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Hincapie sans complexe
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Publié 07/04/2006 à 13:45 GMT+2
Deuxième l'an passé, George Hincapie ne doute pas de ses chances d'obtenir enfin la consécration sur Paris-Roubaix, dimanche. Le coureur de Discovery Channel, en confiance depuis qu'il est suivi par une préparatrice mentale, peut compter sur la solidité de son équipe pour réaliser son objectif.
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Toujours placé, jamais gagnant. C'est ainsi que l'on pourrait résumer l'histoire des relations entre George Hincapie et Paris-Roubaix. Depuis sept ans, l'Américain y collectionne les places d'honneur. 4e en 1999 et 2001, 6e en 2000 et 2002, 8e en 2004, il pensait bien que son heure allait sonner l'an passé. Malheureusement pour lui, Tom Boonen lui a volé la vedette sur le vélodrome de Roubaix, pour le plus grand bonheur d'un public acquis à la cause de sa nouvelle coqueluche. Contraint de se contenter de la deuxième place, Hincapie ne désespère cependant pas d'être le premier coureur de la Bannière étoilée à s'imposer dans l'Enfer du Nord.
Car l'Américain n'est plus le même depuis ce frustrant dimanche d'avril 2005. "J'ai enfin commencé à croire en moi. Grâce à ma voisine, qui est devenue ma préparatrice mentale la saison passée. Elle m'a dit qu'elle pouvait m'aider. Elle m'a permis de réaliser que je pouvais gagner même si je ne me sentais pas bien, que je ne devais jamais abandonner. C'est comme ça que j'ai gagné le Grand Prix de Plouay. Elle m'a transformé en gagneur", affirme-t-il.
Il devient tout-terrain
Les résultats parlent pour lui. Malgré un parcours bosselé et un plateau relevé, Hincapie s'était imposé de main de maître sur l'épreuve bretonne. Auparavant, il avait déjà surpris tout son monde en déposant Oscar Pereiro dans l'ascension du Pla d'Adet pour remporter l'étape la plus difficile de la Grande Boucle. "Cette étape du Tour de France a changé beaucoup de choses pour moi. Je pensais que je ne pouvais pas être un grimpeur car je n'en avais pas le gabarit. Ma préparatrice m'a incité à être plus positif. Grâce à elle, je peux maintenant croire à des choses que je ne pensais pas possibles", confie l'Américain.
S'il a déjà remporté deux victoires en 2006, sur le Tour de Californie, Hincapie continue de tourner autour du succès en Belgique. Troisième du Tour des Flandres dimanche dernier, cinquième de Gent-Wevelgem mercredi, le coureur de Discovery Channel attend encore son heure. Il sait aussi qu'il existe un décalage entre la culture américaine et les tracés du plat pays. "A New York, personne ne sait ce qu'est un pavé. Les gens croient qu'on court sur des briques", plaisante-t-il.
En pleine forme
Mais il ne désespère pas pour autant. En confiance malgré ces deux échecs, Hincapie est également dans une forme optimale, comme en atteste sa régularité depuis le début de la saison. "Je n'ai jamais étais aussi bien que je le suis maintenant. C'est quelque chose que j'ai senti sur le Tour des Flandres la semaine passée. Je n'ai jamais eu un poids aussi faible : 75 kilos pour 1,90m. Et je n'ai jamais eu une équipe aussi forte : Hoste, Devolder, Gusev ou Hammond, s'il récupère à temps. Quand Knaven a gagné en 2001, j'étais le seul de mon équipe dans un groupe où figuraient quatre coureurs de la Domo", se rappelle-t-il.
Tous les ingrédients sont réunis pour que l'Américain soit en mesure de défier Tom Boonen et son armada de la Quick Step. Et sa foi reste intacte malgré l'échec subi face au champion du monde sur le Ronde. "Il faut qu'on ait la même stratégie que sur le Tour des Flandres : essayer de créer une supériorité numérique de la Discovery Channel et entrer sur le vélodrome sans Boonen", estime Hincapie. La tâche s'annonce ardue, mais l'Américain ne doute plus de rien.
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