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Qui pour battre Boonen?
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Publié 08/04/2006 à 12:00 GMT+2
Inutile de chercher le grandissime favori de Paris-Roubaix. Dans cet imposant costume, Tom Boonen fait l'unanimité. La question est donc de savoir qui a les moyens de battre le Belge. Tour d'horizon d'une dizaine d'outsiders aux dents longues, et aux chan
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George Hincapie (Etats-Unis - Discovery Channel)
Sans doute un des coureurs les plus frustrés par la suprématie de Tom Boonen dans les classiques du nord. Deuxième et battu au sprint par le Belge à Roubaix l'an dernier, encore troisième du Tour des Flandres la semaine passé, George Hincapie n'est plus très loin de la consécration. Sans l'attaque de son coéquipier Leif Hoste, l'Américain aurait même sans doute pu accompagner Boonen jusqu'au bout lors du dernier Ronde. A demi-mot, Hincapie avoue ne pas avoir tout compris à l'attitude de Hoste. Très en jambes et en confiance, il se sent capable de battre tout le monde dimanche, y compris Boonen. A terminé cinq fois dans les huit premiers depuis 1999.
Peter Van Petegem (Belgique - Davitamon)
Vainqueur en 2003, Peter Van Petegem reste un prétendant au titre en dépit de ses 36 ans. Le vétéran flahute n'est plus le meilleur spécialiste du peloton sur ce type de classiques, mais il demeure dangereux. Vexé que la Belgique n'ait plus d'yeux que pour Tom Boonen, PVP brûle de montrer qu'il existe encore. Mais il aura également besoin de davantage de soutien que dans les Flandres, où il s'est retrouvé bien esseulé dans le final. Avec Nico Mattan et Leon Van Bon, il devrait être correctement épaulé cette fois. Le mauvais temps annoncé dimanche n'est pas pour lui déplaire...
Fabian Cancellara (Suisse - CSC)
Tout le monde s'accorde à voir en Fabian Cancellara un futur vainqueur de Paris-Roubaix. Reste à savoir quand. Quatrième il y a deux ans, il avait terminé dans le même temps que le vainqueur, Magnus Backstedt, avant de terminer huitième en 2005. Sa grande carcasse n'a pas peur des pavés. Son excellente sixième place sur le Tour des Flandres lui a donné une énorme confiance, d'autant qu'il préfère l'Enfer du nord au Ronde. Co-leader de l'équipe CSC avec Karsten Kroon, il serait étonnant de ne pas retrouver le surpuissant rouleur suisse dans le coup dans le final.
Thor Hushovd (Norvège - Crédit Agricole)
Sa superbe victoire dans Gand-Wevelgem, mercredi, a peut-être fini de le décomplexer. Thor Hushovd a incontestablement tout ce qu'il faut pour briller sur Paris-Roubaix. Huitième de la dernière édition, le Norvégien souhaite monter d'un cran cette année. De là à gagner? Pourquoi pas. Roger Legeay est convaincu que son poulain en a les moyens. Physiquement, le sprinter du Crédit Agricole se dit un peu fatigué, mais il a promis de tout donner entre Compiègne et Roubaix: "C'est ma dernière course avant une première coupure dans ma saison."
Filippo Pozzato (Italie - Quick Step)
Et si c'était de lui dont Tom Boonen devait se méfier en premier lieu? Vainqueur de Milan-San remo il y a trois semaines, Filippo Pozzato s'est ensuite dévoué à 100% pour Boonen dans le Tour des Flandres. Le Belge a apprécié le renvoi d'ascenseur, mais a promis que sur Paris-Roubaix, le jeu serait plus ouvert chez Quick Step. "Dans l'Enfer du Nord, je ne serai pas le seul leader. Filippo Pozzato et moi, nous partirons fifty-fifty. Il a gagné Milan-Sanremo et moi le Ronde. Paris-Roubaix pourrait nous départager", a souri Boonen. Chiche? Si tel est le cas, l'Italien est un candidat crédible à la victoire.
Juan Antonio Flecha (Espagne - Rabobank)
Le plus Nordique des Espagnols. Son rêve à lui n'est pas de triompher dans les Pyrénées, sur le Tour de France ou la Vuelta, mais bien de devenir le premier coureur ibérique à remporter Paris-Roubaix. Le coup n'était pas passé si loin l'an dernier. Arrivé sur le Vélodrome en compagnie de Boonen et Hincapie, Flecha avait pris la troisième place. Assez discret depuis le début de la saison, l'ancien puncheur de la Fassa Bortolo a fait du rendez-vous roubaisien son grand objectif du printemps. Reste à savoir si l'équipe Rabobank aura les moyens de l'entourer suffisamment longtemps. L'Australien Matthew Hayman aura un rôle important à jouer.
Leif Hoste (Belgique - Discovery)
L'homme en forme parmi les rivaux de Boonen. Vainqueur des Trois Jours de la Panne, c'est lui qui a déclenché la grande bagarre dans le finale du Tour des Flandres, où il fut d'ailleurs le seul à accompagner jusqu'au bout le champion du monde. Sur Paris-Roubaix, pas sûr cependant que le Belge soit l'option numéro un de la formation Discovery Channel, qui mise en priorité sur George Hincapie, voire Stijn Devolder. Mais fort de sa confiance actuelle, Hoste sera prêt à profiter des circonstances...
Steffen Wesemann (Suisse - T-Mobile)
Le Suisse a deux atouts pour lui: l'expérience d'abord. A 35 ans, les grandes classiques n'ont plus de secret pour lui. Même s'il a toujours eu une petite préférence pour le Tour des Flandres, qu'il a d'ailleurs enlevé en 2004, Wesemann reste un client sur Paris-Roubaix. L'autre plus du coureur de la T-Mobile, c'est sa fraîcheur. Absent du Ronde pour cause de bronchite, il sera certainement moins usé que la plupart de ses rivaux, qui pont laissé beaucoup de jus dans les Flandres belges. Un aspect non négligeable sur une course aussi dure et aussi longue que la reine des classiques. Son état de forme est en revanche plus incertain. Il manque de références cette saison.
Frédéric Guesdon (France - Française des Jeux)
Près de dix ans après sa formidable victoire (en 1997), Frédéric Guesdon demeure encore la meilleure chance tricolore. Depuis 10 ans, il a été à quatre reprises le meilleur Tricolore à l'arrivée. Comme toujours très bien préparé pur l'évènement, il ne jouit malheureusement pas d'nue grande liberté de mouvement, payant là son statut d'ancien vainqueur. Au sein de la Française des Jeux, il partage le rôle de leader avec le dangereux Bernhard Eisel, à suivre de près dimanche. Pour Guesdon, une place dans les 10 serait synonyme de réussite. Au-delà, on pourrait parler d'exploit.
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