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Vuelta 2021 - Primoz Roglic a encore chuté sur le Tour d'Espagne : Est-il un mauvais descendeur ?
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Publié 24/08/2021 à 23:12 GMT+2
VUELTA 2021 - Mardi, sur la 10e étape du Tour d'Espagne, Primoz Roglic a ajouté un fichier de plus à son dossier de mauvais descendeur. En chutant dans la descente qui menait vers le final, ce que beaucoup avaient prédit, le Slovène a prouvé qu'il n'était plus très à l'aise dans l'exercice. Et pourtant, ça n'a pas toujours été le cas. Bien au contraire.
Primoz Roglic en descente sur le Tour d'Espagne 2021
Crédit: Getty Images
Le 15 juin dernier, Primoz Roglic s'amusait, sur Instagram, d'avoir achevé sa sortie d'entraînement dans les Alpes avec Johan Clarey, 4e de la Coupe du monde de descente en ski alpin cette saison. Le Slovène promettait même que "la prochaine fois, ils s'entraîneraient en descente et pas en montée". Une image qui fait sourire mais une question : Roglic a-t-il demandé des conseils à son partenaire d'un jour pour progresser sur ses trajectoires ? Sans doute pas et pourtant le double tenant du titre de la Vuelta est aujourd'hui considéré comme un mauvais descendeur. Est-ce vraiment le cas ?
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Le maillot rouge au sol : Roglic a joué avec le feu et il s'est brûlé... sa chute en vidéo
Video credit: Eurosport
Quand le maillot rouge a attaqué dans les plus forts pourcentages du Puerto de Almachar, la surprise de le voir bouger dans une étape attendue plus calme a immédiatement été suivie d'une peur : le voir prendre trop de risques dans la descente technique qui devait mener les coureurs vers Rincon de la Victoria. Une belle frayeur d'abord, des trajectoires douteuses ensuite et une chute inéluctable pour finir, voilà pour le scénario. Il n'y avait pas grand-monde pour être surpris de cet incident. Le Slovène, lui, s'est relevé, est reparti et a même passé la ligne en souriant. Difficile de voir là un coureur traumatisé. Et pourtant, son historique récent dans les descentes pousse bien au doute.
Paris-Nice, Dauphiné… Les chutes s'accumulent pour Roglic
On citera par exemple la deuxième de ses chutes sur l'ultime étape de Paris-Nice cette année, celle sur le Dauphiné 2020 (il avait été bien "aidé" par une route a priori en mauvais état) ou encore celle sur le Tour d'Italie 2019 quand Nibali l'avait mis en difficulté. Et plus globalement, ce sont les trajectoires du double tenant du titre en Espagne qui interrogent les observateurs et font bondir les puristes. Dans les Rois de La Pédale, notre consultant Jacky Durand a justement pointé celles-ci. Jamais, avant sa chute, Roglic n'a adopté une trajectoire "classique" et recommandée. Résultat selon lui, à force d'être en retard, Roglic a subi jusqu'à devoir forcer dans un virage et chuter.
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Durand : "Si j'étais manager de la Jumbo-Visma, j'aurais arrêté Roglic"
Video credit: Eurosport
On a assez souvent entendu cette histoire, Primoz Roglic est un ancien sauteur à skis. Argument avancé pour expliquer ses excellentes descentes au moment de son éclosion dans le cyclisme. Mais un sauteur à skis est-il le mieux armé pour apprécier les trajectoires ? L'exemple du leader de Jumbo-Visma permet aujourd'hui d'en douter. Mais hier ? Souvenez-vous de Roglic avant Roglic. Du Slovène avant qu'il ne devienne un glouton des classements généraux.
Roglic a été considéré comme excellent dans le domaine
Le Tour de France 2017 par exemple, 17e étape. Parti seul sur les pentes du Galibier après avoir lâché Alberto Contador dans l'échappée, Roglic passe au sommet avec 1'35'' d'avance sur les favoris. A l'arrivée, il en conserve 1'13''. Pas mal pour un mauvais descendeur, non ? Meilleur exemple encore l'année suivante, sur la 19e étape. Alors que les favoris sont groupés dans la descente de l'Aubisque, le dernier col de la journée, le Slovène part seul et l'emporte.
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Lourde chute en saut à skis, bons souvenirs (aussi) : Roglic et les descentes, une drôle d'histoire
Video credit: Eurosport
A ce moment-là, le coureur de Jumbo-Visma apparaît même dans certains classements des "meilleurs descendeurs du peloton", derrière Vincenzo Nibali bien sûr mais aux côtés d'autres as du domaine. Dans une interview accordée au Parisien lors du Tour 2020, Laurent Jalabert, lui-même à l'aise dans l'exercice pendant sa carrière, juge que le Slovène pourrait profiter des nombreuses arrivées en descente : "Il n'est pas mauvais dans le domaine".
La question que l'on peut donc se poser est la suivante : pourquoi Roglic ne semble plus être capable de ce genre d'exploits ? A quelle chute peut-on situer le mauvais déclic ? Difficile de juger et lui seul sans doute a la réponse, mais force est de constater que l'accumulation des gadins, si elle ne pèse pas sur son envie d'essayer, joue en tout cas sur sa manière d'être en descente. Moins précis sur ses trajectoires, Roglic ouvre la porte aux problèmes. Si ses adversaires veulent le tester, c'est peut-être là qu'il faut aller mais comme tout champion, Roglic est énigmatique. Ses qualités de descendeur l'ont peut-être quitté mais elles peuvent bien revenir quand on ne s'y attend pas, ou plus.
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Roglic à terre, Eiking en rouge, Storer dans la lumière : le résumé d'une 10e étape folle
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