Paris-Nice - 7e étape | Jonas Vingegaard : "La pluie fait partie de notre boulot mais quand il neige, c'est différent"

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Étape-reine de l'édition 2026 de Paris-Nice, la 7e a accouché d'un sprint massif remporté par le Français Dorian Godon (INEOS Grenadiers). Pas tout à fait le scénario envisagé pour une journée qui devait se finir en altitude et avec les meilleurs grimpeurs du peloton de la Course au Soleil qui a encore dû composer avec la neige.

Parcours XXS, neige, chutes et bouquet pour Godon : le résumé de la 7e étape

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L'esprit taquin dirait, qu'au moins, l'organisation de Paris-Nice est rodée à ce genre de scénarios. La Course au Soleil porte souvent mal son nom et ce samedi, ce n'était pas la première fois qu'elle devait revoir ses plans et qu'elle devait faire faux-bond à Auron, déjà privée de son arrivée en 2024. La fin de l'hiver dans le sud-est de la France est décidément imprévisible et si des trombes d'eau se sont abattues sur Nice et sa région, la neige s'est mêlée à la fête, ce qui n'a pas plu à Jonas Vingegaard.
Des premiers indices en milieu de semaine aux multiples décisions entre vendredi et samedi matin, radio peloton a fonctionné à plein. Au bout du compte, tiraillé de tous les côtés entre l'enjeu sportif, le prestige de sa course et la sécurité des coureurs, ASO a livré un parcours de 47 kilomètres, amputé de toutes les parties descendantes pour une montée en pente douce vers Isola Village. Le tout a accouché d'une étape monotone seulement secouée mollement par l'offensive d'un valeureux Tim Marsman (Alpecin - Premier Tech), contrôlée par un peloton qui s'était préparé à une guerre sportive qu'il a finalement dû mener face à la météo, au froid notamment, ce qui l'a empêché de se la faire lui-même.

Vingegaard aurait voulu une étape de… 37 kilomètres

Paris-Nice n'étant pas le Giro, et les conditions n'étant pas aussi terribles qu'elles peuvent l'être parfois en mai sur des cols à plus de 2 000 mètres d'altitude, elle s'est évitée une plus grosse polémique. C'est en convoi et sans faire de vagues que les coureurs ont rallié le départ en début d'après-midi pour une heure de vélo. Une heure qui aurait pu se passer parfaitement sans des chutes dans le final. "Il aurait mieux valu que la ligne d’arrivée se trouve 10 kilomètres plus tôt, pensait Jonas Vingegaard, toujours maillot jaune. Il semble qu’il y ait eu quelques chutes à la fin, peut-être parce que la route était glissante."
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Parcours atypique et vainqueur tricolore : Godon s'impose à Isola

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Lui-même y a échappé, préférant ralentir quand il a constaté que la jauge de danger grimpait, pour finalement être mis dans le même temps que le vainqueur. "Nous voulions courir, a de son côté confié le vainqueur du jour, Dorian Godon (INEOS Grenadiers). En tant que coureurs, nous étions motivés, on a voté pour courir et on est resté concentré du début à la fin". Sans doute le fait que le nouveau parcours le place comme l'un des favoris du jour a poussé le Français à vouloir y aller, tout comme 70% du peloton, chiffre avancé par France Télévisions. Si l'on peut penser que certains avaient intérêt à ce que l'étape se court, on est en droit de douter que cela concernait 70% de la meute.

Paris-Nice a sauvé la face

C'est parce qu'ils sont professionnels et qu'ils connaissent les enjeux financiers mais aussi de prestige qu'une grande majorité des coureurs de Paris-Nice a voté pour courir. "Nous étions et nous sommes toujours résolument tournés vers la compétition, déclarait encore Vingegaard. Il faut aussi comprendre que Paris-Nice est l’une des plus grandes courses et qu’elle compte de nombreux sponsors. Il y avait une étape aujourd’hui que nous voulions disputer".
En apprenant des erreurs du passé, sans vouloir imposer des décisions qui allaient à l'encontre de la sécurité des coureurs, Paris-Nice s'est épargnée des déclarations tapageuses. Certains coureurs ont estimé que l'étape aurait pu être encore plus courte que les 47 kilomètres proposés, un avis probablement partagé par Harold Tejada, semble-t-il la plus grosse victime des chutes dans le final, mais aucun ne s'est lancé dans une critique argumentée de l'organisation. Sportivement Paris-Nice y a perdu et peut-être devra-t-elle se poser la question de vouloir monter aussi haut à cette époque-là de l'année et dans cette partie-là de l'Hexagone mais au moins, a-t-elle sauvé l'essentiel, à savoir la face.
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