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Van Avermaet s'offre son premier Paris-Roubaix
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Publié 09/04/2017 à 17:07 GMT+2
PARIS-ROUBAIX - Greg Van Avermaet tient son premier Monument. Le coureur belge de la BMC, pourtant retadé par un problème mécanique avant la Trouée d'Arenberg, a remporté dimanche son premier Paris-Roubaix en devançant le Tchèque Zdenek Stybar (Quick-Step Floors) et le Néerlandais Sebastian Langeveld (Cannondale-Drapac) au sprint.
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Paris-Roubaix a sacré un nouveau roi. Plus fort que ses compères d'échappée, Greg Van Avermaet (BMC) a remporté, dimanche au Vélodrome de Roubaix, la 115e édition de l'Enfer du Nord. Vainqueur au sprint d'un groupe de cinq coureurs, le coureur de la BMC a gagné pour la première fois de sa carrière la "Reine des classiques" et succédé à l'Australien Mathew Hayman au palmarès.
Très costaud, le champion olympique sur route de Rio a devancé Zdenek Stybar (Quick-Step Floors) et Sebastian Langeveld (Cannondale Drapac) au sprint pour s'adjuger une édition 2017 absolument formidable.
Pour sa dernière sur Paris-Roubaix, Tom Boonen n'aura rien pu faire. Piégé par l'accélération d'un groupe d'outsiders à 35 kilomètres - composé de Sebastian Langeveld (Cannondale-Drapac), Jurgen Roelandts (Lotto-Soudal), Zdenek Stybar (Quick Step Floors) et Jesper Stuyven (Trek-Segafredo) - le Belge n'aura pas pu jouer la gagne dans le final. Le quadruple vainqueur de la course a terminé sa carrière avec une 13e place. Peter Sagan, ennuyé avec des problèmes mécaniques dans le final, a également manqué le coche dimanche.
Boonen aura tout tenté
On a cru à la victoire de Stybar, encore en tête à 50m de l'arrivée. Le Tchèque de la Quick-Step Floors nous aura fait douter mais, finalement, rien ne pouvait empêcher Van Avermaet de remporter son premier Monument ce dimanche. Pourtant, tout n'aura pas été simple pour le Belge, loin de là. Mais le champion olympique aura géré sa course avec beaucoup de calme, de lucidité et de talent, notamment lorsqu'il a étté retardé par un problème mécanique dans les premiers mètres du difficile secteur d'Haveluy, à 102km de l'arrivée, moment choisi par Boonen pour attaquer. Malgré le soutien de deux équipiers, "GVA" était encore pointé à 55'' du groupe des favoris au moment d'entrer dans la Trouée d'Arenberg.
Heureusement pour lui, aucun favori n'a voulu durcir la course dans la forêt de Wallers. Et le Belge a fini par recoller. Il faut dire que le rythme énorme des deux premières heures de course (plus de 50km/h de moyenne !) et l'absence d'échappée a pesé dans les jambes. Sans pour autant faire la sélection à laquelle on pouvait s'attendre. Ils étaient ainsi encore une quarantaine dans le groupe Boonen, en chasse derrière le groupe de tête. Pour son dernier Paris-Roubaix, "Tommeke" aura beaucoup tenté, que ce soit dans le secteur d'Haveluy, dans le secteur de Tilloy – Sars-et-Rosières, dans Orchies et dans le Carrefour de l'Arbre, jouant son va-tout. En vain.
Sagan, la malchance se poursuit
Si certains comme Degenkolb (Trek-Segafredo) ou Rowe (Sky) semblaient juste moins costauds, les deux autres favoris de ce Paris-Roubaix avec Van Avermaet ont été poursuivis par la malchance. Tombé dès le deuxième secteur pavé, victime de deux problèmes mécaniques, Olivier Naesen (AG2R La Mondiale) a longtemps chassé derrière les meilleurs sans jamais réellement pouvoir peser sur la course. Tout le contraire de Peter Sagan. Le champion du monde de la Bora-Hansgrohe a clairement assumé son statut de favori en tentant de bouger, à 77km de l'arrivée. Parti en compagnie de son équipier Bodnar ainsi que duo Stuyven (Trek-Segafredo) - Oss (BMC), le Slovaque a pris un temps une trentaine de secondes sur le groupe des favoris. Mais Sagan a crevé dans le secteur de Warlaing-Brillon, anéantissant ses efforts.
Le scénario se répétera à 33km de l'arrivée. Cette fois, c'en était trop pour le Slovaque qui explosera définitivement dans le Carrefour de l'Arbre. Loin de la tête de course qu'il avait pourtant rejoint avant sa crevaison. Finalement, c'est Greg Van Avermaet (BMC) qui est revenu à l'avant. Et on ne le reverra plus. Bénéficiant d'un énorme boulot d'Oss, le champion olympique a parfaitement géré le final, durcissant dans le Carrefour de l'Arbre pour s'isoler en compagnie de Stybar et Langeveld. Tour à tour, les deux hommes tenteront bien de piéger le Belge avant Roubaix. Sans succès. Et, sur le vélodrome, Van Avermaet ne s'est pas affolé pour contrer le démarrage de Stybar. Après l'Het Nieuwsblad, le Grand Prix E3 et Gand-Wevelgem, Van Avermaet remporte la Reine des classiques, son premier Monument. Et, vu son niveau actuel, sa victoire en appelle d'autres. Et pourquoi pas l'Amstel dès dimanche ?
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