Strade Bianche 2026 | "Paul Seixas (deuxième) ? C'est au-delà de toutes les prévisions les plus optimistes"
Eurosport sur GoogleDepuis un peu plus d'un an qu'il est professionnel, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) a sans cesse repoussé les limites qu'on imaginait pour lui. Epoustouflant pour sa première saison chez les grands, il a démarré la seconde sur un rythme dingue, que ce soit en Algarve, sur la Faun-Ardèche et donc aux Strade Bianche dont il a pris la 2e place. Sa progression impressionne nos consultants.
Royal Pogacar, Seixas le meilleur des autres : Le résumé des Strade Bianche
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Pour savoir où s'arrêtera Paul Seixas, il faudra attendre plusieurs années, une décennie même peut-être puisqu'il pourrait bien atteindre son meilleur niveau à l'aube de la saison 2036 quand il aura… 29 ans. Quelles sont ses limites du moment serait une question a priori plus sensée mais course après course, le prodige de Decathlon CMA CGM repousse toutes les prévisions, des plus raisonnables aux plus optimistes. Sa performance sur les Strade Bianche, desquels il a terminé deuxième à une minute de Tadej Pogacar s'inscrit dans cette dynamique, exceptionnelle au sens premier du terme.
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Seixas trouble-fête : "Chez UAE, on pensait avoir Pogacar et Del Toro devant"
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Un jour peut-être Paul Seixas s'envolera avec Tadej Pogacar quand celui-ci aura décidé qu'il en avait assez de la compagnie des autres. Ces deux-là feront peut-être la paire puisque le plus jeune des deux semble lui aussi aimer les aventures au long cours. Il n'a pas manqué grand-chose au Français pour s'accrocher au Slovène à 79 kilomètres et si l'évidence convient de dire que même s'il avait tenu la roue à ce moment-là, l'issue de la course n'aurait probablement pas différé, c'est tout ce qu'il s'est passé de ce moment-là jusqu'à la ligne dont il faut tirer des leçons.
Même Del Toro a dû s'incliner
Il restait deux heures de course quand Pogacar s'est isolé et sa performance a rappelé l'écart qu'il y avait toujours entre lui et les jeunes loups que sont Seixas ou Isaac Del Toro. Le Slovène fut le meilleur durant ces deux heures mais juste derrière, Paul Seixas s'inscrit lui aussi à un niveau très, très élevé. "Il faut réaliser la performance que Paul Seixas a fait aujourd'hui, souffle Romain Bardet, 2e des Strade Bianche 2018. Les attentes sont parfois décorrélées de ce qu'en tant qu'athlète, il est possible de faire. Par rapport à l'emballement autour de lui, on peut avoir des craintes et à chaque challenge, il se révèle sur le terrain à la hauteur de ce qu'attendent les plus optimistes."
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Seixas : "Etre dans la roue de Pogacar quand il attaque, ça fait mal aux jambes"
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Après avoir essayé de suivre, en vain, le futur vainqueur, Seixas n'a ni levé le pied, ni baissé la tête. Sans savoir s'il était le plus fort derrière, le Français a appuyé quand il en avait envie pour user ses rivaux pour la place de dauphin. Pourtant, avoir un Isaac Del Toro qui collait à sa roue sans jamais la dépasser aurait pu l'en dissuader. Le Mexicain est un cador et le risque de se faire déposer après l'avoir emmené était grand. "Le scénario attendu, c'était de voir Del Toro, qui n'a jamais roulé, attaquer le Français dans la dernière ascension et on aurait été tout aussi contents de le voir terminer 3e", notait Jacky Durand dans les Rois de la Pédale.
Si Pogacar a dû puiser dans ses limites, c'est en grande partie à cause de Paul Seixas
Non seulement Seixas a roulé fort, non seulement il a accéléré une, deux, trois fois mais en plus il s'est offert le scalp du lieutenant de Pogacar alors même que celui-ci n'a jamais mis le nez au vent dans les deux dernières heures de la course. "Après Pogacar sur les grands tours, on parle beaucoup des promesses de Del Toro, poursuit notre consultant. Voir que sur une course aussi difficile que les Strade, il arrive en travaillant 80% de plus que Del Toro, à être plus frais et plus fort que lui dans le final, c'est un gage pour sa confiance, pour la construire."
Tout comme le Dauphiné, les Mondiaux, le championnat d'Europe ou la Lombardie l'an dernier, ces Strade Bianche sont un jalon dans la progression de Paul Seixas, nul ne peut nier le fait qu'il fait déjà partie des tous meilleurs du monde sur une course d'un jour et qu'il sera candidat au podium à Liège-Bastogne-Liège dans un mois et demi. "Aujourd'hui si l'écart est si réduit à l'arrivée, il y a la minute, si Pogacar a dû puiser dans ses limites, c'est en grande partie à cause de Paul Seixas, pense encore Romain Bardet. Pour une première participation à 19 ans, c'est tout simplement du jamais-vu."
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Le roi Pogacar et son dauphin Seixas : l'arrivée des deux géants à Sienne
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Sa performance du jour ferait presque déjà oublier sa fin de saison canon en 2025. Seixas a franchi un, voire deux paliers. "En termes de résultats, c'est presque la même chose mais physiquement c'est au-dessus", appuie Jacky Durand. Romain Bardet estime de son côté que Paul Seixas est "en train de poser les bases d'un duel d'homme à homme avec Pogacar. C'est une pierre vraiment importante pour la suite. Il aura encore la possibilité de se tester et le plan de marche est au-delà de toutes les prévisions les plus optimistes."
Même absent des compétitions pendant un mois, Seixas aura du mal à se faire oublier. Le rendez-vous est pris au Tour du Pays basque où il faut désormais imaginer qu'il va se battre pour la victoire finale face à une concurrence (Juan Ayuso ou Isaac Del Toro) qui, si elle est impressionnante, ne doit pas lui faire peur après ce qu'il a montré ces derniers mois et plus encore ce samedi en Italie.
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Malgré un Seixas sans complexe, l'infernal Pogacar fait le vide en moins de 2 km
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