Tour d'Espagne - "Je me retourne et... personne" : Florian Sénéchal décrypte une victoire inattendue

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VUELTA 2021 – Au terme d’une journée marquée par un final complètement fou, c’est Florian Sénéchal qui a remporté la 13e étape ce vendredi, sa première victoire sur un Grand Tour. Le Français de la Deceuninck-Quick Step a parfaitement géré les évènements dans le dernier kilomètre pour s’imposer sur un long sprint "comme il les aime". Même s'il a longtemps craint d'être dépassé.

Florian Sénéchal (Deceuninck-Quick Step) vainqueur de la 13e étape de la Vuelta 2021

Crédit: Getty Images

Le destin aime décidément bien les clins d’oeils. Il y a un an au Tour de Pologne, Florian Sénéchal avait probablement sauvé la vie de Fabio Jakobsen après sa terrible chute en lui prodiguant les gestes de premier secours. Ce vendredi, le Néerlandais a offert, bien malgré lui, au Français une rare opportunité de jouer sa carte personnelle sur cette Vuelta, lui qui est habituellement un poisson-pilote dévoué du maillot vert. "Je suis motivé à 100% pour travailler pour mon ami Fabio, expliquait-il après l’étape. Je ne le fais pas que par c’est mon leader mais surtout parce que c’est mon ami". Et le cadeau, même involontaire, d’un ami ne se refuse pas. Alors le Français ne s’est pas privé de la mettre au fond.
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Un duel magnifique avec Trentin et Sénéchal ouvre le compteur tricolore sur la Vuelta

Video credit: Eurosport

Pourtant, lorsque le train des Deceuninck-Quick Step s’est mis en place à l’aube des trois derniers kilomètres, tout semblait parfaitement aller pour Fabio Jakobsen, calé dans la roue de ses équipiers et très bien emmené vers ce qui semblait être une troisième victoire sur cette Vuelta. Mais tout a déraillé. Alors que des cassures se multipliaient, le Néerlandais s’est soudainement relevé sous la flamme rouge, à la surprise générale, y compris de ses équipiers. "On était plutôt bien en place pour Fabio mais on a subitement entendu à la radio qu’il avait un souci, qu’il y avait un écart avec lui", avoue Sénéchal. Ce souci, c’est tout simplement un manque de jambes.
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Florian Sénéchal

Crédit: Getty Images

"Après un virage, il y a un petit écart avec Pidcock et Bernal, raconte Jakobsen. J’ai essayé de le boucher mais j’avais tout simplement plus de jambes ! Il faisait chaud, c’était une très longue journée et je n’avais juste pas les jambes pour m’imposer". Et la Deceuninck-Quick Step a dû s’adapter. Heureusement pour elle et pour Sénéchal, elle est sans doute la meilleure équipe au monde pour cela, grâce à un train rodé à la perfection. "Fabio m’a dit ‘j’ai crevé, tentes ta chance Florian, vas-y fonce !’, explique le Français. Heureusement, j’ai une équipe fantastique, j’ai Stybar qui me dépose avec Bert (Van Lerberghe). On ne peut pas demander mieux. C’est une équipe incroyable. Je souhaite à tout cycliste ce que je vis dans cette équipe". Encore fallait-il conclure et résister à Matteo Trentin, dernier sprinteur dans la roue des Deceuninck.
"Je n’ai jamais regardé derrière moi, peut-être une fois et je ne voyais pas Fabio, raconte Sénéchal. Il disait qu’il n’était pas là… Je suis resté concentré sur le vélo, pour ne pas faire d’erreur. Je suis resté calme, on ne s’est pas affolé. On roulait super fort devant et je pense que c’est pour ça que j’ai pu faire mon sprint avec Matteo. J’ai vu qu’il me remontait et je me suis dit ‘Il ne va pas me passer’. Du coup, j’ai remis une dent et c’est passé. C’était un sprint vraiment long et dur mais ce sont les sprints comme ça que j’aime ". Un sprint qu’il aime certes mais qu’il a longtemps été persuadé qu’il n’allait pas gagner. "Je me suis dit que Démare allait me passer, que Matthews allait me passer…, avoue-t-il. Je me retourne ... et non personne. C’est fou !". Cette première victoire sur un Grand Tour, le natif de Cambrai est allé chercher après des heures et des heures d’entrainement acharné.
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Quand Jakobsen flanche, Sénéchal assure : le résumé de la 13e étape

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"J’ai tellement travaillé pendant deux mois l’endurance, je faisais des journées de six heures, racontait-il après la ligne. Le lendemain je repartais et je refaisais des journées avec six heures de vélo et je faisais des sprints en force. J’ai vraiment travaillé mon explosivité et ma puissance tout en gardant mon endurance pour les classiques. Vous savez, moi je crois au karma. Je me dis que si je donne le maximum pour les autres, un jour ça va tourner et ça va payer pour moi. C’est ce qu’il s’est passé aujourd’hui". Vainqueur d’étape sur la Vuelta, Florian Sénéchal s’offre la plus belle victoire de sa carrière avant une autre victoire, sans doute encore plus belle, dans les mois à venir. "Dans deux mois je suis papa, c’est juste fantastique, dévoile le Tricolore. Je suis l’homme le plus heureux aujourd’hui". Tu étais aussi le plus fort Florian…
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Sénéchal vainqueur contre toute attente: "Dans deux mois, je suis papa... je suis le plus heureux"

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