Paris-Nice 2026 | Lenny Martinez et Kevin Vauquelin : L'avenir leur appartient aussi
Eurosport sur GoogleAu bout d'une très belle semaine pour les Français sur Paris-Nice avec deux succès d'étape mais aussi six coureurs dans le Top 12 du classement général, Kevin Vauquelin (INEOS Grenadiers, 4e) et Lenny Martinez (Bahrain-Victorious, 5e) ont montré qu'ils avaient encore passé un cap. Le second s'est même offert le luxe de suivre puis de battre Jonas Vingegaard ce dimanche à Nice.
Martinez s'offre une victoire de prestige devant Vingegaard : son sprint en vidéo
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Il faudra encore attendre pour voir un Français succéder à Christophe Moreau, le dernier à avoir remporté une course par étapes World Tour avec le Dauphiné en 2007. La rengaine prendrait presque des allures absurdes et il fallait avoir une sacrée foi en Kevin Vauquelin (INEOS Grenadiers) ou Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) pour les imaginer battre Jonas Vingegaard sur Paris-Nice mais il faudrait aussi porter des oeillères pour ne pas voir que leurs performances cette semaine continuent de dessiner une belle progression pour deux coureurs de 24 et 22 ans.
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Martinez : Le scalp de Vingegaard mais pas seulement
Il y un an, Lenny Martinez s'était sérieusement fait tancer par Roman Kreuziger pour avoir gâché sa belle victoire d'étape sur Paris-Nice en explosant le lendemain dans les bordures. En quelques jours, douze mois plus tard, il a montré tout le chemin parcouru. Jeune, peut-être encore plus dans sa tête que dans son corps, l'ancien de la Groupama-FDJ devient un "coureur de plus en plus complet", dixit Romain Bardet qui l'a observé de près toute la semaine sur Paris-Nice.
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Martinez, bien plus qu'une victoire : "Lenny a fait un grand pas en avant cette semaine"
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Septième à Uchon sur l'étape des bordures, quatrième le lendemain, Martinez a fini sa semaine en apothéose en battant un Jonas Vingegaard qui voulait gagner à Nice, ouvrant ainsi son compteur en 2026 et portant son total à 11, autant que notre consultant, déjà. "Le bilan est bon, a-t-il résumé ce dimanche. J'étais bien tous les jours, je n'ai pas eu de jour sans, je suis beaucoup plus régulier".
"C'est ce que l'on attend de la part de Lenny Martinez", atteste Steve Chainel. Faut-il le rappeler, le Français fut le seul à pouvoir suivre une attaque de Jonas Vingegaard dans une ascension cette semaine. "Pour sa confiance, ça doit être quelque chose de fondateur. Ça devait être dûr mais on ne l'a pas senti à la limite sur le point d'exploser, poursuit Bardet. Il se retrouve petit à petit là où on l'attend, c'est-à-dire à lutter avec les meilleurs coureurs du monde quand ça se décide entre favoris."
Parti à Bahrain-Victorious pour poursuivre sa progression, s'émanciper du cocon Groupama-FDJ et remplir son compte en banque, Martinez était un homme de coups, en atteste son nombre déjà élevé de victoires. Ce Paris-Nice pourrait être une première pierre vers une mue en un coureur régulier sur qui l'on peut compter. Avec le talent dont il dispose, c'est une immense promesse.
Vauquelin : Des galères et une grande performance
Pour Kevin Vauquelin, ce Paris-Nice pourrait bien ressembler à ce qu'il connaîtra souvent chez INEOS Grenadiers, habituée à empiler les leaders parmi lesquels le Français ne fait pas tâche, loin de là. Dimanche dernier, ils étaient trois à pouvoir faire briller les couleurs britanniques : lui donc mais aussi Oscar Onley et Carlos Rodriguez. A Nice, c'est pourtant bien Vauquelin qui finit le plus haut chez INEOS avec une 4e place qu'il aurait bien aimé transformer en podium.
Ce dimanche, son équipe a travaillé pour envoyer leur leader sur orbite, problème celui-ci s'est retrouvé bloqué, incapable de monter dans les tours dans la dernière ascension. "Le bilan sur le niveau physique et le comportement est très bon, note Romain Bardet. Comptablement, je pense qu'il aurait aimé faire un podium. C'est frustrant mais je pense qu'il est dans du long terme avec cette équipe pour viser le Tour de France".
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Vingegaard, la grogne et le diesel pour commencer, le turbo pour finir
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Ce n'est pas ce dimanche que Vauquelin a laissé échapper le podium. Il faut plutôt remonter à l'étape des bordures, un jour où sa formation l'a abandonné pour trouver ce qui lui manque au final. Mais mercredi, le 7e de la dernière Grande Boucle a livré une grande performance physique mais aussi mentale. "La résilience qu'il a eue sous cette étape-là, c'est admirable, salue Bardet. Je trouve que, mentalement, c'est là où il a le plus progressé. Les premières années, il était un peu friable. On savait qu'il avait un gros moteur mais il n'arrivait pas toujours à l'exploiter. Le Tour a été un déclic".
La Grande Boucle, c'est précisément son horizon dans une équipe qui vise haut avec lui et les autres mais dans laquelle il s'est fait, à n'en pas douter, une place avec sa performance sur Paris-Nice. L'idée de le voir, un jour, remporter une course par étapes d'une semaine est plus que jamais vivante pour un coureur dont on n'a pas encore vu les limites.
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Martinez n'a pas eu peur de Vingegaard : le résumé de la 8e étape
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