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"Prendre des risques"
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Publié 12/04/2008 à 11:15 GMT+2
Aurélien Clerc (SUI/Bouygues Telecom) a terminé au 2e rang sur Gent-Wevelgem mercredi dernier. Avant d'aborder l'Enfer du Nord, il revient sur son bon début de saison et annonce qu'il tentera sa chance ce dimanche sur Paris-Roubaix.
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AURELIEN CLERC, sur Gent-Wevelgem, vous grimaciez sur la ligne d'arrivée. Aujourd'hui, qu'est-ce qui prédomine : la frustration ou la satisfaction d'avoir décroché la deuxième place ?
A.C. : Je suis très heureux d'avoir brillé sur une grande classique. Sur le moment, j'avais la rage d'être passé si près. Mais avec du recul, c'est une excellente performance et c'est cela avant tout que je veux retenir. Tout va bien pour le moment. Les jambes fonctionnent bien et puis on récupère beaucoup mieux quand on sort d'une bonne course.
Comment expliquez-vous votre très bon début de saison ?
A.C. : Je me sens progresser chaque année. L'an passé, j'ai eu des problèmes de santé qui m'ont obligé à faire l'impasse sur les classiques belges. J'avais bien terminé la saison et je voulais continuer sur ma lancée en 2008. L'important pour un sprinter est d'accumuler les victoires pour engranger de la confiance. Cette année, j'ai remporté la première étape des Trois jours de la Flandre occidentale et le maillot vert du Tour du Langkawi. Tout le travail fourni à l'intersaison et en début d'année commence à porter ses fruits.
En ce début de saison, vous semblez pouvoir rivaliser avec les meilleurs.
A.C. : Il me manque encore un peu de constance pour soutenir la comparaison avec Petacchi ou Boonen. Mais j'ai pris conscience que, sur une course, je pouvais les battre. L'important pour moi, désormais, est de répéter les bonnes performances, d'enchaîner les victoires.
Les bons résultats de Rony Martias, l'un des autres sprinters de l'équipe Bouygues Telecom, doit contribuer à vous motiver.
A.C. : Je m'entends vraiment très bien avec Rony. On fait toujours chambre commune lorsqu'on court ensemble. J'adore sa mentalité et je suis vraiment heureux qu'il marche aussi bien cette saison. Lorsque nous sommes alignés sur la même course, on s'aide sans cesse, on a confiance l'un envers l'autre. Mercredi, sur Gent-Wevelgem, à 20 kilomètres de la ligne d'arrivée, je lui ai dit qu'on devait défendre nos chances. Lors du sprint final, on devait chacun prendre un côté de la route. Au final, on termine tous les deux dans les vingt premiers, c'est une grosse satisfaction.
Dimanche se profile Paris-Roubaix, avez-vous déjà mis en place une tactique de course ?
A.C. : Non pas encore. De toute façon, tout va dépendre de la forme du jour, des conditions de course et notamment de la météo qui joue toujours un rôle primordial. Il me sera difficile de suivre les meilleurs dans les 30 derniers kilomètres, c'est tout de même la reine des classiques, un cran au-dessus de Gent-Wevelgem. L'objectif est donc de partir dans un groupe qui anticipe le final, de profiter au maximum des opportunités. Quoi qu'il en soit, je vais prendre des risques pour briller.
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