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Sourde aux demandes de l'UCI, l'équipe Astana s'expose à une exclusion du World Tour

Sourde aux demandes de l'UCI, Astana s'expose à une exclusion du World Tour

Le 27/02/2015 à 09:40Mis à jour Le 27/02/2015 à 10:26

Pour avoir refusé de se soumettre à la volonté d'une plus grande transparence de l'UCI, Astana risque de ne pas rouler en World Tour cette saison.

L'UCI a fait savoir dans un communiqué qu'elle a demandé à sa commission des licences de suspendre, avec effet immédiat, l'équipe Astana du giron mondial en lui supprimant sa licence World Tour. Après une fin d'année 2014 catastrophique, Astana avait sans doute vu l'obtention de cette licence comme un cadeau du ciel. L'équipe kazakhe, qui a remporté avec Vincenzo Nibali, avait vu cinq de ses coureurs - deux de son équipe pro, les frères Iglinsky, et trois jeunes de l'équipe Espoirs - se faire contrôler positif entre septembre et décembre, mais avait malgré tout obtenu le précieux sésame, la licence World Tour, nécessaire pour disputer les grandes compétition. Cette dernière avait été négociée à deux conditions : adhérer au cahier des charges du nouveau World Tour (mise en place prévue en 2017), et se soumettre à un audit sur ses méthodes de travail.

Pourtant passée tout proche de la correctionnelle, l'équipe kazakhe n'a pourtant pas pris au sérieux les paroles de l'UCI, faisant tout pour éviter l'audit sans succès. Un scanner réalisé par l'ISSUL (l'Institut des Sciences du Sport de l'Université de Lausanne) a permis de réaliser l'ampleur des manquements de l'équipe dirigée par Alexandre Vinokourov.

Vincenzo Nibali (Astana) avant le départ de la Profronde van Lommel, le 30 juillet 2014

Vincenzo Nibali (Astana) avant le départ de la Profronde van Lommel, le 30 juillet 2014AFP

Nibali dans le flou

Pour Astana, qui devrait se battre juridiquement pour conserver sa licence, la course est peut être terminée. Pour ses coureurs en revanche, rien n'est terminé. Les contrats des coureurs prendront fin si la licence est retirée. Ils pourront chacun retrouver une équipe, et ne devraient pas manquer de prétendants. Deux cas se proposent au vainqueur de la dernière grande boucle, Vincenzo Nibali : Soit Astana conserve finalement, après multiples recours juridiques, sa place dans les équipes mondiales. Soit le requin de Messine trouve place, provisoirement, dans une nouvelle équipe pour défendre son titre. Mais le feuilleton Astana est encore loin d'être terminé.

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