Paul Seixas, invité de Bistrot Vélo : "Le but, ce n'est pas d'attendre le déclin de Tadej Pogacar pour le battre"

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Paul Seixas, 7e du Tour de Lombardie samedi, était l'invité de Bistrot Vélo ce lundi dans les locaux d'Eurosport. L'occasion pour lui d'évoquer Tadej Pogacar, une nouvelle fois vainqueur du dernier Monument de la saison, et l'écart qui le sépare encore du meilleur coureur du monde. Le Français veut prendre son temps pour progresser mais espère bien pouvoir battre "Pogi" à son meilleur niveau.

Seixas : "Pogacar est une source d'inspiration, un exemple"

Video credit: Eurosport

Paul Seixas-Tadej Pogacar, assistera-t-on un jour à ce duel au plus haut niveau, sur les plus grandes courses dans un avenir proche ? La domination du Slovène est telle qu'aujourd'hui, en octobre 2025, on se dit qu'il faudra encore attendre, quelques mois au minimum, quelques années plus raisonnablement. Invité de notre émission Bistrot Vélo, le Français de Decathlon-AG2R La Mondiale s'est confié sur le champion du monde et sur son envie, un jour, de se confronter à lui au top de sa forme et, pourquoi pas, de le battre.
Quatre fois, en 2025 pour sa première saison professionnelle, Seixas a eu à tenter de suivre Tadej Pogacar. Au Critérium du Dauphiné d'abord, aux Mondiaux et aux Championnats d'Europe ensuite, sur le Tour de Lombardie, enfin. Le Slovène a remporté toutes ces courses et le Français s'est parfois approché très près du soleil, aux "Europe" par exemple quand il avait suivi l'accélération de Remco Evenepoel avec "Pogi", lui et personne d'autre dans la roue. S'imagine-t-il pouvoir le battre dès 2026 ?
C'est le niveau de Pogacar qu'il faut avoir pour gagner les plus grandes courses
"A la régulière, ce n'est pas pour tout de suite, a répondu Seixas dans Bistrot Vélo. Mais on connaît les meilleures performances qu'il a faites. On va s'entraîner pour essayer de le battre. C'est ça le sport. Il y a de belles étapes à franchir avant. Il y a beaucoup de travail, ça c'est sûr." Pour le Français de 19 ans, comme pour beaucoup d'autres, Pogacar agit comme une référence à atteindre. "C'est son niveau qu'il faut avoir pour gagner des courses aujourd'hui, en tout cas les plus grandes", résume Seixas.
Puisqu'il aspire à gagner les plus belles courses par étapes du monde et que les épreuves d'un jour, y compris le Tour des Flandres, l'intéressent également comme il l'a confié ce lundi dans Bistrot Vélo, le Lyonnais ne peut regarder qu'avec envie le coureur qu'est Tadej Pogacar.
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Seixas sera consulté pour le recrutement : "C'est une marque de confiance"

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"C'est l'un des plus complets, dans ce qu'il fait, les courses auxquelles il prend part, il est toujours prêt à gagner. Peu importe le profil et le type d'effort, entre deux minutes et une heure, c'est le plus fort. C'est assez dingue. C'est une source d'inspiration là-dessus parce que c'est comme ça qu'on devient complet et qu'on peut gagner les classements généraux. On essaye de comprendre comment il fait."

Le niveau de Pogacar "paraît loin"

Seixas ne se dit pas lassé par la domination sans partage d'un homme qui a remporté 45 courses ces deux dernières saisons, soit autant qu'un Julian Alaphilippe sur l'ensemble de sa carrière, préférant constater qu'il n'est pas le premier à dominer, qu'il était "une jambe au-dessus" à l'heure actuelle et qu'il fallait attendre de voir ce que ce sera "l'année prochaine". Comment se place-t-il dans cet affrontement virtuel ?
"L'écart d'âge est quand même important, rappelle le Français, de huit ans le cadet de Tadej Pogacar quasiment jour pour jour. Ça veut dire que nous ne sommes pas dans la même génération et qu'au bout d'un moment, si tout se passe bien, il sera sur le déclin avant moi. Mais ce n'est pas le but de le battre quand il est sur le déclin mais bien quand il est à son niveau." Voilà qui plante le décor et qui dit beaucoup de l'ambition d'un Paul Seixas qui sait jusqu'où il veut aller.
Sera-ce pour autant pour la saison 2026, sa deuxième seulement chez les professionnels ? "Ça paraît loin pour moi parce qu'il y a tellement de caps à franchir pour atteindre ce niveau-là, calme-t-il. Je préfère prendre du recul et me dire que j'ai encore du temps pour progresser. Je progresse à mon rythme, ça ne sert à rien de me dire que dans deux ans, il faut que j'atteigne son niveau. Je préfère progresser petit à petit et être la meilleure version de moi-même." Avec toutes les promesses qu'il a semées, c'est déjà un joli cap à suivre.
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Seixas et la tentation du Tour : "Suis-je vraiment prêt pour ça ?"

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