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"Gagner la Coupe du monde"
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Publié 14/04/2003 à 11:45 GMT+2
Réputé pour son caractère ténébreux, Peter Van Petegem s'est montré fidèle à cette image dimanche soir à Roubaix. Malgré son doublé historique, le Belge demeure imperturbable. Les records ne l'intéressent pas, l'histoire non plus. Il préfère se concentrer
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Avez-vous craint Pieri?
"Oui et non car il avait fait beaucoup d'efforts dans l'échappée avec Rolf Aldag. Mais j'avais la conviction qu'il serait difficile de me battre aujourd'hui.
Comment avez-vous vécu le sprint?
Je suis entré en première position. Je possède beaucoup d'expérience de la piste, cela me rendait confiant. Je voyais Ekimov à cinq ou six mètres, j'en ai profité pour coincer Pieri. J'ai alors mis le "11", et j'ai gagné.
Avez-vous eu peur de laisser Pieri devant?
Il y avait beaucoup de vent. Et nous étions avec des coureurs de la trempe de Tafi et Wauters qui ne rechignaient pas à rouler. De plus, il restait encore deux ou trois secteurs où il pouvait se passer beaucoup de choses. En concertation avec Marc Sergeant (le directeur sportif de Lotto), j'ai préféré attendre les vingt derniers kilomètres.
Allez-vous chercher à conserver le maillot de leader de la Coupe du monde?
Je n'ai pas l'intention de dormir avec lui. Je voulais gagner une course. Ca a été fait sur le Tour des Flandres. Me voilà maintenant avec deux victoires, dans une position très favorable. Je pourrai prendre encore des points dans l'Amstel et Liège-Bastogne-Liège puis, ensuite, à Hambourg, San Sebastian et Zurich.
La Coupe du monde est donc devenue votre principal objectif?
Oui, mais il y a aussi le Championnat du monde d'Hamilton... Si je suis sélectionné.
Comment s'est organisée la tactique d'équipe?
"Kevin Van Impe est resté avec moi durant les cent premiers kilomètres. Dans la chute, quatre équipiers m'ont attendu. Ils m'ont ensuite ramené aux avants-postes. Ensuite, je me suis débrouillé."
Avez-vous préféré le temps sec?
La boue ou la poussière, cela m'est égal. L'important est d'avoir les jambes adaptées à l'événement.
Que pensez-vous de la tactique des QuickStep?
Je ne suis pas homme à me préoccuper des autres. Je savais notre équipe aussi forte. Cela n'a pas été mis dans les journaux mais nous possédions des éléments pouvant soutenir la comparaison. On a pu s'apercevoir que nos hommes savaient également faire le travail. Ils ont été formidables.
Que vous procure le fait de succéder à Roger De Vlaeminck en qualité de réalisateur du double Tour des Flandres/Paris-Roubaix?
Etre le successeur de Roger De Vlaeminck ne m'intéresse pas. Je préfèrerais gagner la Coupe du monde."
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