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La Vuelta - Remco Evenepoel ou la sérénité incarnée
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Publié 09/09/2022 à 00:21 GMT+2
VUELTA 2022 - Rien ne peut l'atteindre. Ou en tout cas, il ne laisse rien paraître. Remco Evenepoel est désormais à trois jours de remporter son premier grand tour, de remplir son troisième grand objectif de la saison après Liège-Bastogne-Liège et la Clasica San Sebastian. Même attaqué, même dans des situations de course inhabituelle, le gamin ne tremble pas.
Evenepoel en mode "cannibale", encore raté pour Pinot : le résumé de la 18e étape
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Remco Evenepoel a levé les bras pour la première fois sur la Vuelta 2022 jeudi à l'occasion de l'arrivée à l'Alto de Piornal. Celui-ci restera pour toujours un lieu particulier pour lui, celui de sa première victoire en ligne sur un grand tour après son succès en forme de démonstration sur le chrono d'Alicante. Ce jour-là, il comptait 2'41'' d'avance sur un dauphin qui n'était autre que le triple tenant du titre, Primoz Roglic. A trois jours de Madrid, son avance n'est plus que de 2'07'' sur un Enric Mas qui lui a promis l'enfer jusqu'au bout. Et pourtant, il garde son calme.
Voilà désormais deux semaines que Remco Evenepoel porte fièrement le maillot rouge. Sur la 6e étape, il détruisait une concurrence groggy, à l'exception d'Enric Mas, pour s'emparer de la tête du classement général. Mais le Pico Jano lui correspondait à la perfection, entendait-on. Il aurait plus de mal plus tard, pourquoi pas à Les Praeres et plus sûrement sur les deux étapes en Sierra Nevada.
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Evenepoel sans pitié pour Gesink, Mas impuissant : revivez l'arrivée de la 18e étape
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Evenepoel ne se met jamais dans le rouge
Ce fut le cas et en deux jours, Roglic, Mas mais aussi Lopez, Almeida, Rodriguez, Ayuso, Hindley et même Arensman lui ont repris du temps. A-t-il pour autant céder à la panique ? Non. Quand les autres l'attaquent, Evenepoel cherche à répondre s'il le peut. Conscient de ses forces, il ne s'est encore jamais mis dans le rouge, avançant à son train, ce qui lui a permis de ne pas sombrer et d'être, plus que jamais, à trois jours de l'arrivée à Madrid, le patron du Tour d'Espagne.
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Suspense relancé : une attaque de Roglic et Evenepoel craque
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"Quand Almeida a attaqué, c'était parfait pour moi, Lopez a commencé à rouler parce qu'il ne voulait pas qu'Almeida prenne du temps. C'est un jeu que je dois jouer dans les prochains jours, à commencer par demain", avait quasiment prophétisé Remco Evenepoel… mercredi. C'est exactement ce qu'il s'est passé à nouveau sur la 18e étape par-delà l'Alto de Piornel. Le Portugais a attaqué de très loin (80 kilomètres de l'arrivée) mais Evenepoel ne s'en est pas préoccupé. On ne roule pas sur un coureur qui vous suit à près de sept minutes.
Sans Ilan Van Wilder, pour une fois absent à ses côtés, Evenepoel a trouvé des alliés de circonstances avec les Astana de Miguel Angel Lopez. Lui est resté bien au chaud et il n'a pas demandé à ses hommes de travailler. Ils n'avaient aucune raison de le faire. "On est resté calmes. C'est ce que j'ai appris le plus aujourd'hui : rester calme", a souri Evenepoel à l'arrivée.
La Quick-Step surprend-elle ?
De ce côté-là, la Quick-Step Alpha Vinyl surprend-elle ? On a assez dit, assez écrit, qu'elle n'avait pour ainsi dire qu'une expérience très limitée dans le domaine du classement général des grands tours pour ne pas noter à la fois sa solidité et sa sérénité dans toutes sortes de situations différentes.
Cela dit, la structure n'est pas née de la dernière pluie. Patrick Lefevere et ses hommes arpentent les grands tours depuis de nombreuses années et si courir une classique est évidemment différent, sur le Tour des Flandres ou autre Liège-Bastogne-Liège, vous apprenez très bien à prendre les bonnes décisions au bon moment. Si l'actuelle domination d'Evenepoel doit évidemment beaucoup à sa tête et ses jambes, oublier le rôle de l'oreillette dans son possible succès serait une grave erreur.
Pas la même erreur que Pogacar
A l'inverse d'un Tadej Pogacar, peut-être battu sur le Tour sur sa seule erreur tactique du Télégraphe quand il avait aussi voulu suivre Roglic au lieu de se concentrer sur Vingegaard, Evenepoel pourrait bien encore perdre cette Vuelta mais ce serait, selon toute vraisemblance, pour des considérations physiques, pas tactiques. En enfonçant ses adversaires dès qu'il le pouvait, le Belge a fait de Mas son probable seul rival pour la victoire finale.
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L'incroyable passe d'armes : Vingegaard, Roglic et Pogacar s'attaquent dans le Galibier
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On pourra toujours se demander ce qu'aurait fait Remco Evenepoel contre un Primoz Roglic à 100% et toujours présent. C'est vrai que le Slovène semblait avoir ce qu'il fallait pour le désarçonner. Mais les absents ont toujours tort et jusqu'ici Evenepoel a raison sur toute la ligne. Il lui reste trois jours durant lesquels il devra garder la tête froide. C'est peu mais évidemment beaucoup pour un gamin de 22 ans qui n'a jamais été de près ou de loin dans une telle situation.
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