Historique !

C'est l'année Van Petegem! Une semaine après son triomphe dans le Tour des Flandres, le Belge a magistralement remporté Paris-Roubaix dimanche en devançant Dario Pieri et Viacheslav Ekimov. Un doublé historique, que personne n'avait accompli depuis Roger

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Crédit: Eurosport

Sous le soleil, les pavés. Loin de l'image d'Epinal de Paris-Roubaix, avec sa pluie glaciale et sa boue collante, cette 101e édition était bien loin de l'Enfer habituel, au moins au plan météorologique. Mais elle n'en restera pas moins historique, à plus d'un titre. D'abord parce que Johan Museeuw, le plus grand coureur de classique de ces dix dernières années, a sans doute livré l'une de ses dernières batailles, si ce n'est la dernière. Le Lion de Gistel est tombé les armes à la main. Logiquement battu, il ne rejoindra donc pas dans l'histoire Roger De Vlaeminck, recordman des victoires avec quatre succès.
Mais De Vlaeminck a toutefois vu un autre de ses compatriotes devenir son égal. Il était en effet le dernier à avoir accompli l'exploit de remporter la même année le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. C'était en 1977. 26 ans plus tard, Peter Van Petegem a réécrit l'histoire. Une semaine après sa démonstration sur le "Ronde", le coureur de la Lotto a livré une merveille de course dimanche, où il a maîtrisé tous les éléments.
Grandeur et décadence
On a pourtant longtemps cru que le Belge avait démarré trop tard pour aller chercher Dario Pieri et Viacheslav Ekimov, dont l'offensive à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée avait paru décisif. Mais dans le Carrefour de l'Arbre, qui est à Paris-Roubaix ce que le Mur de Grammont est au Tour des Flandres, PVP a mis le turbo. En quelques hectomètres, le voilà qui gobe d'abord Rolf Aldag, alors intercalé, avant de fondre sur les deux hommes de tête. Une vraie mobylette. Au même moment, Museeuw avance au ralenti, quatre kilomètres derrière. Grandeur et décadence...
Dès lors, dans la lutte à trois qui s'engage pour la gloire, il ne fait guère de doutes que Van Petegem est le plus costaud. Le plus frais aussi. Pieri n'a eu de cesse de démarré pendant deux heures. Ekimov, lui, parait soudain son âge (38 ans) alors qu'il volait vingt minutes plus tôt. Van Petegem a en revanche intelligemment ménagé ses efforts. Il n'a accéléré qu'une fois, comme lors du Tour des Flandres. Au moment où ils pénètrent sur le Vélodrome roubaisien, cette habile gestion va faire la différence.
Van Petegem mène son sprint comme il a mené sa course. A la perfection. Même le démarrage en forme de coup de bluff d'Ekimov à 200 mètres de la ligne ne le surprend pas. Il saute dans la roue du Russe, le passe irrémédiablement et s'impose finalement avec une bonne longueur d'avance sur Pieri sur la ligne. A 33 ans, le Belge rejoint dans la légende des classiques six de ses compatriotes (Rebry, Gijssels, Impanis, De Bruyne, Van Looy et De Vlaeminck) qui, entre 1934 et 1977, avaient eux aussi signer cet exigeant doublé. Sous les pavés, la gloire, et l'histoire...
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