Paris-Nice 2026 | "Pas au niveau d'Evenepoel ou Del Toro" : Du grand Jonas Vingegaard… vraiment ?
Eurosport sur GoogleSauf accroc sur la dernière étape ce dimanche, Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) va remporter son premier Paris-Nice au bout d'une semaine qu'il aura dominée assez facilement. Sa performance mercredi dans l'étape des bordures puis jeudi pour une seconde victoire d'étape l'ont placé en patron mais était-il si fort que ça cette semaine face à une concurrence toute relative ?
Vingegaard en voulait encore : sa victoire éclatante sur la 5e étape en vidéo
Video credit: Eurosport
"Killer Jonas a détruit tout le monde". Victor Campenaerts n'est jamais avare d'un bon mot ou d'un surplus d'enthousiasme. Ceux qui le suivent sur les réseaux sociaux reconnaissent son accent entre mille et viennent de lire la première phrase avec sa voix si particulière dans sa tête. Habitué à être le meilleur ami de Matteo Jorgenson, le Belge a dû faire avec Jonas Vingegaard cette semaine sur Paris-Nice où rien n'a changé puisqu'un Visma a encore dominé la course. Dominé, et pas écrasé en ce qui concerne Vingegaard, tout aussi fort que l'a trouvé Campenaerts.
Saut catastrophe de dernière minute, ce qui peut toujours arriver sur Paris-Nice et la Visma en sait quelque chose pour avoir vu Primoz Roglic tout perdre autour de Nice en 2021, Jonas Vingegaard complètera une jolie collection de courses par étapes qui compte aussi Tirreno-Adriatico, le Tour du Pays basque et le Critérium du Dauphiné. Un accomplissement qu'on aurait tendance à ne pas mesurer à sa juste valeur à une époque où seules quelques classiques et les grands tours semblent avoir de la valeur.
Sans Ayuso, Vingegaard n'avait vraiment plus de concurrence
En mai prochain, le Danois, double vainqueur du Tour de France (2022 et 2023) et lauréat de la Vuelta à la fin de l'été dernier, visera, au Giro, le triplé sur les grands tours avant de retrouver son rival, Tadej Pogacar, sur les routes de juillet. Ce n'est qu'à l'aune de leur duel à distance que sont jugées les performances de Vingegaard. C'est injuste, peut-être, mais c'est ainsi. Si "Pogi" évolue seul dans sa catégorie, l'unique coureur à pouvoir s'en approcher porte les couleurs de la Visma. Lui-même se réclame de ce duel, ne courbant jamais l'échine. Face au Slovène, il y Mathieu Van der Poel d'un côté, lui de l'autre.
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Vingegaard ne leur a laissé aucun espoir : son attaque parfaite avant sa victoire en vidéo
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Il a manqué un Juan Ayuso jusqu'au bout pour pouvoir jauger un peu mieux les performances de Vingegaard toute la semaine de la région parisienne à l'arrière-pays niçois. Dans la si difficile étape des bordures, le Danois comme l'Espagnol se trouvaient dans le bon coup avant que ce dernier ne soit victime d'une chute et doive abandonner. C'est en solitaire que "Vingo" a fini l'étape, laissant Daniel Felipe Martinez quasiment pour mort. Ce jour-là, et au général, Vingegaard a dominé le… 6e leader de la Red Bull-Bora-Hansgrohe.
"Sur ce Paris-Nice, ils n'ont pas vraiment eu de journées avec des conditions idéales pour faire des grosses performances en termes de puissance, confie Romain Bardet, consultant pour Eurosport. Mais ce qu'a fait Vingegaard, ce n'est pas du niveau de Remco Evenepoel à Valence, d'Isaac Del Toro à l'UAE Tour ou évidemment de Tadej Pogacar aux Strade Bianche…"
C'est Pogacar, lui, puis les autres
Comptez sur Vingegaard dimanche pour dire à quel point sa semaine française le gonfle de confiance pour la suite d'une saison qui l'emmènera en Catalogne avant un long break et le Tour d'Italie. C'est peut-être aussi parce qu'il est conscient de l'écart qui l'a séparé de Pogacar ces deux dernières saisons que le Danois s'est résolu à aller remporter un Giro dont il s'élancera en immense favori.
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Partage de la route : "Ce n'est pas à Vingegaard que j'en veux, mais à Visma"
Video credit: Eurosport
"Jeudi il n'a pas transpercé tout le monde, estime Bardet. Je pense qu'il y a toujours un écart par rapport à Pogacar. De toute façon, il est intouchable s'il reste au niveau de 2024 et 2025. Même le Vingegaard de 2022 ou 2023 qui était d'ailleurs moins fort que le même coureur en 2025. En revanche, s'il y a toujours Pogacar tout seul en haut, Vingegaard est aussi seul dans la catégorie. Il y a lui, puis les autres derrière".
Sans Pogacar, mais aussi sans Ayuso au final, privé d'Almeida, Evenepoel, Del Toro ou Seixas, ce Paris-Nice ne pouvait se finir autrement que par une victoire de Jonas Vingegaard. Celle-ci, aussi belle et impressionnante soit-elle, doit être remise dans son contexte. Il y avait lui et les autres et ce sera probablement ainsi à chaque fois en l'absence de Pogacar.
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