Au triple galop

Eurosport sur Google

Alessandro Petacchi (Fassa Bortolo) a repris sa marche en avant samedi sur le Tour d'Espagne. Intouchable, l'Italien a signé sa troisième victoire en une semaine, en dominant le sprint à l'arrivée de la 8e étape, à Lloret del Mar. Roberto Heras conserve l

Eurosport

Crédit: Eurosport

Alessandro Petacchi a pris sa revanche sur le sort. Privé du sprint final vendredi par la faute d'une crevaison, l'Italien a renoué avec la victoire samedi à Lloret del Mar, en devançant avec une aisance déconcertante le Norvégien Thor Hushovd et l'Italien Paolo Bettini, qui s'est permis le luxe de devancer son coéquipier Tom Boonen, seulement cinquième.
Petacchi confirme donc sa suprématie. Depuis le départ de Grenade, le natif de la Spezia a remporté tous les sprints qu'il a disputés. Si Hushovd et Van Heeswijk ont enlevé une étape, ce fut en l'absence de la vedette de la Fassa Bortlo. Lors du succès du Norvégien, il n'avait pu suivre le rythme dans la dernière bosse, avant d'être victime de ses boyaux à Vinaros, ouvrant la porte à une victoire de Van Heeswijk.
Classicisme
Grand vainqueur de ce premier tiers de Vuelta, Petacchi devrait désormais rentrer dans le rang. Entre le contre-la-montre dimanche puis la traversée des Pyrénées, il ne sera pas à la fête dans les prochains jours. Il a pourtant promis de poursuivre l'aventure. "Je vais disputer la deuxième de course, c'est certain. Si je me sens bien lors des prochaines étapes de montagne, je continuerai, car j'aurai une autre chance de victoire jeudi, après la journée de repos ", a-t-il confié.
Cette huitième étape restera comme un modèle de classicisme, avec son échappée et son arrivée au sprint. L'équipe Liberty avait laissé partir Angel Gomez (Saunier Duval) et Bart Dockx (Davitamon) dès le 6e km. Ils furent vite rejoints par Xavier Florencio (Relax) qui voulait marquer des points aux sprints intermédiaires. Au km 65, le trio comptait 10 mn d'avance sur le peloton.
Mais les échappés faiblissaient et ne gardaient que 21 secondes de marge sur la meute à l'entame des cinq derniers kilomètres. Ils se faisaient finalement reprendre avant l'emballage final. Alessandro Petacchi n'avait plus qu'à entrer en scène, pour réciter une tirade qu'il connait par coeur. Ses adversaires aussi, malheureusement pour eux... "J'aime gagner ici. Pour moi, pour mon équipe et pour mes fans", a conclu l'Italien.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité