"J'ai un peu paniqué" : Même Tadej Pogacar a eu peur de tout gâcher après sa chute

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Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) a connu un drôle de samedi sur les chemins blancs de Toscane. Vainqueur des Strade Bianche, le Slovène aurait pu tout perdre sur une chute bête à 50 kilomètres de l'arrivée. L'un de ces moments qui rappellent que même pour lui le danger n'est jamais loin. Pogacar lui-même s'est inquiété, de sa santé d'abord, pour la victoire ensuite.

Une image rare : La chute spectaculaire de Pogacar

Video credit: Eurosport

Les Strade Bianche n'avaient pas besoin de ça. Il suffisait de regarder la procession que fut l'arrivée de coureurs usés et fatigués par 213 kilomètres dans la poussière à tenter, sans succès, de suivre le rythme fou de Tadej Pogacar. Mais enfin, la classique italienne a permis de connaître l'identité du seul adversaire qui inquiète réellement le Slovène depuis douze mois : la chute. On s'en doutait un peu mais le masque qu'il arborait après son succès était la preuve qu'il n'avait pas particulièrement aimé sa journée sur les Strade Bianche.
Quatre-vingt kilomètres séparent le Monte Santa Maria de l'arrivée à Sienne. Pogacar (UAE Emirates-XRG) connaît la distance pour l'avoir parcouru seul en 2024. Cette fois, il avait Tom Pidcock (Q 36.5) sur le râble, celui qui avait juré de ne pas s'avouer vaincu cette fois et de tout faire pour s'accrocher, ainsi que Connor Swift (INEOS Grenadiers), rescapé méritant de l'échappée matinale. "Pogi" s'en faisait-il seulement ? Il avait vu, comme nous et comme les autres, qu'il était le plus fort une nouvelle fois ce samedi. Seul un élément extérieur pouvait perturber sa marche triomphale vers le succès. Une chute par exemple… 
On peut dire que je lui ai montré que j'étais plutôt nul 
"Je suis allé trop vite", a-t-il livré en guise d'explication inutile tant la cause de son gadin à 50 kilomètres de l'arrivée était claire. Ce virage à gauche, le champion du monde l'a abordé mal placé et avec trop de vitesse. "Je connais très bien ce secteur, poursuivait-il après l'arrivée. Je l'ai déjà parcouru 20 fois dans ma vie. Parfois, on fait une erreur de jugement. J'ai juste glissé." Oui, il a seulement glissé pour aller finir sa route dans les ronces, évitant de quelques mètres un bollard qui aurait pu rendre sa journée très, très mauvaise. "J'ai voulu lui (à Pidcock, ndlr) montrer que j'étais bon en descente et on peut dire que je lui ai montré que j'étais plutôt nul. Je ne ferai jamais du VTT, ce n'est pas pour moi", a-t-il ajouté en conférence de presse. 
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Cabossé et en sang, Pogacar lève pourtant les bras en solitaire à l'arrivée

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"C'était une journée très stressante, c'est le genre de chutes où on ne sait pas ce qu'il peut se passer", a commenté Mauro Gianetti, son boss chez UAE, qui a dû vivre quelques drôles de secondes, imaginant beaucoup de choses avant de voir son coureur se remettre en selle sans demander son reste. Que se passait-il alors dans la tête du tenant du titre, sûr probablement de sa victoire quelques kilomètres plus tôt et soudain un peu plus en danger ?  
"Pendant un moment, je ne savais pas si j'allais bien. J'ai un peu paniqué, commencé à me poser plein de questions. Il y avait plein de trucs qui se bousculaient dans ma tête, répond-il. Le vélo ne fonctionnait pas et j'ai dû en changer. J'étais un peu inquiet parce que lorsque vous chutez, le corps vous prend beaucoup." 

Des douleurs mais rien de cassé 

Comprenez beaucoup d'énergie et l'imbattable Pogacar a bien cru que, cette fois, il avait fait l'erreur de trop. C'est sans doute pourquoi on l'a vu d'abord discret dans la roue de Tom Pidcock qui faisait l'essentiel du travail. Le Britannique, dauphin à l'arrivée, a été beau joueur. "Pour être honnête, sa chute a augmenté mes chances mais il était trop fort, expliquait-il. Il est remonté sur le vélo, il avait l'air de revenir et donc, bien sûr, j'ai attendu. C'est un adversaire et le champion du monde, alors bien sûr, vous respectez ça. Il a fait une erreur et ce n'est pas comme ça qu'on prend l'avantage dans une course."
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Cette fois-ci, c'est terminé : comment Pogacar a lâché Pidcock

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L'ancien d'INEOS aurait très bien pu se mettre à fond qu'il n'aurait sans doute pas battu Pogacar ce samedi en Italie. "J'ai pris du plaisir jusqu'à ce que je franchisse la ligne d'arrivée, souriait péniblement le vainqueur. Maintenant, je suis en manque d'adrénaline et je commence à ressentir beaucoup de douleur. Ce n'est pas la meilleure façon de gagner une course, mais une victoire est une victoire. Il n'y a rien de cassé, rien de grave, cela aurait pu être plus sérieux. Je suis chanceux, c'est mon nouveau surnom". Et en plus, Pogacar a de la réussite…
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Pogacar : "Quand j'ai chuté, j'ai eu peur"

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