Hushovd s'offre Petacchi

Thor Hushovd a commis un crime de lèse-majesté samedi lros de la 4e étape de Tirreno-Adriatico. A Civitanova Marche, le Norvégien du Crédit Agricole s'est payé le luxe Alessandro Petacchi sur ses terres lors du sprint final. Un avertissement pour l'Italie

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Crédit: Eurosport

Très présent dans les trois premières étapes, Thor Hushovd a devancé sous la banderole l'Italien Alessandro Petacchi et l'Espagnol Oscar Freire pour remporter la 36e victoire de sa carrière. "Battre ainsi un sprinter comme Petacchi me donne vraiment un très gros moral", a affirmé le Norvégien, vainqueur du classement par points du dernier Tour de France. Leader depuis son succès de la veille et le renoncement de Paolo Bettini sur une chute, Oscar Freire a contrôlé la course sans trop de mal.
Cette 4e étape a été marquée par une longue fugue de neuf coureurs, dont le Français Christophe Mengin, les Italiens Elio Aggiano et Salvatore Commesso et l'Allemand Bernard Klier, cependant rejoints à 30 kilomètres du but. Le néo-professionnel italien Luca Ascani, 24 ans, très en vue ces derniers jours, a alors tenté sa chance, mais n'a pu creuser un écart décisif, laissant le peloton revenir sous l'impulsion de l'Italien Davide Rebellin, l'Espagnol Juan Antonio Flecha et l'Allemand Manfred Jaschke.
Petacchi plaide coupable
Petacchi, avec Zabel dans sa roue, lançait l'emballage en tête, mais ne pouvait éviter le retour victorieux du Norvégien: "Bravo à Hushovd !", s'est exclamé Petacchi en battant sa coulpe: "Mes coéquipiers ont fait un excellent travail, c'est moi qui ai fauté. J'ai dit trop tôt à Zabel de partir et, du coup, j'ai lancé le sprint trop loin de l'arrivée. Deux cent trente mètres de sprint avec vent contraire, c'est trop même pour moi. Mais Hushovd aussi, même s'il était dans mon sillage, a fait l'essentiel du sprint contre le vent. Il était vraiment fort".
Battu sur ses propres terres, le Spezian est pourtant loin de s'affoler à une semaine de défendre son titre sur Milan- San Remo."Ma condition est très bonne, peut-être supérieure à ce qu'elle était l'an dernier, assure avec confiance le Transalpin. J'ai commis une erreur aujourd'hui mais l'important est de se sentir bien pour la Primavera". Reste que dans huit jours, il vaudra mieux éviter de commettre ce genre de faute.
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