoel n'a pas réussi, comment Lipowitz pourrait l'espérer ?
Il y a fort à parier que la Visma | Lease a bike a réglé le problème de ce Paris-Nice vendredi dans l'étape des bordures alors même qu'elle avait perdu Jonas Vingegaard, non-partant le matin même. Mais sera-t-elle aussi souveraine sur un parcours accidenté ? Victor Campenaerts, Edoardo Affini, Per Stand Hagenes, Bart Lemmen et Axel Zingle ne constituent pas l'équipe la plus effrayante que les abeilles puissent aligner en montagne. Aussi, Jorgenson devra peut-être se débrouiller tout seul. Après quelques jours dans le froid, le beau temps annoncé sur Nice pourrait rebattre les cartes mais l'Américain, local de l'étape, connaît la région par cœur et l'histoire récente de Paris-Nice. Nul doute qu'il sera prêt si grande bagarre il devait y avoir.
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