L'affaire du train

L'affaire du train
Par Eurosport

Le 09/04/2006 à 15:00Mis à jour

Le final de Paris-Roubaix a été marqué dimanche par une drole histoire de train, provoquant la mise hors course de trois coureurs. Leif Hoste, Peter Van Petegem et Vladimir Gusev, qui avaient fini respectivement deuxième, troisième et quatrième. Une décis

Heureusement, l'incident n'eut aucune influence sur le dénouement de ce 104e Paris-Roubaix. Fabian Cancellara aurait gagné, avec ou sans cette polémique. Mais on reparlera quand même sans doute un bon moment de cette drôle d'histoire. Les faits, d'abord: Il restait environ 10 kilomètres avant l'arrivée lorsque Leif Hoste, Peter Van Petegem et Vladimir Gusev, en chasse derrière le futur vainqueur suisse, se trouvèrent devant un passage à niveau. Pris par leur élan, mués par l'espoir de rejoindre l'homme de tête, les trois compères ignorèrent le règlement en franchissant le passage, alors que les barrières étaient déjà baissées.

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Celui des commissaires allait s'avérer différent. Appliquant à la lettre le règlement, le jury décida de mettre hors course les trois contrevenants. Boonen termine donc deuxième et Ballan complète le podium. Une décision diversement appréciée. Très prudent, Christian Prudhomme, organisateur de l'épreuve, refusait d'alimenter la polémique. "Les gens doivent comprendre que nous sommes les organisateurs, pas le pouvoir sportif, explique-t-il. Nous devons donc nous plier à cette décision. Sportivement, on peut estimer que l'affaire était réglée, et que l'attitude des trois coureurs n'a donc rien changé. Mais il y a aussi la sécurité. Si on se retrouve avec un coureur sous un train, le discours n'est plus le même".

Hoste, Gusev et Van Petegem voient en tout cas dans cette affaire s'envoler le bénéfice de six heures d'efforts. L'équipe Discovery, qui avait placé deux de ses hommes dans le Top 4 (Hoste et Gusev), n'est pas la moins pénalisée, même s'il y a effectivement eu faute. "Je vais faire appel, mais je ne me fais pas d'illusions", avoue Johann Bruyneel, dépité. Et le manager de la formation américaine de poser une question plutôt pertinente: "je voudrais quand même bien qu'on m'explique comment un passage à niveau peut se trouver si près de l'arrivée dans une course de cette importance? Il n'y a vraiment pas d'autres route pour arriver à Roubaix"? Ce à quoi répondra Christian prudhomme dans un demi-sourire: "normalement, aucun train ne devait passer à cette heure-là..."

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