Strade Bianche | Tadej Pogacar, si seul, si seul…

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Ce samedi, Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) tentera d'égaler Fabian Cancellara et son record de trois victoires sur les Strade Bianche. Une formalité ? Probablement au vu de sa domination sur ses deux dernières venues et peut-être encore plus au vu de la liste de départ. Les habituels adversaires de Tadej Pogacar n'ayant pas fait le déplacement en Toscane.

Il n'a aucune limite : L'attaque décisive de Pogacar à... 81 kilomètres de l'arrivée

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En bon camarade, Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) ne dira rien. Samedi, dans la magnifique Sienne où par deux fois déjà il s'est mis à la hauteur de la beauté du lieu, de cette Piazza del Campo, "Pogi" se sentira peut-être tout de même un peu seul au milieu de ce peloton de 175 vaillants qui s'élanceront à l'assaut des chemins blancs qui font la réputation de la Toscane, bonheur pour les yeux mais tortures pour les jambes. Pas de Jonas Vingegaard à l'horizon, pas de Remco Evenepoel, pas de Mathieu Van der Poel ou de Wout Van Aert.
"Pogi" lui ne manque jamais, ou si peu, le rendez-vous toscan. Depuis 2019, il n'y a qu'en 2023, dans une saison où il rêvait plus de la rigueur du début de printemps flamand que de la beauté de la fin de l'hiver du nord de l'Italie, qu'il a manqué à l'appel. Pour le reste, les Strade Bianche sont un passage obligatoire pour lui, moins pour les autres. C'est peut-être en cela que la classique italienne est la plus éloignée des cinq Monuments qu'elle aimerait tant rejoindre pour devenir le sixième.

Van der Poel et Van Aert pas intéressés

Van der Poel n'y est revenu qu'une fois depuis son succès de 2021, même chose pour Van Aert qui l'avait remportée l'année précédente. Encore une fois, tout ce beau monde a décliné l'invitation. Vainqueur du Samyn pour sa rentrée sur route mardi, le premier sera pourtant dans le coin puisqu'il prendra le départ de Tirreno-Adriatico lundi. Son compère belge a choisi une autre voie, celle d'une disparition annoncée entre Kuurne-Bruxelles-Kuurne (2 mars) et l'E3 (28 mars). Un détour par l'Italie n'avait pas d'intérêt à ses yeux.
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Encore sur le flanc, Evenepoel n'avait de toute façon pas envisagé les Strade Bianche dans son programme et Vingegaard ne les a jamais disputées. Ce n'est pas encore en 2025 qu'il inscrira une course d'un jour à son calendrier, lui qui n'en a disputé qu'une seule sur les… 29 derniers mois. Tout ce beau monde craint-il les risques de chutes inhérents aux chemins blancs ? Peut-être. Craignent-ils, notamment pour les deux premiers cités, de prendre, comme tous les autres, un immense coup sur la tête quand Pogacar attaquera à 50, 80 ou pourquoi pas 120 kilomètres de l'arrivée ? Peut-être aussi.
La liste de départ est toujours d'un niveau élevé pour ces grandes courses
De tout ça, il ressort une liste de départ où les jolis noms ne manquent pas mais où un seul peut sérieusement être qualifié de "grand". Du Top 10 UCI, ils ne seront d'ailleurs que deux, Marc Hirschi (6e, Tudor) accompagnant son ancien coéquipier Pogacar. Du Top 20, ils ne seront aussi que deux puisqu'il faut ensuite descendre à Tom Pidcock (22e et vainqueur en 2023, Q36.5), Mikel Landa (23e, Soudal Quick-Step) et Richard Carapaz (24e, EF Education-EasyPost) pour trouver les suivants. Qui dans tous ces noms a la carrure d'un concurrent sérieux pour Pogacar ?
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Il y aura bien deux autres anciens vainqueurs au départ mais Pidcock doit d'abord se reconstruire, physiquement et mentalement après sa fin ratée chez INEOS, avant de pouvoir espérer à nouveau tutoyer la caste des "fantastiques". Quant à Michal Kwiatkowski (INEOS Grenadiers), si sa science de la course demeure, il évoluera probablement plus en second rideau. Les Français alors ? Valentin Madouas (Groupama-FDJ), dauphin de Pidcock en 2023 ou Romain Grégoire (Groupama-FDJ), brillant 8e pour sa découverte il y a deux ans.
En vérité, la performance stratosphérique de 2024 laisse planer, sauf incident extérieur, peu de doute sur l'issue finale de ces Strade Bianche. Parti à plus de 80 kilomètres du but, Pogacar avait terminé avec 2'44'' d'avance sur son dauphin, Tom Skujins (Lidl-Trek), et 2'47'' sur Maxim Van Gils (3e, Lotto-Dstny). "La liste de départ est toujours d'un niveau élevé pour ces grandes courses et cela devrait rendre les choses passionnantes" a confié Pogacar, décidément bon camarade.
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