Mathieu van der Poel était sûrement l'un des coureurs les plus attendus sur l'Enfer du Nord. C'est finalement un autre Néerlandais qui a décroché la plus belle victoire de sa carrière en s'imposant en solitaire sur le Paris-Roubaix le plus rapide de l'histoire, dimanche. Dylan van Baarle (Ineos-Grenadiers) est arrivé seul dans le vélodrome roubaisien après avoir faussé compagnie aux favoris à 28km de l'arrivée et au trio Yves Lampaert - Matej Mohoric - Tom Devriendt à 18km de la délivrance. Un succès qui couronne son excellente période de classiques avec sa deuxième place il y a deux semaines sur le Tour des Flandres. Plus d'une minute plus tard, Wout van Aert (Jumbo-Visma) a pris la deuxième place au sprint, devant Stefan Küng (Groupama-FDJ).
Dans son exercice favori de rouleur infatigable, Dylan van Baarle a fait craquer ses adversaires un à un. Il a fallu attendre une seconde partie de course après une première très agitée, pour voir le Néerlandais intégrer un groupe 5 étoiles en compagnie de nombreux favoris tels Wout van Aert, Mathieu van der Poel, Jasper Stuyven ou encore Stefan Küng.
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De son entrée dans le Vélodrome de Roubaix à la délivrance : l'arrivée triomphale de Van Baarle

Deux attaques décisives

Après plusieurs tentatives infructueuses de la part de ses adversaires, Van Baarle a placé une accélération sans que personne ne saute dans sa roue. Il restait alors un échelon au coureur Ineos-Grenadiers avant de penser à une éventuelle victoire. Le Néerlandais a repris le trio de tête du moment composé d’Yves Lampaert (qui a finalement chuté dans les derniers kilomètres), Matej Mohoric (Bahrain Victorious) et Tom Devriendt (Intermarché-Wanty Gobert).
Le dicton de la Reine des Classiques a l’habitude de dire que le coureur passant en tête au Carrefour de l’arbre lève les bras sur le vélodrome. Dylan van Baarle l’a bien compris. Il a donc placé son ultime offensive avant ce dernier secteur pavé classé 5 étoiles pour s’envoler vers un succès historique.

Impressionnante chute de Lampaert valsant dans les airs après avoir touché un spectateur

Ineos-Grenadiers a tout bien fait

Pourtant, l'Enfer du Nord a connu ses premiers rebondissements à plus de 200km de l'arrivée. Pris dans une bordure, la majorité des favoris ont pioché pendant plus de 100km pour faire leur retard sur un groupe détaché emmené par les Ineos-Grenadiers, qui travaillaient déjà pour le vainqueur du jour. Revenus sur le premier peloton, les gros noms tels que van Aert ou van der Poel se sont mis en marche un peu plus tard. Le Belge a connu quelques déboires mécaniques, notamment dans la Trouée d'Arenberg. Mais les jambes étaient là dans le final.

Le coup de force : Van der Poel et Van Aert piégés avant même les premiers pavés

Lorsque Wout van Aert est parti en chasse de van Baarle avec Stefan Küng, Mathieu van der Poel a alors montré ses limites et a abandonné tout espoir de doublé Ronde-Roubaix. Le Suisse et le Belge ont pu croire un moment à une remontée fantastique mais l'écart creusé par van Baarle était déjà trop grand. Beaucoup de coureurs, dont le Néerlandais, ont connu des soucis mécaniques, voire des chutes comme celle d'Anthony Turgis, qui a même dû abandonner. Malgré la difficulté du Monument du Nord, van Baarle a dompté les éléments pour offrir à sa formation Ineos-Grenadiers un premier Paris-Roubaix.
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