Tour Auvergne-Rhône-Alpes - Abandon de Paul Seixas : "Il a des plaies sur les mains, il fallait tenir le guidon quand même ! "

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Insuffisamment remis de sa chute survenue ce samedi sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, Paul Seixas a jeté l’éponge à 86 kilomètres et rangé au placard ses espoirs de bien figurer sur ce TARA malgré une bonne nuit et de bonnes sensations avant le départ. Ses plaies restent superficielles et son staff et ses équipiers se veulent rassurants en vue du Tour de France dans moins de trois semaines.

"Sa capacité à rebondir..." Quels enseignements pour Seixas ?

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D’ordinaire, qu’on soit cycliste amateur comme pro, la nuit d’après chute est une nuit de sueur, de douleur, où le simple fait de s’allonger dans le lit ravive de plus belle les plaies et une peau marquée, brûlée à vif, rouge sang sous les bandages. Alors, quand Paul Seixas s’est présenté à la signature ce dimanche matin, pansements entourant bras et jambes suite à sa chute sur la septième étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, les souvenirs douloureux de chaque cyclo sont remontés à la surface. 
Mais Paul Seixas est différent, et lui, lendemain de gamelle, il a réussi à passer une "excellente nuit” selon les mots de son directeur sportif Julien Jurdie. "Il est fait autrement que la plupart des mecs, a glissé son équipier Aurélien Paret-Peintre. Je me disais que ça pouvait le faire.” Et lorsque le Lyonnais, après le feu vert du staff médical a pris la décision de s'élancer de Beaufort pour cette dernière étape du TARA, bon nombre de suiveurs étaient du même avis. 
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La Decathlon CMA CGM a donc mis un plan en place. Léo Bisiaux, en grande condition, a eu un bon de sortie, tandis que les autres devaient accompagner la pépite Seixas. "On voulait vraiment rester autour de Paul, parce que si ça se passait bien, il y avait encore de très, très belles choses à faire,” a décrit Nicolas Prodhomme, en haut du Plateau de Solaison. 

Seixas ne pouvait plus piloter son vélo

Finalement le leader de la formation savoyarde a décidé de mettre pied à terre, à 86 kilomètres de l’arrivée, à l’issue de la descente du col du Pré. "Avec l’effort, des douleurs sont apparues en plusieurs endroits et les différentes plaies, aux mains et aux coudes, qui rendaient le pilotage de son vélo trop difficile, a détaillé Jacky Maillot, le directeur médical de l’équipe Decathlon CMA CGM dans un communiqué. La consigne était de ne surtout pas prendre de risques. Une chute comme celle subie samedi, autour de 70km/h, est très coûteuse en énergie et il va lui falloir quelques jours de repos.”
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Une décision sage et raisonnable. Mais n’aurait–il pas fallu la prendre plus tôt, calmer les ardeurs de Paul Seixas et ne pas prendre le départ ? "On sait que c'est un grand battant, rappelle Nicolas Prodhomme. On a bien vu même l'année dernière au Tour des Alpes : il tombe la veille de course et le lendemain il fait deuxième de l’étape. Sur la dernière journée, on partage aussi une très belle victoire." Paul Seixas lui avait laissé la gagne après s’être isolé à deux dans le final. Et même devant l’échec ce dimanche, le leader ne s’est pas défilé. 
Il nous a remerciés pour le boulot qu'on a fait toute cette semaine
Le Lyonnais est d’abord monté à l’avant de la deuxième voiture, avant d’adresser un message à ses copains toujours sur le vélo, via l'oreillette. "Il nous a remerciés pour le boulot qu'on a fait toute cette semaine, et pas qu'hier, a confié Nicolas Prodhomme. Il a déjà les réflexes d’un bon leader même s'il est très jeune. Il n'y a pas le feu au lac, l'objectif ce n'était pas cette semaine, c'est de la préparation.” 
Place désormais à la récupération en vue du Tour de France, l’objectif de sa saison, qui arrive à grand pas dans moins de vingt jours. "C'est toujours mieux que ça nous arrive ici que dans trois semaines, a admis Aurélien Paret-Peintre. Il avait des plaies sur les mains, il fallait tenir le guidon quand même ! Paul a connu l’erreur hier, mais il a aussi appris de ça. Il ne faut pas forcer.” Et désormais se reposer, avant de repartir en stage et se lancer, de nouveau, vers les sommets.

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