Bettini au pouvoir

Eurosport sur Google

Grâce à sa sixième place dans Paris-Tours, Paolo Bettini s'est emparé pour la première fois de la saison de la tête du classement général de la Coupe du monde, dont il est le double tenant du titre. Le Toscan devance désormais Davide Rebellin de 13 points

Eurosport

Crédit: Eurosport

Leader de la Coupe du monde depuis son formidable printemps, Davide Rebellin a passé la main dimanche, à Tours. Depuis la Hew Cyclassics à Hambourg, au mois d'août, la menace se précisait à chaque course, puisque Paolo Bettini a toujours devancé son compatriote, que ce soit à Hambourg, à San Sebastian, à Zurich et donc sur Paris-Tours.
Prêt à tout pour reprendre le maillot de leader, Bettini avait annoncé son intention de prendre part au sprint final, qui est pourtant loin d'être sa spécialité. Il s'en est tiré avec une belle sixième place, soit sept rangs devant Rebellin. Suffisant pour inverser la tendance. Le leader de l'équipe Quick Step reprend 19 points à Rebellin, ce qui lui permet d'en compter désormais 13 d'avance au général.
"Rebellin devra attaquer"
Bettini se montrait évidemment satisfait, même si le "grillon" estime qu'il aurait pu faire encore mieux. "Je finis sixième, c'est bien. Mais dans le sprint, j'ai été serré quand j'ai essayé de prendre la roue de Freire. Je n'ai pas pu conduire mon sprint comme je l'aurais voulu", regrette Bettini. "A l'arrivée, je prends le maillot de la Coupe du monde, c'est bien, rectifie-t-il aussitôt. Cela se jouera au Tour de Lombardie."
Tout reste possible entre les deux Transalpins, car la marge étroite dont dispose Bettini ne condamne certainement pas son grand rival. Les rôles sont cependant inversés cette fois, et ce sera au vainqueur de Liège-Bastogne-Liège et de l'Amstel Gold Race de prendre des risques. "L'écart de points n'est pas important mais Rebellin devra attaquer s'il veut gagner la Coupe du monde. A moi de le suivre", juge le Toscan.
Dans le clan Rebellin, on encaisse sans dramatiser. L'équipe Gerolsteiner n'a d'ailleurs pas vécu une bonne journée. La deuxième place de Danilo Hondo laisse beaucoup de regrets, et Rebellin a donc cédé sa belle tunique. "Ce n'est pas dramatique , se convainc pourtant Christian Henn, le manager de la formation allemande. On savait que Bettini serait plus à l'aise dans un sprint massif. Mais Davide conserve toutes ses chances. Ce sera accroché jusqu'au bout", promet-il. Réponse le week-end prochain.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité