Tour Auvergne-Rhône-Alpes 2026 | Isaac Del Toro - Juan Ayuso : De la lumière à l'ombre de Paul Seixas

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En l'absence de Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard ou encore Remco Evenepoel, le Tour Auvergne-Rhône-Alpes qui démarre ce dimanche va se résumer à une bagarre entre jeunes loups. D'un côté il y aura Paul Seixas, aérien sur le Tour du Pays basque, de l'autre Isaac Del Toro et Juan Ayuso. Le Mexicain et l'Espagnol seront-ils plus en forme qu'en avril pour lutter face à celui qui leur fait de l'ombre ?

"Seixas est capable de faire du 'presque-Pogacar'"

Video credit: Eurosport

Pour certains le Tour Auvergne-Rhône-Alpes n'est qu'une préparation, pour d'autres il n'est plus un passage obligé, pour eux il est primordial pour la suite. Eux, ce sont Isaac Del Toro (UAE Emirates-XRG) et Juan Ayuso (Lidl-Trek). Qui aurait pu dire, il y a un an, qu'en l'absence de Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard ou Remco Evenepoel, le Mexicain et l'Espagnol ne seraient pas les deux favoris au départ ? La tornade Paul Seixas a bouleversé l'ordre établi mais la semaine à venir pourrait bien les remettre au centre du jeu.
Quelques semaines en arrière, Del Toro et Ayuso pouvaient légitimement regarder Seixas de haut. Probablement pas pour toute la vie mais à un instant T, ils pouvaient. En terminant 2e du Giro 2025, le premier avait déjà pris plusieurs longueurs d'avance sur ses contemporains, longueurs qu'il a conservées en régnant sur l'UAE Tour, faisant plaisir aux patrons, puis, plus important, sur Tirreno-Adriatico. Le second, lui, avait dû surveiller ce gamin français lors du Tour d'Algarve en février mais il l'avait tenu suffisamment en laisse pour l'emporter. 

Effacer le souvenir du Pays basque

Tout ceci était vrai avant le Tour du Pays basque. C'est probablement un peu injuste mais le souffle né de ses performances a emporté les (pourtant pas si) vieilles certitudes pour en imposer d'autres. Ont suivi La Flèche Wallonne et le duel avec Tadej Pogacar sur Liège-Bastogne-Liège pour marteler un peu plus l'idée que chez les très jeunes, il y avait désormais Seixas et les autres. Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes qui s'élance dimanche est une occasion pour Del Toro et Ayuso de nuancer leur défaite basque, voire, pourquoi pas, de reprendre le dessus sur le récit. 
Ni Del Toro, ni Ayuso n'étaient allés au bout de ce Tour du Pays basque. Déjà repoussé à 2'44'' après deux étapes, le coureur d'UAE avait jeté l'éponge au troisième jour de course sur chute à la veille de l'abandon de son homologue de chez Lidl-trek, victime lui de maux d'estomac. Imaginer qu'ils n'étaient pas à 100%, l'un après un début de saison chargé, l'autre parce qu'il revenait à la compétition après sa lourde chute sur Paris-Nice, ne relève pas nécessairement de la bêtise. Ce sont des réponses qu'ils viennent chercher, et livrer, dans les Alpes françaises. 
Dans un mois, Isaac Del Toro sera l'ultime lieutenant de luxe au service de la quête d'un 5e Tour de France de Tadej Pogacar. A l'arrêt depuis le Pays basque, on peut imaginer qu'il arrivera sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes dans une forme plus que satisfaisante. Est-il plus proche des 100% que ne le sont Paul Seixas et Juan Ayuso alors que ces deux-là auront le poids de leur équipe sur le dos en juillet ? 

Face à face pour le podium sur le Tour ?

Pour Del Toro, remporter ce mini Tour de France est peut-être au moins aussi important que briller au côté de "Pogi" dans un mois. Non que son statut soit intimement lié au sort de cette course, plutôt qu'il pourrait voir son avenir s'assombrir s'il devenait évident que Seixas lui était supérieur, les rumeurs faisant déjà état de contacts entre le Français et UAE Emirates-XRG pour 2028.
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Domination, obsession et décontraction

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Du côté d'Ayuso, c'est tout un pedigree qu'il faut rebâtir. Plus jeune coureur à monter sur le podium d'un grand tour à l'occasion de la Vuelta 2022 (il n'avait que 19 ans), l'Espagnol était "the next big thing" avant les autres. Ses déboires chez UAE ainsi qu'une grosse blessure début 2023 l'ont un peu ralenti mais le Catalan est parti chez Lidl-Trek pour grandir, s'affranchir et prendre en mains son destin. Se faire voler la vedette par un gamin qui débarque ne lui plaît probablement pas. L'un et l'autre peuvent légitimement viser la place vacante sur le podium du Tour derrière Pogacar et Vingegaard. Dans cette optique, prendre un ascendant psychologique n'est pas la pire des idées.
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